L’honorable Danièle Henkel : Sénateur Moreau, nous soulignons la Semaine de la santé mentale. Or, selon un rapport récent de l’autre endroit, un vétéran s’enlève la vie tous les neuf jours au Canada, avec des taux de suicide jusqu’à 157 % plus élevés chez certaines cohortes que dans la population générale.
Un comité parlementaire dénonce la stratégie actuelle qualifiée de liste de cases à cocher, sans objectifs mesurables ni suivi rigoureux des résultats.
Comment le gouvernement évalue-t-il l’efficacité de l’approche actuelle à la lumière des préoccupations exprimées par les experts? Envisage-t-il d’évoluer vers une stratégie appuyée sur des indicateurs clairs, publics et mesurables?
L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat) : Merci de la question, sénatrice Henkel.
Le gouvernement a lancé une conversation nationale sur la santé mentale des hommes et des garçons en général, et non pas strictement sur les militaires ou les gens des services militaires. Elle est ouverte jusqu’au 1er juin et elle a pour but d’établir une stratégie nationale sur la question.
Je profiterai de votre question pour veiller à ce que l’on puisse prendre en compte la situation particulière des gens qui sont ou ont été dans les forces armées dans cette stratégie nationale.
La sénatrice Henkel : C’est important, parce qu’il s’agit du décès d’un vétéran tous les neuf jours.
Comme lieutenante-colonelle (honoraire) du Régiment de Maisonneuve, je souligne que les données ne répertorient pas les suicides chez les réservistes, pourtant essentiels aux Forces armées canadiennes.
Le gouvernement entend-il corriger cette lacune afin d’obtenir un portrait fidèle et d’adapter ses politiques de prévention et de soutien à l’ensemble de nos soldates et soldats?
Merci.
Le sénateur Moreau : La consultation nationale à laquelle je faisais référence plus tôt s’est amorcée à la suite d’études publiées depuis 2012 et qui ont démontré une prévalence importante de problèmes liés à la santé mentale chez les hommes et les garçons. À l’heure actuelle, le gouvernement et la ministre de la Santé participent aux discussions et recueillent des données fiables afin de lancer une stratégie nationale qui répondrait à ces questions.
Comme je le mentionnais précédemment, je soulignerai l’importance d’inclure les militaires dans la stratégie.

