L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées
Denise Pictou-Maloney

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L’honorable Michèle Audette : Bonjour, honorables sénateurs.

[Note de la rédaction : La sénatrice Audette s’exprime en innu.]

Je vous salue.

Chers collègues, je prends la parole devant vous aujourd’hui avec beaucoup d’amour et d’émotions, ainsi qu’avec beaucoup de fierté. Comme vous le voyez, on vous présente des femmes fortes, de douces guerrières.

Ce sont des femmes qui ont parcouru des milliers et des milliers de kilomètres pour défendre leur cause, qui se sont dressées contre vents et marées et qui n’ont jamais abandonné — jamais. Ce sont des femmes qui n’ont jamais renoncé à sensibiliser les gens et à faire en sorte qu’une enquête sur les femmes et les filles autochtones portées disparues ou assassinées ait lieu et que justice soit rendue. En outre, j’ai eu le grand privilège de recevoir leurs conseils pendant l’enquête nationale. Je tiens à toutes les remercier, du fond du cœur. Vous êtes géniales, vous êtes incroyables.

Parmi ces femmes merveilleuses, il y a bien sûr une amie spéciale, Denise Pictou-Maloney, la fille d’Anna Mae Pictou-Aquash, une éminente militante du mouvement indien américain qui a été brutalement tuée en 1976. Denise et sa famille se sont battues avec acharnement afin d’obtenir justice pour sa mère. Aujourd’hui, une équipe de tournage suit Denise dans son périple. L’histoire de sa mère sera immortalisée et diffusée, ce qui signifie aussi que son héritage vivra et que la vérité gagnera.

Chers collègues, ces femmes sont parmi les maîtres d’œuvre de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. C’est l’histoire de toutes ces femmes, l’histoire de trop de femmes auxquelles un être cher a été arraché.

Je tiens à remercier le Cercle national des familles et des survivants de son militantisme, au nom de ma fille et de toutes les jeunes filles au pays.

Lorsque je questionne le gouvernement au sujet de la mise en œuvre des appels à la justice, de l’importance de se doter d’un ombudsman, d’un mécanisme de suivi et de reddition de comptes, d’un tribunal, c’est ma voix qui porte celle de milliers de femmes qui méritent que leur sécurité demeure une priorité.

Il y a un an jour pour jour, j’ai été assermentée comme sénatrice, et vous êtes mon cadeau aujourd’hui. Merci beaucoup.

Des voix : Bravo!

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