Période des questions : La réglementation de l’intelligence artificielle

Par: L'hon. Katherine Hay

Partager cette publication:

Maman statue, Ottawa

L’honorable Katherine Hay : Ma question s’adresse au représentant du gouvernement.

Sénateur Moreau, il y a un mois hier, les Canadiens ont été bouleversés par l’horrible tragédie qui s’est produite à Tumbler Ridge. Il ne fait aucun doute que nos pensées continuent d’accompagner les familles et la communauté, qui portent le poids de ce chagrin, jour après jour.

Dans la foulée de cette tragédie, et après qu’on ait appris que les activités de l’auteur du crime sur ChatGPT en 2025 avaient été signalées par ce système, mais n’avaient jamais été transmises à la police, le ministre Solomon a convoqué Sam Altman, le PDG d’OpenAI, à une réunion afin qu’il s’explique. Cette réunion a révélé une tendance inquiétante qui ne surprendra probablement personne. De puissantes entreprises technologiques, dont beaucoup ont une capitalisation boursière de plusieurs billions de dollars, mettent au point des algorithmes et des plateformes capables d’influencer les opinions et les comportements, en particulier ceux des jeunes, mais pas exclusivement. Ce n’est qu’après des pressions soutenues que l’entreprise a accepté de relever les seuils de signalement…

Son Honneur le Président intérimaire : Sénatrice Hay, merci.

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat) : Je présume que la question qui allait être posée est : « Que fera le gouvernement pour s’assurer que ces éléments soient pris en considération? »

Les ministres de la Sécurité publique, de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, de la Justice, ainsi que de l’Identité et de la Culture canadiennes ont tous rencontré les représentants d’OpenAI afin de discuter des protocoles de sécurité, de la procédure de signalement et du fonctionnement de l’entreprise au Canada. Le gouvernement a exigé la prise d’un certain nombre de mesures, notamment la mise en place d’une liaison directe entre OpenAI et la GRC, ainsi que de nouveaux protocoles de sécurité qui orienteraient les personnes en détresse vers les services d’aide locaux.

Les Canadiens, tout comme le gouvernement, s’attendent à ce que les plateformes en ligne disposent de protocoles rigoureux en matière de sécurité et de signalement.

La sénatrice Hay : Merci. Je dirais que les entreprises de médias sociaux, qui ont les moyens de créer les bons algorithmes, doivent également assumer leurs responsabilités.

Les Canadiens recherchent une approche nationale qui contribue à instaurer la confiance dont parle le ministre Solomon quand il affirme que « la technologie évolue à la vitesse de l’innovation, mais l’adoption évolue à la vitesse de la confiance ». Pouvez-vous nous donner des informations à jour sur le calendrier prévu?

Le sénateur Moreau : Merci.

Je ne peux pas spéculer sur un calendrier précis, mais le ministre Solomon sera ici à la mi-avril pour participer à une réunion en comité plénier. Ce sera le moment idéal pour lui poser directement la question. Je sais que le ministre examine toutes les solutions, y compris la présentation d’une mesure législative, afin d’assurer la sécurité des Canadiens en matière d’intelligence artificielle.

Partager cette publication: