Projet de loi C-5—Étude de la teneur du projet de loi en comité plénier—La sénatrice Bovey

Par: L'hon. Patricia Bovey

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La sénatrice Bovey : Merci, monsieur Guilbeault, d’être avec nous aujourd’hui pour discuter de cet important projet de loi que j’appuie sans réserve.

« Il ne peut y avoir de réconciliation sans vérité. » Ce sont les paroles de l’ancien sénateur et président de la Commission de vérité et réconciliation, l’honorable Murray Sinclair. On a aussi souvent rapporté qu’il avait dit : « C’est l’éducation qui nous a mis dans ce pétrin, et c’est l’éducation qui nous en sortira. »

À mon avis, les galeries d’art et les musées du Canada sont capables de jouer un rôle prépondérant pour faire connaître la vérité à propos des pensionnats autochtones, et ils devraient le faire. Le 30 septembre pourrait être un jour spécial d’activités de commémoration.

Pensez-vous que le projet de loi C-5 permettra à tous les Canadiens de comprendre les horreurs des pensionnats et les profondes douleurs que vivent toujours les survivants et tous les Autochtones du Canada, en plus de contribuer au cheminement vers une réconciliation véritable?

M. Guilbeault : Merci beaucoup pour la question, sénatrice Bovey. Il est évident que le projet de loi C-5 ne suffira pas pour concrétiser la réconciliation, c’est le moins qu’on puisse dire, mais il constitue un pas important dans la bonne direction.

La Journée du chandail orange est célébrée depuis de nombreuses années maintenant, le 30 septembre. Il s’agit d’un exemple remarquable de journée commémorative non officielle. Ce jour-là, les Canadiens sont encouragés à porter un chandail orange pour rendre hommage aux enfants qui ont survécu aux pensionnats et pour se souvenir de ceux qui n’ont pas survécu.

Comme je l’ai dit plus tôt, cette journée est inspirée du vécu de Phyllis Webstad, mais elle est devenue un symbole de l’acculturation, de l’asservissement et de la perte d’estime de soi que subissent les enfants autochtones depuis des générations. Comme je l’ai dit, le budget de 2021 prévoit 7 millions de dollars sur deux ans, mais il prévoit également 13,4 millions de dollars sur cinq ans pour des activités visant à rappeler l’histoire et les séquelles des pensionnats et à honorer les survivants, leur famille et leur communauté.

À titre de ministre du Patrimoine, il va sans dire que je compte sur la participation de tous les éléments du secteur des arts et de la culture au Canada. Vous savez certainement mieux que la plupart d’entre nous dans cette enceinte que l’art peut être un puissant outil de communication, de changement et de participation. En fait, de nombreux artistes et musées se sont déjà mis à l’œuvre. Je songe notamment à une récente exposition au Musée des beaux-arts de Winnipeg. De nombreux représentants du milieu des arts et de la culture témoignent déjà de ce chapitre de notre histoire. Si le gouvernement fédéral prête main-forte et soutient davantage de ces initiatives à l’échelle du Canada, nous parviendrons certainement à la réconciliation.

La sénatrice Bovey : J’imagine que le fait d’aider les conservateurs autochtones à exposer leurs œuvres contribuerait à faire de ces histoires une réalité.

M. Guilbeault : Je suis tout à fait d’accord avec vous.

La sénatrice Bovey : Je vous remercie, monsieur le ministre.

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