Période des questions : La pandémie de COVID-19—Les aéroports régionaux

Par: L'hon. Jane Cordy

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L’honorable Jane Cordy : Tout d’abord, sénateur Gold, je félicite le gouvernement d’avoir fait parvenir le vaccin contre la COVID-19 aux Canadiens avant la date prévue. Le gouvernement n’est pas toujours en avance, et je me réjouis qu’aujourd’hui, la Nouvelle-Écosse ait reçu sa première livraison de vaccins. Ma question rejoint celle de la sénatrice Duncan et concerne l’industrie aérienne.

Alors que la pandémie de COVID-19 se poursuit, nous constatons les conséquences désastreuses qu’elle a sur l’industrie du transport aérien du Canada. Entre avril et août, les aéroports du Canada atlantique ont signalé une diminution du nombre de passagers de 92 % par rapport à l’année dernière et ils s’attendent à des pertes d’environ 140 millions de dollars cette année. De plus, des experts de l’industrie ne s’attendent pas à ce que le nombre de passagers revienne à la normale avant 2024, ce qui est très loin.

Des compagnies aériennes coupent ou interrompent totalement les services offerts dans de petits aéroports régionaux. Mardi dernier, Air Canada a annoncé qu’elle interrompait les derniers vols qui desservaient Sydney, au Cap-Breton, le 11 janvier 2021. Le 2 novembre dernier, WestJet a cessé de desservir le Cap-Breton. L’aéroport de Sydney n’offre désormais plus de services aériens commerciaux, qui sont pourtant essentiels pour les petites régions comme le Cap-Breton. L’an prochain, le Cap-Breton perdra un service essentiel pour les entreprises, ceux qui font la navette à travers le pays pour travailler, l’Université du Cap-Breton et l’industrie touristique.

Sénateur Gold, dans le discours du Trône et l’énoncé économique, le gouvernement a promis d’appuyer les liaisons aériennes régionales. Le gouvernement a-t-il un plan pour appuyer les liaisons aériennes régionales, comme celles du Cap-Breton, afin que certaines des petites régions ne soient pas isolées économiquement du reste du Canada parce qu’elles n’ont plus de services aériens commerciaux?

L’honorable Marc Gold (représentant du gouvernement au Sénat) : Sénatrice, je vous remercie de votre question et, encore une fois, de soulever un élément important.

Le gouvernement est déçu qu’Air Canada ait décidé d’annuler d’autres liaisons régionales et reconnaît que le secteur du transport aérien a été durement frappé par la pandémie, comme vous et d’autres intervenants avant vous l’ont souligné. Le gouvernement s’engage à investir plus de 1,1 milliard de dollars au cours des prochaines années pour appuyer les principaux acteurs du secteur, comme les autorités portuaires et les compagnies aériennes régionales. Le gouvernement reconnaît que les transporteurs majeurs ont aussi besoin d’une aide spécifique et c’est pourquoi il s’engage à élaborer un programme d’aide pour l’industrie aérienne canadienne. Toutefois, il est important de comprendre qu’avant de verser de l’argent des contribuables aux transporteurs aériens, le gouvernement veillera à ce que les régions conservent leurs liaisons aériennes au reste du pays et que les Canadiens reçoivent les remboursements qui leur reviennent.

La sénatrice Cordy : Merci de votre réponse, sénateur Gold.

Comme vous le savez, le temps presse pour les habitants des petites régions du Canada atlantique et, en fait, de tout le Canada — les petites régions en particulier. L’insuffisance des services aériens commerciaux nuira à toutes les collectivités, surtout aux plus petites, comme je l’ai déjà dit. C’est essentiel à leur santé économique et, assurément, à leur relance économique.

Je me demande si le gouvernement collabore avec les transporteurs aériens et les aéroports afin de trouver des solutions, car la situation est désormais désastreuse dans bien des régions, surtout les plus petites, qui dépendent beaucoup des services de transport aérien.

Le sénateur Gold : Merci sénatrice. Je ne connais pas les détails des discussions en cours entre le gouvernement et les intervenants. Je ne vais donc pas m’aventurer à répondre à votre question, si ce n’est pour dire que toute solution à un problème touchant autant d’acteurs et autant de régions nécessite un dialogue avec les principales parties prenantes et un engagement de la part de celles-ci. Je présume sans craindre de me tromper que c’est le cas.

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