Le rapatriement d’artéfacts autochtones

Par: L'hon. Patricia Bovey

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L’honorable Patricia Bovey : Honorables sénateurs, ma question s’adresse au représentant du gouvernement au Sénat.

Sénateur Gold, à l’approche de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, le 30 septembre, les Canadiens sont de plus en plus conscients des nombreuses actions nécessaires pour arriver à la réconciliation. Aujourd’hui, je veux parler du financement et des politiques concernant le rapatriement des artéfacts autochtones et des œuvres d’art liées à la spiritualité détenus par le Canada et par d’autres pays aux communautés autochtones d’origine.

Certains musées le font depuis plusieurs années. Certains font connaître leurs politiques et d’autres ont retiré ces politiques de leur site Web. Il y a de nombreuses années, le gouvernement fédéral a accordé un financement au centre culturel U’mista, à Alert Bay, et procédé au rapatriement de grands cuivres magnifiques que le gouvernement fédéral avait emportés dans le cadre de potlatchs. Le centre a ouvert ses portes en 1980 et il est magnifique.

Quels programmes le ministère du Patrimoine canadien ou les différents portefeuilles autochtones ont-ils créés pour la mise en place de politiques et d’un financement pour les installations sécurisées à température contrôlée nécessaires au rapatriement des trésors culturels autochtones?

L’honorable Marc Gold (représentant du gouvernement au Sénat) : Merci, sénatrice, de votre question et de vos efforts inlassables pour défendre cet important enjeu. On m’a informé que les programmes du ministère susceptibles d’appuyer financièrement le rapatriement de biens culturels autochtones comprennent le Programme de subventions de biens culturels mobiliers et le Programme d’aide aux musées.

Par exemple, en 2019, une subvention de biens culturels mobiliers a été accordée au Musée royal de l’Ontario pour l’achat du calumet Bond Head, datant d’environ 1836, ainsi que d’objets et de documents apparentés, pour le compte des Autochtones du territoire non cédé de Wiikwemkoong.

Je crois également comprendre que le Programme d’aide aux musées a octroyé des fonds pour entreprendre l’examen national recommandé des politiques et des pratiques relatives aux musées, comme le demandait l’un des appels à l’action formulés par la Commission de vérité et réconciliation.

Un cadre national de rapatriement des biens culturels et des restes ancestraux autochtones pourrait, selon le gouvernement, faire progresser la réconciliation et le développement d’une nouvelle relation avec les peuples autochtones tout en contribuant à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

La sénatrice Bovey : Merci, sénateur Gold. J’apprécie sincèrement votre réponse. Nous savons tous que le sénateur Sinclair a souvent dit, en des termes que j’ai cités à maintes reprises, que l’art valide la culture.

Le gouvernement est-il de cet avis, et les mesures prises jusqu’à présent seront-elles renforcées afin d’intégrer la culture à cet aspect essentiel de la réconciliation?

Le sénateur Gold : Je vous remercie de nouveau de votre question. Le gouvernement comprend que le parcours vers la réconciliation comporte une part de responsabilité pour chacun d’entre nous, et cela comprend le rapatriement, par les peuples autochtones, de leur culture, de leur histoire, de leurs langues et de leurs objets. Ces objets appartiennent aux communautés autochtones. Le gouvernement appuie pleinement ses partenaires autochtones dans cette démarche. Par exemple, il me semble que les restes des Béothuks ont été rapatriés avec succès à Terre-Neuve après avoir passé 191 ans en Écosse.

Il y a encore du chemin à parcourir et des progrès à faire. Le gouvernement est déterminé à poursuivre sur cette voie avec les citoyens autochtones.

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