La Journée nationale des peuples autochtones

Par: L'hon. Marty Klyne

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L’honorable Marty Klyne : Honorables sénateurs, en l’honneur de la Journée nationale des peuples autochtones, je prends la parole pour raconter deux histoires.

Tout d’abord, je tiens à rendre hommage au regretté Harry Daniels, un fier Métis. Postes Canada a créé dernièrement un timbre commémoratif qui lui rend hommage et qui met en lumière sa contribution à l’histoire des Autochtones.

Harry Daniels est surtout connu, peut-être, pour le rôle qu’il a joué pendant les négociations constitutionnelles qui ont défini la politique canadienne dans les années 1980. Daniels était un ardent défenseur des droits des Métis; il s’est battu pour que les Métis soient inclus dans la définition du terme « peuples autochtones » incluse dans la Constitution.

Cela n’a pas été tâche facile. Il s’est buté à Jean Chrétien, alors ministre de la Justice, qui a d’abord refusé ses demandes. Le militantisme résolu de Harry et sa persévérance ont toutefois fini par convaincre M. Chrétien et le premier ministre Trudeau d’inclure les Métis. Cette décision a transformé la relation qui existait entre les Métis et le gouvernement fédéral.

Je remercie la Société canadienne des postes d’avoir rendu hommage à Harry et de m’avoir demandé de prendre la parole pendant la cérémonie qui s’est déroulée la semaine dernière à Regina. C’était un événement important pour Regina Beach et pour notre famille élargie. Harry était le cousin de ma mère et, comme il avait 17 ans de plus que moi, il a toujours été pour moi « oncle Harry ».

Les timbres commémoratifs racontent des histoires. C’est un point que Postes Canada a en commun avec les peuples autochtones, puisque nous avons pour tradition de tisser des liens entre les générations et de transmettre nos connaissances en racontant des histoires.

J’aimerais parler d’une autre histoire, qui souligne un autre combat pour la justice. J’ai récemment visionné un film intitulé I’m Not An Indian, réalisé par R.J. Maloney en partenariat avec Jake Dockstator, un des créateurs du film.

Le documentaire raconte l’histoire d’Orville Smoke, regretté chef de la Première Nation de Dakota Plains. On y fait le récit percutant de vérités désagréables et de conséquences tragiques et horribles, tout en donnant une lueur d’espoir.

On trouve le documentaire sur la chaîne Crave. Même si le film traite d’événements douloureux et tragiques, j’exhorte mes collègues de la Chambre à le regarder cet été, avant le 30 septembre 2022, jour où le Canada soulignera la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Le chef Smoke et Harry Daniels ont lutté avec acharnement pour améliorer le sort des peuples autochtones. Leur héritage ne se résume pas à leurs réalisations, car celles-ci tracent aussi la voie pour les générations futures. Il faut se souvenir de leurs histoires. Nous devons les raconter pour qu’on ne les oublie pas.

Merci. Hiy kitatamîhin.

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