Le rôle essentiel de l’activité physique et du sport—Interpellation

Par: L'hon. Katherine Hay

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L’honorable Katherine Hay : Honorables sénateurs, je dois souligner, au risque de gâcher un peu la fête, que c’est mon deuxième discours cette semaine. Je vous laisse le soin de décider si c’est une bonne ou une mauvaise chose.

Je suis heureuse de prendre part aujourd’hui à une interpellation qui trouve écho en chacun de nous d’une façon ou d’une autre. Je remercie profondément les sénatrices Marty Deacon, Marnie McBean et Chantal Petitclerc pour leur interpellation sur le rôle essentiel de l’activité physique et du sport. Je suis honorée de raconter mon expérience d’athlète dans le cadre d’une interpellation en compagnie de ces sénatrices de niveau olympique. Je les remercie de leur leadership ici au Sénat et des efforts herculéens qu’elles ont déployés dans le monde du sport, autant aux Olympiques qu’aux quatre coins du Canada. Vous avez inspiré notre nation à maintes reprises. Merci à vous toutes.

Par où commencer? Ce n’est pas facile pour moi aujourd’hui. C’est un sujet personnel, et je ne suis pas vraiment à l’aise. Le sport a fait partie de ma vie — familiale, communautaire et professionnelle — à travers les moments les plus sombres jusqu’aux sommets les plus exaltants.

Je vais vous donner une idée des aspects dont je vais parler pour que vous sachiez à quoi vous attendre. Vous pouvez vous forger une opinion dès maintenant. Je promets de ne pas parler trop longtemps, mais le moulin à paroles en moi va probablement prendre le dessus.

Aujourd’hui, je veux d’abord me lancer sur le leadership. Ensuite, j’aimerais parler du sport et de l’esprit de communauté, puis raconter l’histoire d’une communauté que je n’oublierai jamais. J’aimerais enfin y aller sans ambages avec la prise en main par le sport et ma propre histoire, puisque je suis, à mon humble façon, une athlète. Enfin, j’aimerais passer en revue l’impact du sport sur la santé et le mieux-être. Je ne compte pas vous divertir davantage, puisque l’autre sénateur s’en est déjà chargé.

Pour ce qui est du leadership, je vais simplement utiliser des citations. Et si je vous disais : « C’est un sport d’équipe »? J’utilise cette affirmation partout, tout le temps. Le Sénat est un sport d’équipe. La famille est un sport d’équipe. Le marathon est un sport d’équipe. La vie est un sport d’équipe, qu’on le sache ou non. Je pense que c’est quand elle ne l’est pas qu’elle peut être difficile.

J’en ai une autre : « Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin. » Ce proverbe africain fort à-propos décrit la quintessence même du sport d’équipe. J’ai ce bracelet dont je ne me sépare jamais — ce n’est pas un accessoire, c’est juste un bracelet. C’est un cadeau d’une équipe extraordinaire avec qui j’ai travaillé il y a de nombreuses années, et nous scandions ce proverbe. À l’intérieur, on peut lire, et je cite : « PLUS LOIN ENSEMBLE ».

« Le plus difficile, c’est d’arriver à la ligne de départ. Ensuite, on fait confiance à son entraînement pour se rendre à la ligne d’arrivée. » En tant qu’ancienne marathonienne, c’était mon mantra, autant pour la course que pour tout ce que j’ai eu le privilège d’accomplir au cours de ma vie. Faire confiance à son entraînement. Faire ce qu’il faut pour arriver à la ligne de départ. Faire tout ce qui doit être fait pour arriver à la ligne de départ. La fin de la course, c’est la ligne de départ. Le reste, c’est juste de la stratégie, avec un peu de ravitaillement et d’ajustements en cours de route.

Allons-y avec quelques citations du monde du sport, pourquoi pas. Pat Burns a dit : « Il ne faut pas pleurer parce que c’est fini; il faut être heureux que ce soit arrivé » — sauf si on est un partisan des Maple Leafs; dans ce cas, on se contente de pleurer. Je sais. « Le hockey est une métaphore de la vie. Il faut être prêt à se faire jeter par terre et à se relever. » Selon moi, c’est là le sens de la bravoure : se relever.

Et que dire de cette citation de cette grande paralympienne qu’est la sénatrice Petitclerc :

Pour moi, c’est la preuve ultime que tout est possible quand on est déterminé à atteindre ses buts et réaliser ses rêves et qu’on se lève chaque matin avec une passion pour son travail ou son sport.

C’est l’intensité et la détermination qui sont entre nos mains.

Voyons ce qu’en pense une autre olympienne, la sénatrice McBean. J’adore cette citation sur le fait que l’espoir est une question d’attitude; elle est brève et va droit au but. Voici la citation : « C’est une bonne journée pour avoir une bonne journée. »

Et puis, il y a la cheffe de mission pour les Olympiques, la sénatrice Deacon, qui a dit :

L’échec n’est pas une faiblesse, mais un processus. Un échec, c’est une rétroaction. L’objectif est d’échouer durant les pratiques, de tirer des leçons de ce qui s’est passé, de corriger le tir et d’être en meilleure posture le lendemain.

Mon père disait tout le temps : « Il y a beaucoup d’extraordinaire dans l’ordinaire. » Puis il ajoutait : « Il suffit de bien regarder. » Dommage qu’il n’ait pas dit : « Just do it. » Il aurait pu inventer le fameux slogan.

Toutes les citations liées au sport portent là-dessus : le courage, la détermination, l’esprit d’équipe, l’humilité et le dépassement de soi.

Bon, maintenant que je me suis gonflée à bloc avec des citations encourageantes et que je me suis donné de la confiance, je vais passer au côté plus personnel du sport. J’ai dû dire 14 fois que j’étais mal à l’aise. Mais, comme c’est une bonne journée pour avoir une bonne journée, je vais passer à l’aspect communautaire du sport.

Mon père s’est fait transférer de Winnipeg — Blue Bombers à 100 % — à une petite ville. Mes excuses aux gens de la Saskatchewan et d’Hamilton, mais nous avons déménagé dans une petite ville non loin d’Hamilton appelée Dunnville. J’ai toujours détesté le nom de cette ville, mais c’est là où nous sommes déménagés. Nous y avons vécu pendant plusieurs années.

Petite parenthèse sur la politique et les sports d’équipe : mon père a été candidat pour le Parti conservateur dans la circonscription d’Haldimand—Norfolk, et j’ai été moi-même nommée directrice du marketing. J’avais 10 ans. Ma stratégie de marketing comprenait un excellent chant de ralliement — remarquable, vraiment — grâce à Aerosmith. Vous connaissez la chanson. J’ai juste changé un peu les mots. C’était : « Walk this way, vote Jack Hay. » Il a perdu.

Je veux maintenant vous parler de mon frère aîné, John Douglas Hay : un homme généreux et timide qui n’était pas très bon à l’école. Autant je pouvais être autoritaire, il était patient. Nous étions tout le temps ensemble. Comme nous habitions à la campagne, nous étions toujours sur nos vélos. Le champ de maïs était un endroit formidable où jouer à cache-cache.

Quand John est arrivé à l’école secondaire, il n’était pas très costaud, pas très grand et pas très confiant. Il était un garçon plutôt équilibré qui faisait sa petite affaire, mais il était rapide. J’étais plus rapide que lui, mais il était quand même plutôt rapide. Comme il était humble de nature, il n’aurait pas tellement aimé que je parle de lui ici.

En neuvième année, il est allé au camp d’essai de l’équipe de football de l’école, les Panthers de Dunnville. Les Panthers, à Dunnville, c’est gros — pas exactement Les lumières du vendredi soir, mais pas mal gros. Il a presque été sélectionné.

Puis, quelque chose s’est produit entre la neuvième et la dixième année. John a eu une poussée de croissance. Ceux d’entre vous qui ont rencontré mon fils lors de mon assermentation pourront le visualiser : John est devenu aussi grand et costaud que lui en un an, et il n’avait rien perdu de sa vitesse.

Ce n’était pas facile pour John à l’école, mais il a persévéré. Il avait une excellente éthique de travail et il est passé à travers.

Il a essayé de nouveau de faire partie de l’équipe, et, cette fois, il a été retenu. Il portait le numéro 11 et était demi-offensif, deuxième réserviste à sa position. John était toujours un garçon calme et timide. Le sport a débloqué quelque chose en lui et lui a donné énormément. Il lui a donné une communauté. Il lui a donné la permission d’oser. Il lui a donné confiance en lui. Et ainsi, cet élève pas tellement doué a trouvé une matière dans laquelle il excellait : l’informatique, à l’époque où l’ordinateur n’en était qu’à ses débuts. Gardez cela en tête pour tout à l’heure. C’est peut-être pour cela que j’aime les histoires de sportifs négligés qui réussissent à faire face à l’adversité. Nous l’avons vécu.

L’équipe des Panthers était ordinaire : elle gagnait parfois, mais perdait plus souvent. Les entraîneurs — un entraîneur de football du secondaire et deux membres de la communauté, Dan Dulmage, ancien joueur des Ti-Cats et dentiste, et, oui, Jack Hay — n’ont jamais perdu espoir. J’ai proposé de m’occuper du marketing pour l’équipe. La réponse a été un « non » courtois, mais catégorique.

John n’a jamais été une étoile ni un sportif populaire. C’était un joueur infatigable. Il a tout de même réussi quelques réceptions dans la zone d’en-but. Il était en 13e année lorsque les Panthers de Dunnville, donnés perdants, ont battu leurs rivaux de toujours, les Wildcats de Cayuga, et remporté le championnat. Ce fut un moment mémorable. Mon frère faisait partie de l’équipe championne, et mon père en était l’entraîneur adjoint. Il y a même eu un défilé.

Cet été-là, John a participé aux essais pour le camp d’été des Ti‑Cats. Il n’a pas été retenu, mais, comme vous pouvez l’imaginer, il ne s’en est pas fait pour ça. Il se remettait toujours en selle et continuait à tout donner pour le match suivant.

Le sport a été tellement bénéfique pour lui : il faisait partie d’une communauté et il avait pris confiance en lui. Il a été admis à l’Université Western, dans l’un des tout premiers programmes d’informatique de l’établissement, et il s’y est épanoui pleinement.

Dès sa deuxième année, il avait largement dépassé le niveau enseigné dans les cours et travaillait déjà dans des laboratoires de conception de projets de recherche. Il a intégré l’équipe universitaire de football, les Western Mustangs, en tant que remplaçant de troisième ligne.

À la fin de sa deuxième année universitaire, le 23 mai, John est mort dans un accident de voiture. Il rentrait au travail après avoir dîné avec sa petite amie. Notre famille était dévastée; la communauté était sous le choc, mais elle s’est mobilisée pour nous soutenir. Voilà pourquoi j’ai voulu raconter cette histoire.

Je ne parle pas souvent de cela, du moins pas en public. Il y a une chose que je n’oublierai jamais. Le service funéraire de mon frère touchait à sa fin. Nous en étions au moment déchirant où nous devions tous suivre le cortège funéraire de John dehors. C’était tellement dur et terrifiant. Je me souviens que je me disais : « Il ne peut pas partir, pas tout seul. »

Le monde du sport a veillé à ce que ce ne soit pas le cas. Tous ses coéquipiers des Panthers de Dunnville en 10e année, vêtus de leurs blousons, ont remonté l’allée centrale et les deux bas-côtés de l’église. Ils ont tous marché devant nous et nous ont accompagnés jusqu’à la sortie. Il n’était pas seul.

Les traces qu’il a laissées pendant sa courte vie, sur le terrain comme en dehors, ont compté. Ces traces sont toujours là. Je n’ai jamais, jamais oublié comment le monde du sport a permis à mon frère de révéler tout son potentiel, et je n’ai jamais oublié à quel point ce milieu sportif l’a soutenu jusqu’à la toute fin.

Bien des années plus tard, je suis allée à l’Université Western pour une réunion. C’était quelques années après les Jeux panaméricains de 2001. Ils avaient construit un stade sportif impressionnant. Je déambulais dans les environs.

Pour financer la campagne, il y avait des briques à vendre pour 2 001 $, comme l’année. J’ai trouvé cela génial. La campagne était terminée puisque nous étions quelques années plus tard. J’ai demandé si je pouvais en acheter une et faire inscrire le nom de mon frère dessus pour qu’il fasse partie du stade où, théoriquement, il avait joué. C’était impossible, la construction était terminée. Les responsables ne savaient plus où étaient les briques.

Mais voici ce que les communautés sportives ont d’extraordinaire : tout à coup, quelques mois plus tard — j’avais complètement oublié tout cela —, quelqu’un de l’Université Western m’appelle pour dire qu’il y avait moyen de trouver une brique et de faire ce que j’avais demandé. Est-ce que je voulais le faire? « Oui, bien sûr! »

Ma mère, ma sœur et moi avons décidé ce que nous voulions faire inscrire sur la brique, et maintenant le nom de mon frère fait partie de ce stade. Voici la coïncidence amusante : vous vous souvenez que John était devenu féru d’informatique alors que cette science en était à ses balbutiements? Et n’oubliez pas que la campagne de financement était terminée. John était décédé plus de 20 ans auparavant. Il n’y avait aucune possibilité que tout cela ait été orchestré — aucune. C’est un pur hasard. C’est comme cela que les choses arrivent.

Quand nous sommes allées voir, il y avait sa brique, avec « John Douglas Hay » écrit dessus. Et de chaque côté de sa brique, il y en avait deux plus grosses : une portant l’inscription « Microsoft », et l’autre, « IBM ». Je souris en y repensant.

Je vais essayer d’accélérer parce que j’ai déjà pris beaucoup de temps, mais je vous remercie de m’avoir laissé partager mon frère avec vous.

Parlons maintenant de l’effet libérateur du sport. J’y ai toujours trouvé une source d’adrénaline. J’aime les objectifs. J’aime les lignes de départ et les lignes d’arrivée. Je ne sais pas ce qui m’a pris à l’époque — c’était peut-être l’influence de mon frère —, mais j’ai décidé de courir un marathon. Mon premier était celui de Chicago.

Je suis parvenue à la ligne de départ à grand renfort de cris d’encouragement répétés mentalement. Le plus dur est d’arriver jusqu’à la ligne de départ. L’entraînement va porter ses fruits, doit‑on se dire. C’est le mantra que je me suis répété, assaisonné de jurons, jusqu’au 35e kilomètre. C’est là que j’ai su que j’y arriverais. Il me restait sept kilomètres à franchir. Je m’en savais capable. C’est ça, l’effet libérateur du sport.

À Chicago, les 500 derniers mètres sont bordés de gradins où se trouvent des centaines de spectateurs. Je me souviens de la déferlante de cris d’encouragement quasiment fous que j’ai entendus après avoir tourné le coin et m’être retrouvée au début de la dernière ligne droite de 500 mètres.

Je me suis littéralement tournée pour chercher derrière moi le marathonien de queue de peloton qui avait déclenché cette clameur. Qui donc applaudissaient-ils ainsi? Il ne m’a fallu que quelques instants pour me rendre compte que c’était moi qu’ils encourageaient, une marathonienne parmi des milliers. Voilà le genre d’effet libérateur que procure l’appartenance à une communauté. Pour moi, c’est cela, le sport.

Je vois les minutes s’écouler, alors j’aimerais terminer en disant un mot sur le bien-être que procure le sport.

Il ne fait aucun doute que le sport, n’importe quel sport — la marche, le cyclisme, la course ou le jardinage — joue un rôle vital dans notre bien-être. C’est du un pour un. C’est indiscutable. Courir et jouer au tennis — j’ai abandonné le basketball il y a longtemps — ont été les piliers de mon bien-être tout au long de ma vie, dans les bonnes journées comme dans les moins bonnes. Le sport m’a sauvé la vie.

Son Honneur la Présidente : Sénatrice Hay, je dois vous interrompre. Voulez-vous plus de temps?

La sénatrice Hay : Oui, s’il vous plaît. Je demande le consentement du Sénat.

Son Honneur la Présidente : Le consentement est-il accordé, honorables sénateurs?

Des voix : D’accord.

La sénatrice Hay : Merci, chers collègues.

J’avais recommencé à m’entraîner pour faire ce qu’il faut pour arriver à la ligne de départ. Je me suis inscrite au marathon de Berlin. Je savais comment m’entraîner. Mon corps savait quoi faire. J’avais couru au moins une centaine de demi-marathons et 10 marathons complets, dont le dernier à Dublin. Voilà une ville qui sait faire la fête quand elle organise un marathon.

Je me suis dit que j’y allais peut-être trop fort, que mes souliers avaient peut-être besoin d’être remplacés. Il faisait froid. Quelque chose n’allait pas. Je n’étais pas à point. Il fut un temps où je courais de chez moi, à Mississauga, jusqu’à la gare Union, et je prenais le train pour rentrer. C’était mon entraînement. Et là, je peinais à trouver mon rythme. Je devais même prendre le train à la station Long Branch pour rentrer à la maison. Ceux d’entre vous qui habitent à Toronto savent que c’est à peine à deux ou trois stations de chez moi.

Je ne pouvais pas aller plus loin. C’est à ce moment que j’ai décidé d’aller voir le médecin pour passer des examens, faire des prises de sang, peu importe. Tout est revenu négatif. J’arrivais dorénavant à peine à franchir la barre des sept kilomètres, c’est-à-dire mon point de référence dans une course, comme je l’ai dit tout à l’heure.

Après quelques autres visites chez le médecin et quelques examens de plus, la conclusion était inévitable : les marathons, c’était terminé pour moi. Honnêtement, sur le coup, je me suis dit : « D’accord. Si c’est fini, c’est fini. Merci. » Or, un autre défi m’attendait : celui de la santé.

Sans l’entraînement, je n’aurais peut-être pas remarqué que quelque chose clochait. En fait, je ne me serais peut-être pas rendue à l’automne de cette année-là, selon mes médecins.

L’entraînement pour un marathon ne m’a probablement pas sauvé la vie — ça, je le dois à mes médecins —, mais je me suis toujours demandé ce qui me serait arrivé sans le sport.

Aujourd’hui, je parcours des distances beaucoup plus usuelles. Mes longues courses sont — vous l’aurez deviné — d’environ sept kilomètres. Mon problème de santé chronique fait maintenant partie de ma vie, et c’est tout à fait acceptable, car je connais intimement l’incidence vitale que l’activité physique et le sport auront sur mon mieux-être aujourd’hui et, je l’espère, longtemps encore.

Quand on me demande si être nommée au Sénat est une nomination à vie, je réponds toujours : « J’espère bien que non. »

Je vous remercie de m’avoir permis de peindre mon parcours sportif. Je remercie les sénatrices McBean, Deacon et Petitclerc de leur leadership et de leur gentillesse. Je n’en ai jamais vraiment parlé à qui que ce soit en dehors de mon petit monde. Je vous conseille à tous d’aller dehors, de bouger, de vous adonner pleinement à quelque chose, de courir, de marcher, de sauter, de faire du vélo ou de jardiner. Je vous garantis que vous trouverez une communauté. Vous vous sentirez mieux. Vous vous épanouirez. Votre vie en sera changée. Merci, chi-meegwetch .

Des voix : Bravo!

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