Le studio Artbeat

Par: L'hon. Patricia Bovey

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Maman statue and the N

L’honorable Patricia Bovey : Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à une organisation artistique spéciale de Winnipeg, Artbeat, et pour remercier quelques personnes qui se trouvent au cœur du projet. Je félicite Ernie et Lucille Bart ainsi que leur fils et fondateur d’Artbeat, Nigel Bart, pour la vision, la détermination et le dévouement dont ils ont fait preuve.

Depuis 2005, cet impressionnant programme, qui fait aussi office de studio et d’espace communautaire, a nourri l’inspiration artistique de gens dans le besoin en plus de favoriser leur santé mentale, spirituelle et économique. Le soutien offert en matière de santé mentale et les cas de rétablissement se sont avérés excellents.

Ernie et Lucille, qui se retirent du conseil d’administration, ont depuis le début contribué de façon volontaire et désintéressée. En effet, Ernie a mis sur pied un projet florissant, Studio Central, alors que Lucille a également occupé les fonctions de directrice générale. Je remercie les deux du fond du cœur. Artbeat fait partie intégrante de la scène artistique de Winnipeg. Grâce à ses cinq employés dévoués, Artbeat améliore sans contredit la qualité de vie et la confiance en soi d’un grand nombre de personnes. Quant aux artistes professionnels, ils contribuent en jouant le rôle de mentor, en offrant du soutien et en partageant leur passion.

Artbeat tisse également des liens avec d’autres organisations, comme l’Arts AccessAbility Network Manitoba et le programme de soins infirmiers psychiatriques de l’Université de Brandon, ce qui permet à un grand nombre de personnes de partout au Manitoba d’en bénéficier.

Au cours de la pandémie, Artbeat a inauguré des ateliers en ligne et a remis des trousses artistiques spéciales aux participants. Artbeat connaît l’importance de maintenir des liens directs avec ses bénéficiaires. J’ose à peine penser à ce qui aurait pu arriver à tant de personnes sans cette détermination et ces relations.

Je cite la directrice générale Uyen Pham :

Au studio Artbeat, nous nous employons à créer une communauté. Appartenir à une communauté qui a tant à vous donner va vous remonter le moral et améliorer votre qualité de vie.

J’ai vu les effets que cela peut avoir sur la santé mentale d’une personne, et c’est inestimable. Le sentiment d’appartenance, la création d’une œuvre d’art aux côtés d’une autre personne qui crée de l’art, sachant que cette personne vit également avec des problèmes de santé mentale, a profondément amélioré l’estime de soi de ces gens et leur regard sur la vie. J’imagine un monde où il y a un studio Artbeat dans chaque ville, où les expressions créatives peuvent favoriser et renforcer la santé mentale de nombreuses personnes.

L’art et la santé mentale se croisent de plus en plus souvent. J’ai parlé des programmes d’art à Kingston. Récemment, je me suis entretenue avec l’Alliance for Arts and Culture de la Colombie-Britannique au sujet de ses récentes recherches dans ce domaine, ainsi qu’avec des dirigeants du Groupe Artruism de Montréal, créé il y a deux ans, qui gagne du terrain et aide les personnes atteintes de maladies mentales. Il en va de même pour le partenariat entre l’Association médicale du Québec et le Musée des beaux-arts de Montréal. J’ai également assisté à une séance de formation avec les promoteurs du réseau de prescription sociale du Royaume-Uni.

Toutes ces organisations poursuivent le même objectif : améliorer la santé mentale grâce aux arts.

Je salue les personnes qui se donnent la peine d’aider les personnes dans le besoin. Je suis solidaire des personnes qui pensent que les arts font partie intégrante de la santé mentale. J’encourage les collectivités à travailler de manière créative et valorisante.

Honorables sénateurs, les programmes d’art aident les personnes atteintes de santé mentale. Ils sont importants et valorisants. Merci.

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