Le Mois de la parole et de l’audition

Par: L'hon. Brian Francis

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L’honorable Brian Francis : Honorables sénateurs, le mois de mai est le Mois de la parole et de l’audition au Canada, une campagne annuelle visant à sensibiliser le public à la santé de la communication et au travail des professionnels dévoués, notamment les orthophonistes, les audiologistes et les aides en santé de la communication, qui contribuent à la prévention, à l’évaluation et au traitement des troubles liés à ces domaines.

Au Canada, des millions de personnes ont des troubles de la déglutition, de la parole, du langage ou des fonctions cognitives, qui peuvent aller de légers à très graves et être temporaires ou permanents, ce qui fait des troubles de la communication un enjeu majeur en matière de santé publique et d’accessibilité.

Cette année, le thème du Mois de la parole et de l’audition est « L’accès change tout ». Un dépistage et une intervention précoces permettent d’améliorer les résultats en matière de santé, de renforcer les liens sociaux et d’offrir davantage de possibilités de participer pleinement à la vie scolaire, professionnelle et sociale. C’est pourquoi la santé de la communication est essentielle. Malheureusement, l’accès à ces services reste hors de portée pour de nombreuses personnes au Canada.

À l’Île-du-Prince-Édouard, non seulement le taux d’accès aux soins primaires est le plus bas du Canada, mais l’accès aux services de spécialistes est également limité. Par conséquent, les habitants de l’île, en particulier les enfants et les personnes ayant des besoins particuliers, doivent attendre longtemps avant de bénéficier de services d’orthophonie ou d’autres services.

Si ces difficultés existent dans de nombreuses régions du Canada, elles sont encore plus marquées au sein des communautés autochtones. Par exemple, on observe une prévalence supérieure d’otites chroniques chez les enfants inuits, des Premières Nations et métis du Nord du Canada, et l’accès limité aux soins expose nombre d’entre eux à un risque de perte auditive permanente et évitable.

De plus, au début de 2025, le gouvernement fédéral a considérablement réduit la gamme de services admissibles au financement selon le principe de Jordan, dont les services d’orthophonie et d’audiologie, ce qui fait de plus en plus craindre qu’on ne réponde pas aux besoins de milliers d’enfants des Premières Nations.

Chers collègues, en ce Mois de la parole et de l’audition, reconnaissons que L’accès change tout. Bien que les services en santé de la communication soient trop souvent considérés comme un luxe, la communication est un droit fondamental. Nous devons donc travailler ensemble pour faire en sorte que l’accès rapide, équitable et complet devienne une réalité pour tous les Canadiens.

Wela’lin. Merci.

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