Le décès de la Révérende Mère Phyllis Marilyn Marsh-Jarvis

Par: L'hon. Wanda Thomas Bernard

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L’honorable Wanda Elaine Thomas Bernard : Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à une amie chère qui est décédée le 6 juin dernier. Phyllis Marsh-Jarvis était la Révérende Mère de l’église orthodoxe africaine St. Philip’s de Whitney Pier à Sydney, en Nouvelle-Écosse. C’était aussi la première femme à diriger cette église. Matriarche, sœur, leader de la communauté, aînée et dirigeante religieuse, elle possédait un profond sens de la justice sociale, du changement social et du travail social.

Phyllis a connu des revers dans la vie, mais elle a su les transformer en victoires. Elle a participé à de nombreux projets et organismes communautaires visant à améliorer la vie des Néo-Écossais d’origine africaine. C’était une femme qui n’hésitait pas à donner de son temps, à partager ses talents et son amour et à pardonner. Phyllis était un point de contact à Sydney, et lorsqu’on lui demandait de participer à l’organisation d’un événement, on pouvait être certain que tout allait bien se passer.

Phyllis était une écrivaine douée. Si elle était née dans un monde plus juste, elle aurait publié davantage de ses œuvres.

Permettez-moi de vous lire un extrait de son livre intitulé Still Fighting for Change, que j’ai édité en 2015 afin d’aider les travailleurs sociaux à se préparer à œuvrer de façon culturellement responsable. Dans le chapitre intitulé « My Journey to Health and Becoming Visible » se trouve un puissant message à l’intention des travailleurs sociaux :

Si je n’avais pas traversé toutes ces épreuves, je n’aurais pas pu aider d’autres victimes à survivre et à retrouver l’espoir. Je me suis relevée et j’ai transformé mes cicatrices en larmes. J’espère que mon histoire sera utile aux travailleurs sociaux qui la liront. Réjouissons-nous et annonçons au monde que nous avons trouvé notre voix.

Chère Révérende Mère Phyllis, votre voix continuera d’aider les travailleurs sociaux dans leur carrière. Votre héritage de justice sociale continuera à servir votre collectivité, et votre héritage de bienveillance et d’amour sera toujours ressenti par ceux qui ont eu le bonheur de vous connaître. Asante. Merci.

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