Période des questions : Les étudiants étrangers

Par: L'hon. Marty Klyne

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Red River, Winnipeg

L’honorable Marty Klyne : Sénateur Moreau, une récente évaluation d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a révélé que le plafonnement du nombre d’étudiants étrangers imposé par le gouvernement avait eu une plus grande incidence que prévu. Le ministère avait anticipé l’approbation de 349 000 nouvelles demandes de permis d’études en 2024, mais moins de 50 % ont été approuvées.

Les plus petites provinces ainsi que les institutions rurales et régionales ont subi le plus grand choc : dans certains cas, le nombre d’étudiants étrangers a baissé de presque 60 %.

Les étudiants étrangers sont essentiels à l’avenir économique du Canada. Nous devrions tenter de recruter les étudiants et les professeurs les plus brillants et les plus innovateurs dans nos universités, car ceux-ci soutiennent les économies locales, atténuent les pénuries de main-d’œuvre, contribuent à la recherche et à l’innovation et enrichissent notre bassin de talents à long terme.

La baisse du nombre de demandes approuvées fait que certaines institutions se retrouvent avec des classes à moitié pleines, des résidences vides sur les campus et moins d’étudiants dans les domaines des sciences, de la technologie, du génie et des mathématiques. Les communautés et les économies locales, quant à elles, ne peuvent pas compter sur les compétences de ces étudiants.

Comment le gouvernement…

Son Honneur la Présidente : Merci, sénatrice Klyne.

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat) : Merci.

Le gouvernement a mis en place de nombreuses mesures pour soutenir les étudiants étrangers.

Le gouvernement a notamment éliminé la nécessité d’obtenir un permis de travail distinct du permis d’études et a réduit le nombre d’heures exigées pour obtenir un permis de travail en parallèle de leurs études, ce qui leur permet de se concentrer davantage sur leurs études.

Le gouvernement a renforcé le Programme canadien d’aide financière aux étudiants afin de rendre les études postsecondaires plus accessibles et d’alléger les pressions financières sur les étudiants et les nouveaux diplômés.

En outre, le gouvernement maintiendra pendant un an de plus l’augmentation des bourses d’études canadiennes pour étudiants à temps plein, soit de 3 000 $ à 4 200 $ par année, et des prêts d’études canadiens sans intérêt, soit de 210 $ à 300 $ par semaine.

Le sénateur Klyne : Ces politiques ont entraîné une baisse des inscriptions et ont nui à la réputation du Canada en tant que destination pour les étudiants étrangers.

Les établissements de la Saskatchewan rapportent que les étudiants qui se tournaient autrefois vers le Canada choisissent maintenant des concurrents comme l’Australie parce qu’ils considèrent le Canada comme une voie moins attrayante et prévisible pour poursuivre leurs études.

Comment le gouvernement rétablira-t-il la confiance du marché international dans le système canadien de permis d’études chez les étudiants potentiels et les partenaires du milieu de l’éducation?

Le sénateur Moreau : Le gouvernement s’efforce de rétablir la confiance de manière à soutenir les étudiants, à protéger la réputation du Canada et à faire en sorte que les établissements offrant une expérience étudiante solide puissent continuer d’attirer des talents étrangers.

Le gouvernement a mis en œuvre une série de mesures pour assurer l’intégrité, y compris un nouveau processus de vérification des lettres d’acceptation, des exigences financières plus strictes et des changements au programme de permis de travail postdiplôme afin de mieux correspondre aux besoins du marché du travail.

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