Période des questions ministérielle : L’éducation des Premières Nations

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L’honorable Michèle Audette : [Note de la rédaction : La sénatrice Audette s’exprime en innu-aimun.]

Madame la ministre, depuis 2019, les Premières Nations travaillent avec votre ministère pour conclure des ententes régionales en matière d’éducation.

Au Québec, une entente touchant 22 communautés a déjà été signée avec Services aux Autochtones Canada, alors que les demandes de l’Institut Tshakapesh et d’Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, ou ITUM, demeurent sans réponse, faute d’avoir donné un mandat aux équipes de votre ministère, ce qui crée une iniquité directe entre les enfants d’une même région.

Madame la ministre, pourquoi les enfants innus du Québec ne bénéficient-ils pas des mêmes chances de réussite que les autres enfants des Premières Nations et les enfants allochtones du reste du Québec? Pourquoi le ministère choisit-il de perpétuer les iniquités et de freiner la conclusion d’ententes qui sont pourtant prêtes à être signées et mises en œuvre?

L’honorable Mandy Gull-Masty, c.p., députée, ministre des Services aux Autochtones : Je vous remercie de la question.

D’abord, je dois corriger le tir en ce qui concerne les ententes qui ont été signées. D’une part, un des groupes en était déjà à la troisième année de son entente, qui vient à échéance. D’autre part, deux autres groupes en sont au début du processus d’engagement et ont commencé à discuter de leur entente.

Ce sont des groupes très forts et j’apprécie leur travail. Cependant, ils n’en sont pas à la même étape du processus en vue d’obtenir une réponse. Je crois que l’éducation est un secteur dans lequel on a grandement besoin d’investir. L’éducation est comme un véhicule qui peut propulser la nation vers l’avant; c’est l’une de mes priorités. D’ailleurs, je suis très contente de constater que le ministère a reçu 600 millions de dollars pour l’éducation dans le cadre de la mise à jour économique.

Bien sûr, il y a encore du travail à faire, mais je ferai tout en mon pouvoir, avec le soutien de la communauté, pour offrir un service de qualité à la communauté.

La sénatrice Audette : C’est ce que j’aime entendre, parce que nous l’avons vu dans l’annonce et que nous fondons beaucoup d’espoir en vous.

Madame la ministre, peut-on s’attendre à ce que Uashat mak Mani-utenam et Tshakapesh signent un plan d’action et une entente avec votre ministère pendant cet exercice financier?

Mme Gull-Masty : Je suis en réunion depuis quatre semaines avec la nation innue sur d’autres dossiers, et ITUM et l’Institut Tshakapesh ont assisté à ces discussions.

J’ai demandé à mon conseiller de la région de Québec de faire un suivi et j’ai reçu une réponse encourageante. Je crois que le travail de ces communautés, ITUM et Tshakapesh, est très important, parce qu’il est basé sur la culture. C’est un élément que nous devons protéger dans notre mission pour ce qui est de livrer des services en matière d’éducation à la communauté.

Nous sommes sur le point de terminer le travail et j’ai bien hâte de voir ce qui va se passer dans l’avenir. J’encourage toujours les nations en leur disant que nous sommes là pour livrer des services et, pour cela, il faut établir des partenariats solides. ITUM et Tshakapesh —

Son Honneur le Président intérimaire : Merci, madame la ministre.

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