L’insuline—Le centième anniversaire

Par: L'hon. Jim Munson

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Maman statue and the N

L’honorable Jim Munson : Honorables sénateurs, dans ma déclaration d’aujourd’hui, je célèbre un siècle de santé. Croyez-le ou non, 2021 marque le 100e anniversaire de la découverte de l’insuline au Canada.

Le bien-être des enfants constitue encore l’une de mes principales motivations dans l’exercice de mes fonctions de sénateur, alors je tiens à dédier la présente déclaration aux 33 000 braves enfants d’âge scolaire au Canada qui dépendent de ce liquide essentiel à la vie chaque jour. L’insuline permet à ces jeunes de vivre, alors je crois que vous conviendrez que c’est une bonne raison de célébrer.

En fait, 75 % des personnes qui reçoivent un diagnostic de diabète insulinodépendant, ou diabète type 1, ont moins de 18 ans. La Société canadienne de pédiatrie estime qu’il y a des milliers d’autres enfants de moins de 5 ans qui sont atteints de diabète insulinodépendant.

Toutefois, vous savez comme moi que la route qui a mené à la découverte de l’insuline a été longue. En mai 1921, Frederick Banting et Charles Best ont commencé à faire des recherches sur des extraits pancréatiques à l’Université de Toronto. Cette année-là, à la fin de l’été, ils parvenaient enfin à abaisser la glycémie avec leurs extraits. Puis, à la fin de l’année, les chercheurs étaient prêts à passer aux essais cliniques sur des sujets humains.

La première personne à recevoir une dose de l’extrait pancréatique d’insuline prêt à administrer à des humains était également un enfant : Leonard Thompson, un garçon de 14 ans de Toronto. MM. Banting et Best savaient que la découverte de l’insuline représentait une occasion formidable de sauver des vies et qu’elle devait être bénéfique à l’humanité entière. Par conséquent, en 1923, ils ont vendu le brevet de l’insuline pour 1 $.

Nous savons que les injections d’insuline permettent à une personne atteinte de diabète de type 1 de rester en vie, certes, mais elles ne guérissent pas la maladie et ne préviennent pas les complications à long terme que cette dernière entraîne. Heureusement, de grands progrès technologiques, notamment le système de surveillance du glucose en continu, permettent aux patients de vivre plus longtemps et en meilleure santé. Lorsqu’on parle de ces avancées importantes, je ne peux m’empêcher de citer les paroles inspirées de Neil Young : « Une seule nouveauté peut tout changer ».

Le Canada possède les chercheurs, les gens compétents et les personnes dévouées qui lui permettront d’éradiquer le diabète de type 1. Nous nous approchons sans cesse du jour où un remède sera découvert.

Une équipe dirigée par le Dr James Shapiro, de l’Université de l’Alberta, mène des recherches sur l’injection de cellules productrices d’insuline provenant des cellules du patient lui-même, ce qui fait qu’il n’est pas nécessaire de lui administrer des immunosuppresseurs ou d’avoir recours aux dons d’organes.

Honorables sénateurs, je termine en vous disant que le monde médical au Canada est manifestement bien placé, encore aujourd’hui, pour réaliser une percée dans la lutte contre le diabète. Chers collègues, joignez-vous à moi pour célébrer le 100e anniversaire de la découverte de l’insuline, et réjouissons-nous en pensant que nous sommes près de découvrir un remède.

Merci.

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