L’honorable Terry M. Mercer – Remerciements

Par: L'hon. Terry Mercer

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Parliament, Ottawa

L’honorable Terry M. Mercer : Honorables sénateurs, lorsqu’ils viennent au Sénat, bien des gens me demandent comment on peut savoir qu’on y est resté assez longtemps. Je réponds normalement que c’est quand on sait où sont toutes les salles de toilette.

Un jour, j’ai dit cela à quelqu’un dans l’édifice de l’Est. Cette personne a répondu que je devais savoir où se trouvaient toutes les salles de toilettes. J’ai alors dit que je pensais que c’était le cas, mais que j’en avais trouvé une nouvelle. Je lui ai dit où elle se trouvait, et cette personne m’a dit qu’il n’y avait pas de salle de toilettes à cet endroit, ce à quoi j’ai répondu : « Maintenant, oui. »

Quoi qu’il en soit, honorables sénateurs, je suis on ne peut plus reconnaissant aujourd’hui de tous les bons mots que vous avez eus pour moi, chers collègues. J’en suis fort honoré. C’est l’un des rares moments de ma vie qui me laisse presque sans voix, mais ne vous en faites pas, sénateur Plett, je vais m’en remettre.

J’ai vécu des expériences formidables tout au long de mes multiples carrières. Tous ces chemins m’ont mené jusque dans cette Chambre, que je quitterai en sachant que je me suis efforcé de faire quelque chose de bien. Je n’y suis pas toujours arrivé, mais ce qui compte, c’est d’avoir essayé. Nous sommes tous extrêmement privilégiés de pouvoir travailler ici, au Sénat du Canada.

Après avoir travaillé ici pendant presque 19 ans, je ne peux m’empêcher de me demander ce que mes parents, Bob et Bessie, penseraient de moi aujourd’hui. J’ai eu la chance d’être nommé au Sénat alors que mon père et ma mère étaient encore vivants. Mon père est décédé avant mon assermentation, mais ma mère était encore vivante à ce moment-là. Ce sont des souvenirs très précieux. Pour quelqu’un qui a grandi dans le secteur nord d’Halifax, se retrouver ici est assez extraordinaire. C’était un quartier peu recommandable. Il s’est quelque peu embourgeoisé depuis, mais il demeure plus ou moins recommandable.

Je ne remercierai jamais assez les membres de ma famille de leur soutien et de leur sagesse. À mes frères et sœurs Colleen, Bob et Paulette, ainsi que mon frère Gerald qui nous a quittés, et à leurs époux Bob, Robert et Bonnie, ainsi que la regrettée femme de mon frère, Dot, je vous dis merci à vous aussi, non seulement pour vos bons conseils, mais aussi pour vos critiques constructives — parfois même un peu trop — qui m’ont permis de devenir une meilleure personne. Les discussions de politique autour de la table de cuisine étaient toujours intéressantes chez moi et dans ma famille, c’est le moins qu’on puisse dire. C’était presque un sport de contact.

Le parcours qui m’a mené au Sénat a été intéressant, comme beaucoup le savent. J’aimerais souligner l’apport du regretté Walter R. Fitzgerald, qui a été ministre du Travail et ministre du Logement de la Nouvelle-Écosse de même que maire de la ville d’Halifax à quelques reprises. Il m’a procuré mon premier vrai emploi en politique en faisant de moi son chef de cabinet. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à perfectionner certaines de mes compétences politiques. Cependant, les électeurs de la Nouvelle-Écosse ont décidé de la suite de ma carrière en défaisant ce gouvernement lors des élections de 1978, et je me suis retrouvé au chômage.

Je me suis alors tourné vers le secteur des organismes à but non lucratif et de bienfaisance. À l’époque, la Fondation du rein cherchait son premier directeur général en Nouvelle-Écosse. J’ai accepté cet emploi; je gérais le bureau à partir de mon sous-sol. J’avais un assistant qui vivait dans une autre ville et qui s’occupait du travail administratif. J’ai beaucoup appris de cette expérience, qui a été ma porte d’entrée dans le secteur de la bienfaisance. Auparavant, j’avais été bénévole dans le monde politique pour une grande partie de ma vie. C’est à ce moment-là que j’ai saisi toute l’ampleur du travail des bénévoles et le fait qu’ils sont, avec les donateurs, l’épine dorsale du secteur.

Après avoir occupé ce poste et un bref mandat en tant que directeur national du Parti libéral de la Nouvelle-Écosse, j’ai travaillé pour l’Association pulmonaire de la Nouvelle-Écosse, le conseil de la Nouvelle-Écosse de l’Ambulance Saint-Jean, la section du Grand Toronto de Diabète Canada et le YMCA du Grand Toronto, qui est, soit dit en passant, le troisième YMCA en importance au monde. C’est à ce moment que ma carrière a pris tout un virage professionnel. Le YMCA exigeait que ses employés fassent preuve de professionnalisme et il veillait à ce que ce soit le cas. Il m’a aussi fait connaître l’Association of Fundraising Professionals.

Depuis maintenant 60 ans, l’Association of Fundraising Professionals est le porte-étendard du professionnalisme en matière de collecte de fonds, et j’ai eu l’honneur de recevoir le titre de collecteur de fonds certifié. Cette association a joué un rôle primordial dans mon perfectionnement professionnel, et je remercie tous les gens avec qui j’ai travaillé au fil des ans de leur soutien.

C’est également à cette époque que j’ai poursuivi mon implication au sein du Parti libéral du Canada. En effet, alors que j’étais vice-président du YMCA du Grand Toronto, je me suis joint à une campagne à la direction du parti. Je suis devenu membre de l’équipe de direction de Jean Chrétien. Croyez-le ou non, moi, un gars du secteur Nord d’Halifax, j’étais responsable de tout le secteur Ouest de Toronto et d’une partie de la banlieue. Nous nous en sommes plutôt bien tirés. Je ne révélerai pas à Dennis mes secrets concernant cette époque, mais je sais qu’il en a entendu parler. On a fini par me demander de diriger les activités de financement du parti, et en l’espace d’un an, je suis devenu le directeur national.

Les mots ne sauraient exprimer à quel point je respecte Jean Chrétien. D’ailleurs, il m’a téléphoné hier soir. Il lui était impossible d’être avec moi parce qu’il était en dehors de la ville, mais il m’a exprimé ses meilleurs vœux et je suis très fier qu’il l’ait fait.

Il y a beaucoup trop de gens que j’aimerais remercier qui travaillaient au bureau du parti à l’époque où je suis devenu directeur national. Ces collaborateurs comptent parmi les meilleurs avec qui j’ai eu le plaisir de travailler.

Je me suis toujours fait un point d’honneur d’appuyer les Jeunes libéraux du Canada et les Jeunes libéraux de la Nouvelle-Écosse, puisque les jeunes représentent l’avenir de notre pays, non seulement au sein du Parti libéral, mais également au sein de tous les mouvements et partis politiques. Les jeunes ont la ténacité, la détermination et la motivation voulues pour faire bouger les choses, et nous aurions tous intérêt à appuyer leurs efforts, quelle que soit notre allégeance politique.

Honorables sénateurs, je me souviens parfaitement du jour où, en novembre 2003, le premier ministre de l’époque m’a téléphoné à mon bureau du Parti libéral — il était environ 19 heures — pour me demander si je voulais siéger au Sénat du Canada. Je crois que je n’ai jamais répondu oui aussi rapidement à une question. Je demeure profondément honoré que l’on m’ait demandé de siéger au Sénat et d’y avoir passé près de 19 ans.

Au cours de ma carrière sénatoriale, j’ai fait partie de nombreux comités et j’ai beaucoup appris sur les divers aspects de la gouvernance du pays.

J’ai d’abord été membre du Comité de l’agriculture et des forêts, ce qui devait être temporaire. Eh bien, j’aurai été membre de ce comité, notamment à titre de vice-président, jusqu’à la fin de mon mandat au Sénat. Pour un citadin comme moi, cela a été très instructif. J’ai beaucoup de respect pour les travailleurs de cette industrie. Les agriculteurs canadiens et tous ceux qui les soutiennent fournissent des produits aux Canadiens et à toute la planète. J’espère que nous continuerons à vendre les produits canadiens exceptionnels partout dans le monde.

J’ai également beaucoup aimé mon passage au Comité des transports en compagnie du sénateur Dawson, au Comité sénatorial spécial sur le vieillissement et au Comité de la Bibliothèque du Parlement.

N’oubliez jamais le Comité de la Bibliothèque du Parlement. Il est arrivé, lors d’une législature passée, qu’un certain gouvernement ne veuille pas que le directeur parlementaire du budget présente son rapport, qu’il devait le présenter au Comité de la Bibliothèque du Parlement. La loi a été changée et le directeur présente maintenant ses rapports. J’essayais sans arrêt de le convoquer à témoigner, j’arrivais aux réunions prêt à présenter ma motion et, dès que le président était élu, quelqu’un proposait l’ajournement de la réunion, m’empêchant chaque fois de présenter ma motion.

Ensuite, à un moment donné, je suis devenu président du Comité de sélection. Même si j’hésitais un peu à accepter ce rôle, des sénateurs comme le sénateur Plett m’ont fait confiance. À l’époque, je n’étais pas très reconnaissant, mais, aujourd’hui, je les en remercie.

C’est dans notre travail en comité que nous, les sénateurs, nous dépassons, mais nous pouvons seulement le faire avec l’aide et le soutien du personnel qui rend notre travail possible. J’ai eu le plaisir de travailler avec plusieurs greffiers au fil des ans; je les remercie tous. J’ai travaillé longtemps avec certains d’entre eux, et j’aimerais remercier plus particulièrement Jessica Richardson, Adam Thompson, Keli Hogan, Kevin Pittman et Shaila Anwar de leur soutien à notre travail et au travail du Sénat durant mon mandat.

Les déplacements des comités sont essentiels pour rencontrer les Canadiens. Reprenez les déplacements des sénateurs aussitôt que possible. On peut toujours se fier aux gens et au personnel pour assurer la réussite des voyages.

Une de mes plus grandes réalisations restera à jamais le Comité sénatorial spécial sur le secteur de la bienfaisance. Il aura fallu plusieurs années et beaucoup de bons arguments, mais nous avons réussi, et le résultat a été un rapport qui, je crois, aidera le secteur de la bienfaisance à croître et à s’épanouir, car c’est nécessaire. J’aimerais remercier les sénatrices Omidvar et Martin pour leur appui et la diligence dont elles ont fait preuve dans la réalisation du rapport; nos analystes, Havi Echenberg et Nicole Sweeney; ainsi qu’Annie Trudel et les membres de notre personnel.

Chaque jour, le secteur caritatif et ses bénévoles améliorent les conditions de vie de Canadiens partout au pays. J’aimerais que vous vous joigniez à moi pour remercier les millions de bénévoles qui font une différence dans leur communauté. Merci.

J’ai aussi été particulièrement fier de réussir à faire adopter un projet de loi reconnaissant la Journée nationale de la philanthropie, la première du genre au monde, soit dit en passant. Le Canada est un pionnier en la matière.

Selon Imagine Canada, les secteurs de la bienfaisance et sans but lucratif contribuent chaque année à l’économie canadienne à hauteur de 192 milliards de dollars, ce qui représente environ 8 % du PIB de notre pays. Le secteur emploie 2,4 millions de personnes, ce qui est plus que le secteur minier, pétrolier et gazier, ou encore que ceux de l’agriculture, des transports et de la vente au détail. Pensez-y un instant. C’est pourquoi la philanthropie est importante, et c’est pourquoi nous devons reconnaître sa valeur, de même que celle des bénévoles qui y participent.

On peut aussi servir notre pays en donnant du sang. La Semaine nationale du don de sang est issue d’une loi que j’ai parrainée. Avec l’aide de tous les partis, elle a été adoptée dans le but de souligner et de célébrer les dons de sang faits bénévolement au Canada. Cette semaine a lieu chaque année en juin.

Ces donneurs font le don de la vie, le plus grand qui soit, et je remercie tous les donneurs passés et futurs pour ce précieux cadeau. Mon père a donné du sang toute sa vie.

Honorables sénateurs, au fil de mes années dans cette enceinte, j’ai eu la chance de souligner de nombreuses occasions. Ce n’est un secret pour personne que l’ancien sénateur Munson et moi-même avions accepté de répondre à l’appel de l’ancienne sénatrice Landon Pearson pour prendre la relève de l’organisation de la Journée nationale de l’enfant, une initiative de son cru. En passant, je sais très bien que toutes les femmes ici présentes se disent : « Voilà, c’est cela, il faut deux hommes pour faire le travail d’une seule femme ». Les gens ont pris plaisir à nous faire la remarque dès le départ, au sénateur Munson et à moi. Nous avons eu beaucoup de plaisir.

Chaque année, au mois de novembre, nous invitions des centaines de jeunes à venir au Sénat du Canada, où ils avaient droit à un spectacle, ici même, dans cette enceinte. Parfois, nous n’avisions pas la présidence de ce qui était prévu au programme. Pour vous donner un exemple, le très populaire groupe canadien Barenaked Ladies a chanté quelques chansons au Sénat du Canada, devant le fauteuil de la présidence. Les jeunes étaient fous de joie, bien entendu. Je ne suis pas certain que ce jour-là, la présidence ait apprécié le numéro. Néanmoins, nous avons eu beaucoup de plaisir.

Je remercie la sénatrice Landon Pearson de nous avoir incités, le sénateur Munson et moi, à relever ce défi. Cependant, nous n’étions pas seuls, nous avons eu de l’aide de certains de nos collègues, notamment l’ancienne sénatrice Cochrane ainsi que les sénatrices Martin et Gagné, pour mener à bien ce projet. Je les remercie de leur soutien.

L’ancien sénateur Rompkey m’a aussi poussé à organiser la Journée de la Marine sur la Colline du Parlement. Depuis ses modestes débuts… Je vais vous dire à quel point le début était modeste : nous avions dit que nous allions organiser une journée pour rendre hommage à la Marine canadienne et à la Garde côtière. Nous n’avions aucun budget, mais nous voulions organiser une fête. Ainsi, un groupe de bénévoles et d’employés s’est rendu dans une brasserie locale et a fabriqué de la bière. Ils se sont aussi rendus dans un établissement vinicole et ils ont fabriqué du vin. Nous avions donc une fête sur la Colline pour rendre hommage à la Marine canadienne et à la Garde côtière, avec du vin et de la bière fabriqués par des bénévoles, que nous avions trouvé le moyen de payer.

La fête a été un énorme succès. Elle est maintenant considérée comme l’une des plus importantes activités sociales sur la Colline du Parlement — quand nous pourrons recommencer à organiser ce genre d’événements sur la Colline. Il serait bon de recommencer à le faire dès que possible. Vous serez étonnés de voir le nombre de personnes qui se présentent à la Journée de la Marine et de la Garde côtière sur la Colline. C’est absolument formidable et, en tant que fils du premier maître de deuxième classe Bob Mercer et père du lieutenant Michael Mercer, qui est présent à la tribune, j’espère que vous soutiendrez le rétablissement de la Journée de la Marine sur la Colline. Jerrod Riley, un ami et l’un des nombreux bénévoles de mon bureau, a joué un rôle déterminant dans la planification et l’organisation de cet événement. Je le remercie, ainsi que les nombreux autres bénévoles qui ont permis sa réalisation.

Je m’en voudrais de ne pas mentionner le travail effectué avec l’Alliance canadienne des associations étudiantes, pour soutenir les étudiants universitaires dans leurs démarches, et avec la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique pour soutenir les artistes canadiens qui contribuent beaucoup à la culture et à la diversité de notre pays. Merci à eux.

Honorables sénateurs, nous ne pourrions pas faire notre travail sans l’aide de notre personnel et de nos bénévoles. J’ai eu le plaisir de travailler avec de nombreux étudiants pendant l’été, et quand nous reviendrons à la normale, pour peu qu’on sache ce que ce mot veut dire de nos jours, je vous encourage à embaucher des étudiants pendant l’été. J’ai eu comme employés Katherine Donovan, du Nouveau-Brunswick, Michael Power, d’Ottawa, Julianna Kelly, de Manotick, Nat Atherton, d’Ottawa, Jennifer Johns, d’Ottawa, Jessica Burkhardt, d’Ottawa et Michel Naubert, de Gatineau.

Je sais que l’expérience qu’ils ont acquise en travaillant au Sénat leur a été précieuse. Elle l’a certainement été pour moi, et je tiens à les en remercier aujourd’hui.

Les nombreux employés qui ont travaillé dans notre bureau du Sénat, au fil des années, sont parmi les meilleurs que j’ai pu côtoyer, et certaines de ces personnes sont restées avec moi pendant tout mon mandat. Lisa Thibedeau, Melanie Nicholson, Heather Forsyth et Caitlin Gropp, je tiens à vous remercier de l’aide que vous m’avez apportée, notamment lors du processus de création du Groupe progressiste du Sénat.

J’aimerais aussi remercier Archie Campbell et Dave Murphy, qui étaient prêts à m’aider pour l’annuelle fête de la décoration du sapin du sénateur Mercer. Quand je suis revenu, il y a quelques semaines, et que je voyais la fin arriver, je me suis dit que je voulais faire quelque chose de spécial dont les gens se souviendraient. Je l’ai presque fait, mais j’ai fini par renoncer parce que je savais que cela m’aurait mis dans le pétrin. Mon idée était d’organiser ma fête de la décoration du sapin la semaine dernière. Eh bien, en temps normal, cette fête que j’organise se déroule dans l’édifice de l’Est, où environ 100 personnes déambulent au troisième étage, devant mon bureau, et il y a des musiciens et des barmans bénévoles. Il y a aussi un buffet de mets délicieux et variés, la plupart fournis par mon personnel. Je vais d’ailleurs parler de mon équipe dans une minute.

Je remercie tout le personnel du Groupe progressiste du Sénat pour le travail qu’ils réalisent pour nous. Continuez comme cela, mais n’oubliez pas non plus de vous amuser un peu.

Je remercie pour leur travail le Service de protection parlementaire, les services d’entretien, les services à la clientèle, la Direction des services d’information, le Service des installations, les assistants aux comités, les services multimédias — notamment Pedro Peres —, les interprètes et le personnel de soutien de toute l’administration du Sénat. C’est vous qui maintenez ce navire à flot. Je remercie aussi toutes les associations et les groupes parlementaires et leur personnel qui aident à promouvoir le Canada à l’international.

Je ne remercierai jamais assez deux personnes qui m’ont accompagné durant tout mon parcours au Sénat : Sherry Petten et David Sheppard. Sherry jouissait d’une expérience remarquable, puisqu’elle avait travaillé au cabinet du vice-premier ministre Herb Gray. Elle a ensuite travaillé pour la leader du gouvernement au Sénat, Sharon Carstairs. C’est là qu’elle travaillait quand j’ai été nommé. J’ai eu la chance de la convaincre de venir travailler avec moi. Nous avons alors passé un accord. Sherry a presque exactement 10 ans de moins que moi. Puisqu’elle allait avoir 65 ans quand j’en aurais 75, nous avons convenu de prendre notre retraite en même temps.

Pourtant, Sherry a pris la décision de partir il y a quelques années et elle profite maintenant d’une belle retraite. Je persiste à croire que le travail de Sherry consistait à m’éviter la prison et les ennuis. Comme je ne suis jamais allé en prison, cette partie de l’équation a bien fonctionné, et je ne peux que me blâmer moi-même pour les ennuis que j’ai eus. Sherry a tout de même parfois tenté de me garder dans le droit chemin.

Par contraste, je connais David Sheppard depuis longtemps. Il était un jeune libéral en Nouvelle-Écosse. Lorsque j’ai été nommé, David travaillait pour le parti en Nouvelle-Écosse. Je l’ai incité à déménager pour s’installer à Ottawa. David et Sherry ont été des partenaires extraordinaires. À mon avis, j’ai eu la chance d’avoir les meilleurs employés à mon bureau du Sénat pendant des années. C’est grâce à leur soutien que mes efforts ont porté des fruits.

Je voulais prendre un instant pour vous raconter une histoire. Le sénateur Plett a été très gentil dans ses observations et il a parlé de l’amitié que nous avons développée. Je considère le sénateur Plett comme l’un de mes amis les plus proches au Sénat.

Le Comité de l’agriculture et des forêts visitait plusieurs endroits. Nous nous sommes retrouvés dans le Nord du Nouveau-Brunwick avec le sénateur Mockler. En passant, le sénateur Mockler ne sait pas qu’il n’a pas besoin de se faire élire. Peu importe où nous étions dans le Nord du Nouveau-Brunwick, il serrait la main à tout le monde. J’ai participé à de nombreuses campagnes, et Percy serrait la main à toutes les personnes présentes.

Bref, nous étions à Saint-Léonard, si je ne me trompe pas, où nous nous sommes arrêtés. Le sénateur Plett et moi étions membres du comité. Nous étions relativement nouveaux. J’avais un peu plus d’expérience du travail en comité que le sénateur Plett parce qu’il venait tout juste d’être nommé. Nous sommes donc allés au restaurant, comme c’est l’habitude des comités. À la fin de la soirée, nous nous sommes installés pour boire un verre de vin, et tous les autres sont allés se coucher. Le sénateur Plett et moi étions tous les deux coincés ensemble, avec personne d’autre à qui parler.

Nous avons donc bu un autre verre de vin — ou peut-être deux —, et nous avons découvert quelque chose. Quand nous ne laissions pas notre attachement partisan pour le Parti libéral ou le Parti conservateur nous diviser, nous nous aimions bien. Au fil du temps, nous avons resserré nos liens. Cela nous a parfois aidés dans cette enceinte. Même si cela n’a pas toujours été le cas, Don et moi savons tous les deux que nous pouvons toujours nous parler. Cela a parfois été utile, pas tout le temps parce qu’il y a eu quelques obstacles à surmonter. Don est têtu.

Toutefois, je crois que notre caucus — qui est petit, mais puissant — fait du Sénat une meilleure institution. Le Groupe progressiste du Sénat est composé de sénateurs issus de milieux différents, ayant des valeurs communes et, parfois, des divergences d’opinions. Nous apportons tous notre contribution, et j’ai hâte de voir le groupe grandir et continuer de s’améliorer.

Je viens de me rendre compte que je n’ai pas terminé mon histoire sur Don Plett.

Le Comité des transports faisait un voyage. Don y était, tout comme Dennis. Nous nous sommes rendus en Estonie pour la première partie de notre étude, puis à Bruxelles pour la deuxième partie. C’était au mois de novembre. Le 11 novembre tombait un mercredi cette semaine-là. Je suis donc allé dire au greffier du comité que nous ne travaillerions pas mercredi. Il m’a demandé pourquoi, et je lui ai dit que c’était le jour du Souvenir et qu’il devait trouver un endroit où nous pourrions le célébrer.

Ils ont organisé quelque chose avec l’ambassade à Bruxelles, et nous sommes allés à Ypres et à la Porte de Menin. C’est seulement à quelques kilomètres de Passchendaele. L’histoire du sénateur Plett a eu lieu après, lorsque nous sommes revenus à Bruxelles. Nous étions sortis le soir et soudain, mes deux compères — les sénateurs Dawson et Plett — décident qu’ils veulent aller magasiner. À proximité de l’hôtel, il y avait un magasin qui vendait uniquement des cravates; plus exactement, des cravates et des nœuds papillon.

Le sénateur Dawson : Il l’a toujours.

Le sénateur Mercer : À la fin de la soirée, lorsque nous avons quitté la boutique, Don avait 15 ou 20 cravates — je ne me souviens pas du nombre exact, mais il y avait beaucoup de cravates — et Dennis avait acheté quelques nœuds papillon. J’étais sans voix; je n’avais rien acheté. D’abord, contrairement à moi, ils s’achetaient des cravates de première qualité. Par contre, la cravate que je porte aujourd’hui — pour les spécialistes des tartans — représente le motif du clan Cooper. Le nom de jeune fille de ma mère est Cooper, et à chaque grande occasion ici, je veux lui rendre hommage en portant cette cravate.

Enfin, voilà l’histoire des sénateurs Plett et Dawson et de leur magasinage de cravates. Quelques semaines plus tard, j’ai demandé au sénateur Plett ce que sa femme avait pensé des cravates. Il m’a répondu : « Elle n’a rien dit à propos des cravates, mais elle m’a cuisiné sur la grosse dépense inscrite au compte Visa. »

Enfin, je remercie tout le monde encore une fois. Je veux remercier les collègues de mon caucus : Margaret Dawn, Diane, Wanda, Pat, Jane, Dennis, Pierre, Brian, Amina, Clément, Peter, Marty et Sandra. Je vais m’ennuyer de nos rencontres hebdomadaires, qui tournaient parfois au débat.

En conclusion, j’aurais quelques conseils à vous donner avant de partir. N’oubliez jamais que vous êtes tous des politiciens. C’est tout. Bon nombre d’entre vous ont été nommés sénateurs et ont affirmé qu’ils n’avaient jamais voulu devenir politiciens, mais vous l’êtes tous. Peut-être que vous êtes un politicien avec un « p » minuscule ou peut-être que vous êtes un politicien avec un « p » majuscule, mais vous êtes tous des politiciens; ne l’oubliez jamais. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi. Le travail de sénateur est exigeant et extrêmement satisfaisant, surtout lorsque nous travaillons avec les collègues de notre caucus ou de notre groupe qui pensent comme nous, mais encore plus lorsque nous collaborons. J’ai déjà parlé du travail des comités lorsqu’ils sont en déplacement; je vous ai parlé de la fois où le sénateur Mockler faisait campagne dans le Nord du Nouveau-Brunswick et de celle où Don Plett et moi nous sommes rencontrés au bar.

Ce qu’il faut retenir, c’est que vous devez nouer des liens d’amitié. Allez rencontrer les gens. Un des problèmes causés par la pandémie, c’est qu’il n’y a plus d’activités sociales où nous pouvons nous rassembler. Lorsque ces activités reprendront, allez-y. Allez rencontrer vos collègues; assurez-vous de rencontrer quelqu’un d’un autre autre groupe avec lequel vous n’avez aucune affiliation. Vous savez quoi? Vous établirez des liens et ces liens feront en sorte que les comités fonctionnent mieux, que le Sénat fonctionne mieux et que les projets de loi soient meilleurs. Ce sont les Canadiens qui seront mieux servis, mais ce ne sera possible que si chacun y met du sien.

Des voix : Bravo!

Le sénateur Mercer : Apprenez à connaître vos collègues, quelle que soit leur allégeance politique : vous en serez tous gagnants.

Dans cette enceinte, nous pouvons débattre et argumenter, et être en accord ou en désaccord. Mais rappelez-vous qu’une fois à l’extérieur, nous pouvons tous célébrer l’amitié, quelle que soit notre allégeance. La grande expérience du premier ministre ne demeure qu’une expérience.

Qu’arrivera-t-il dans l’avenir? C’est à nous qu’il incombe — vraiment à vous dorénavant — de décider de la voie à emprunter et des changements à conserver. L’avenir du Sénat dépend de vous. De grâce, n’oubliez pas le passé et ne pensez pas qu’il a été vraiment horrible parce que vous pourriez bien y revenir.

J’ai toujours prédit que notre auguste assemblée allait revenir à ce qu’elle était. Il y aura un groupe en face qui constituera l’opposition et il y en aura un autre, de ce côté-ci, qui représentera le gouvernement, et je crois qu’il y aura plusieurs autres groupes, comme à l’heure actuelle. Quoi qu’il en soit, je pense que c’est ainsi que le Sénat évoluera. Vous le constaterez tous vous-mêmes. Je ne serai pas ici pour vous guider, mais je serai ravi de vous donner des conseils.

Honorables sénateurs, je profite de l’occasion pour remercier l’ensemble de ma famille et mes amis — ils sont trop nombreux pour que je les nomme — qui m’ont énormément soutenu, beau temps, mauvais temps.

Mon cousin John se trouve dans la tribune avec sa conjointe, Neena. Sans eux, Ellen et moi n’aurions pas été en mesure de nous installer à Ottawa lorsque nous avons déménagé ici, et nous les en remercions. Ils nous ont grandement facilité la vie.

À mon épouse, Ellen, avec qui j’ai récemment célébré notre cinquantième anniversaire de mariage, les mots ne suffisent pas. Je ne serais pas là aujourd’hui sans toi. Tu es mon roc.

Des voix : Bravo!

Le sénateur Mercer : À mon fils, Michael, et à ma belle-fille, Lisa, qui est à la maison avec mes petits-enfants, il me tarde de passer plus de temps avec vous et nos deux merveilleux petits-enfants, Ellie et Oliver. Merci d’avoir embelli nos vies.

Honorables sénateurs, voilà qui termine la première moitié de mon discours. En fait, avant de prononcer mon discours aujourd’hui, je pensais arriver avec une liasse de papier beaucoup plus épaisse pour montrer au sénateur Plett que je peux, moi aussi, parler pendant une heure et demie.

Honorables sénateurs, merci pour vos bons mots. Merci pour votre soutien, et continuez votre excellent travail. Le Canada a besoin de vous. Merci.

Des voix : Bravo!

 

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