Troisième lecture du projet de loi C-16, Loi modifiant la Loi sur la Commission canadienne du lait

Par: L'hon. Jim Munson

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L’honorable Jim Munson : C’est difficile de faire mieux, monsieur le sénateur.

C’est le milieu de l’après-midi et la question est très importante. Je vous félicite. Comme vous l’avez déjà dit, Jean Chrétien avait mentionné que dans le mot « opposition », il y a un beau grand « O ». Cela signifie que vous vous opposez et vous l’avez très bien fait.

Donc, vous avez le choix, monsieur.

Avant que je ne vous présente mon bref discours, j’ai pensé à ce que la sénatrice Coyle avait mentionné au sujet des laits frappés, de la crème glacée et ainsi de suite. J’ai eu le temps durant votre allocution de faire un peu de recherche. J’ai découvert un fait intéressant pour une personne originaire des Maritimes comme moi. Il y a une nouvelle boisson là-bas qui porte le nom de Rum Cow et qui est faite à partir d’une variété d’ingrédients. Je pense qu’en guise de soutien aux exploitants de fermes laitières, je vais être solidaire et appuyer le Rum Cow. Je ne vais pas lire toute la liste des ingrédients, mais il y a entre autres beaucoup de lait, six onces en tout, et un peu de rhum. Il est seulement 15 h 15, mais c’est l’heure où il faut faire attention si vous venez du Canada atlantique.

Je prends la parole au nom du groupe des sénateurs progressistes. J’ai l’honneur de formuler des commentaires à propos du projet de loi C-16, Loi modifiant la Loi sur la Commission canadienne du lait. D’autres avant moi ont également passé en revue le projet de loi, alors je serai bref.

J’ai parlé avec mon bon ami, le sénateur Mercer, de la Nouvelle-Écosse. Il est 16 h 15 maintenant, alors Dieu sait ce qu’il fait. Il voulait que je formule quelques commentaires en son nom au sujet du projet de loi. Bien entendu, il est un membre distingué du comité de l’agriculture en plus d’être un allié et un ami des agriculteurs du Canada.

Je cite donc le sénateur Mercer : le monde d’aujourd’hui est différent. Les restaurants sont fermés et d’autres entreprises le sont aussi, et la consommation de lait et de produits laitiers a considérablement diminué. Même si nous commençons à voir la lumière au bout du tunnel à travers le pays alors que nous redémarrons tranquillement nos économies, nous avons encore beaucoup de chemin à faire. Le secteur agricole et agroalimentaire n’a pas échappé aux conséquences de la COVID-19. Les agriculteurs canadiens ont maintenant besoin d’aide et le projet de loi dont nous sommes saisis constitue une partie de la solution.

Honorables sénateurs, personne ne se réjouit d’entendre que les producteurs laitiers doivent se débarrasser de leur lait. Comme la ministre nous l’a dit plus tôt, ces derniers ont toujours donné leur lait excédentaire aux banques alimentaires lorsqu’ils le pouvaient, et nous saluons leur initiative. Toutefois, nos producteurs laitiers ne peuvent pas donner du lait cru. Ils peuvent uniquement donner les produits fabriqués à base de lait.

C’est pourquoi ce projet de loi est aussi important : il accroît la capacité de la Commission canadienne du lait à acheter des produits laitiers en grosse quantité et à les entreposer pour éviter le gaspillage de lait cru. Cela apportera ainsi une aide financière fort nécessaire aux producteurs et aux transformateurs laitiers.

Nous devrions être reconnaissants d’avoir notre système de gestion de l’offre. En effet, la capacité de s’adapter à des changements majeurs de la production et de la demande est essentielle. La crise de la COVID-19 a exercé des pressions supplémentaires sur le système. Nous espérons donc que le projet de loi à l’étude l’aidera à tenir le coup.

Finalement, il convient aussi de souligner que le financement annoncé par le gouvernement fédéral pour l’ensemble du secteur agricole est très loin du montant demandé par la Fédération canadienne de l’agriculture, mais c’est un début.

Aujourd’hui, nous nous penchons sur la production laitière mais, demain, nous nous intéresserons à d’autres activités du secteur agricole et agroalimentaire.

Les agriculteurs constituent l’épine dorsale du Canada rural. En fait, ils constituent l’épine dorsale du pays. N’oublions pas qu’ils assurent la subsistance de l’ensemble de la population canadienne.

Merci.

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