L’honorable Marty Klyne : Honorables sénateurs, je prends la parole pour rendre hommage à la sénatrice Busson, qui a incarné l’intégrité, le discernement et la collégialité dans notre Chambre de second examen objectif. Nous sommes chanceux d’avoir partagé avec elle ce qui n’est que le plus récent chapitre de son histoire remarquable.
En 1974, alors qu’elle était une jeune enseignante en Nouvelle-Écosse — on en a déjà parlé —, elle se rendait au travail en voiture lorsqu’elle entendit à la radio une nouvelle qui allait changer le cours de sa vie et l’histoire des services de police au Canada. La GRC annonçait qu’elle acceptait des femmes dans des rôles opérationnels. La jeune enseignante s’est immédiatement rendue au détachement de sa région pour présenter sa demande, qui a été refusée dès son arrivée. Cependant, un de ses futurs collègues a confirmé la nouvelle, qu’il venait lui-même d’entendre.
Cette jeune femme était Beverley Busson, qui a été l’une des premières femmes à se joindre à la GRC, au moment où l’organisation tentait encore de comprendre ce que cela signifiait. L’uniforme se composait d’une jupe, de souliers à talons hauts et d’un chapeau, et il était même question que les femmes transportent leur revolver de service dans un sac à main. Bev a toutefois traversé ces premiers jours avec l’humour, la confiance et la détermination qui allaient la caractériser.
Ce qui est le plus frappant quand on écoute la sénatrice Busson parler de ces années, c’est qu’elle ne s’attarde jamais aux obstacles qu’elle a dû surmonter ni aux barrières qu’elle a fait tomber. Si on se fie à son récit, elle était simplement une policière qui voulait bien faire son travail.
Cette perspective lui a permis de mener une carrière exceptionnelle. Elle est devenue la première officière brevetée, la première commandante d’une division provinciale et, en fin de compte, la première femme à occuper le poste de commissaire de la Gendarmerie royale du Canada. Et je suppose qu’à l’époque où elle était commandante, elle était à la tête de la Division F, n’est-ce pas? Oui.
Il est tout à fait approprié que la carrière de la sénatrice Busson au sein de la GRC soit racontée au Centre du patrimoine de la GRC, un édifice majestueux de la Division Dépôt à Regina, où tous les agents de la GRC reçoivent leur formation initiale. J’ai eu le privilège d’être PDG de ce centre, qui est consacré à la sauvegarde de l’histoire de l’une des institutions les plus emblématiques du Canada et qui est en voie de devenir un musée national, grâce à des gens comme Bev Busson.
Après sa retraite de la GRC, la sénatrice Busson a continué à servir le Canada, mais cette fois, au Sénat, où elle a été un excellent modèle pour nous tous. Elle y a apporté son savoir dans le domaine des services de police, de la sécurité publique et de la sécurité nationale ainsi que son profond respect pour les gens, les institutions et le service public.
Nous lui sommes reconnaissants d’avoir parrainé le projet de loi S-12 en 2023, afin de renforcer le registre des délinquants sexuels du Canada et de défendre les victimes d’actes criminels. Nous la remercions aussi de son travail de chef de file dans le groupe Busson-Massicotte sur la réforme du Sénat.
La sénatrice Busson s’est fait de nombreux amis en Saskatchewan. Certains d’entre eux ne seront plus jamais les mêmes. Elle est parvenue à infiltrer la famille Barber. Je parle de la famille de Lloyd Barber, ancien président de l’Université de la Saskatchewan, une famille emblématique de la région de Regina Beach qui s’est dévouée corps et âme pour celle-ci. La sénatrice Busson a aidé cette région à grandir.
Sénatrice Busson, je vous remercie d’avoir éliminé des obstacles, d’avoir renforcé les institutions, d’avoir été une mentore pour les futurs dirigeants et d’avoir inspiré des générations de Canadiens. Nous vous souhaitons beaucoup de bonheur dans les années à venir et nous vous assurons de notre plus profonde gratitude pour vos années de travail au service des Canadiens. N’oubliez jamais que vous et moi avons été assermentés le même jour, en présence de notre meilleur ami de la GRC. Merci.
Des voix : Bravo!

