L’Entente sur la revendication territoriale globale des Gwich’in

Par: L'hon. Margaret Dawn Anderson

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Landscape, Yukon Territory

L’honorable Margaret Dawn Anderson : Drin Gwiinzii, honorables sénateurs.

J’ai le privilège de prendre la parole aujourd’hui pour féliciter les Gwich’in d’Aklavik, d’Inuvik, de Teetl’it Zheh et de Tsiigehtchic à l’occasion du trentième anniversaire de l’Entente sur la revendication territoriale globale des Gwich’in.

L’entente, qui a été signée le 22 avril 1992, accorde aux Gwich’ins la propriété de 22 330 kilomètres carrés de terres dans les Territoires du Nord-Ouest et de 1 554 kilomètres carrés de terres au Yukon, y compris les droits tréfonciers sur 6 158 kilomètres carrés de terres dans les Territoires du Nord-Ouest. L’entente a également garanti aux Gwich’ins des avantages économiques et le droit exclusif d’obtenir un permis pour mener des activités commerciales liées à la faune sur les terres gwich’ins et a officialisé la participation des Gwich’ins à l’aménagement du territoire et à la gestion des ressources renouvelables, des terres, de l’eau et des ressources patrimoniales. Cela comprenait un engagement à négocier l’autonomie gouvernementale.

Depuis qu’ils ont reçu, entre 1992 et 2007, les 75 millions de dollars en transferts de capitaux garantis par l’entente sur la revendication territoriale, les Gwich’ins ont augmenté ces fonds à plus de 165 millions de dollars tout en soutenant leur peuple et leurs communautés.

La reconnaissance et l’affirmation des droits des Gwich’ins aux termes de l’entente sur la revendication territoriale ont également appuyé les initiatives gwich’ins en matière de conservation et de durabilité. Par exemple, les Gwich’ins ont été en mesure de maintenir la harde de caribous de la Porcupine comme l’une des hardes internationales de caribous de la toundra les plus grandes et les plus en santé au monde — une ressource critique et vitale pour les Gwich’ins.

Au cours des 30 dernières années, grâce à leur ministère du Patrimoine culturel, les Gwich’ins se sont efforcés de préserver leur culture, leur langue et leurs connaissances traditionnelles pour les générations futures. Ils ont aussi développé des programmes appropriés à leurs besoins. Ils ont par exemple enregistré les récits de vie de nombreux aînés gwich’ins et collaboré à un programme de langue seconde pour les jeunes de la maternelle à la 12e année de la région Beaufort-Delta.

Enfin, la transition vers un gouvernement dinjii zhuh fera en sorte que les Gwich’ins pourront poursuivre leurs activités d’occupation et de récolte pour des générations à venir tout en fusionnant leurs structures historiques de leadership avec des formes de gouvernance contemporaines.

Je félicite les Gwich’ins ainsi que leurs communautés et organisations pour leurs réalisations des 30 dernières années. Je sais que le Conseil tribal des Gwich’ins continuera d’accorder la priorité à son peuple, à ses collectivités, à sa culture, à sa spiritualité, à sa langue et à ses valeurs tout en cheminant vers un gouvernement dinjii zhuh. C’est vraiment le temps de définir « votre avenir, à votre façon ».

Mahsi’cho, quyannaini. Merci.

 

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