Le décès de Joan Fraser

Par: L'hon. Terry Mercer

Partager cette publication:

L’honorable Terry M. Mercer : Honorables sénateurs, c’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris en mars le décès de Joan Fraser, d’Halifax, une amie très chère.

Joan a grandi au Nouveau-Brunswick avant de déménager à Wolfville, en Nouvelle-Écosse, pour étudier à l’Université Acadia. Après l’obtention de son diplôme, elle a travaillé pour l’Impériale et les Lignes aériennes Trans-Canada à Halifax. Plus tard, elle a été nommée juge à la Cour de la citoyenneté canadienne.

Joan a ensuite occupé la fonction de directrice générale de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC de la Nouvelle-Écosse jusqu’à sa retraite en 2002.

On se souviendra surtout de Joan pour son engagement communautaire. Elle avait un brillant esprit politique et manifestait invariablement son appui à une cause en faisant preuve d’assiduité et de persévérance, le tout avec un brin d’humour et un sourire contagieux.

Joan a siégé à de nombreux conseils d’administration et comités consultatifs à titre de bénévole. Du Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme au conseil d’administration du Queen Elizabeth II Health Sciences Centre à Halifax, Joan aimait défendre les intérêts des gens.

Honorables sénateurs, Joan était l’égérie libérale des libéraux. Parmi le nombre incalculable de personnes qui l’ont connue, bon nombre, au sein du Parti libéral, sont allés à « l’institut des études politiques de Joan Fraser ». Je suis d’ailleurs un de ses « diplômés » et elle m’a beaucoup appris. Je suis très fier d’être un féministe; je le dois à Joan, qui a été une chef de file en matière de condition féminine, et à ses conseils.

En campagne électorale, les appels téléphoniques et le porte-à-porte sont au cœur de toute stratégie gagnante et Joan s’assurait qu’on aille voir les gens et qu’on les appelle. Elle croyait dans les gens, notamment dans leur capacité d’améliorer les choses, et elle était convaincue qu’il fallait respecter l’opinion de tous.

Honorables sénateurs, Joan n’a jamais eu peur de dire la vérité à ceux qui étaient au pouvoir, et elle avait bien raison. Sa ténacité, sa détermination et sa personnalité chaleureuse et authentique manqueront à bien des gens. J’offre mes condoléances à Susan, Janice et Peter, à sa famille et à ses amis ainsi qu’à tous ceux qui l’ont connue. Joan, vous nous manquerez.

Partager cette publication:

Menu