La sensibilisation au diabète

Par: L'hon. Patricia Bovey

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L’honorable Patricia Bovey : Honorables sénateurs, j’aimerais offrir mes condoléances à tous ceux qui ont perdu un être cher ou un ami en raison de la COVID-19 et aux plus de 300 000 Canadiens qui ont été atteints du virus.

Les dommages sont énormes et dépassent tout ce qu’on aurait pu imaginer. Durant la pandémie, les autres maladies n’ont pas cessé d’agir. Les Canadiens continuent de recevoir d’effrayants diagnostics de cancer, de maladie du cœur et d’autres maladies comme le diabète, qui touche beaucoup de familles et certains sénateurs, d’ailleurs.

Novembre est le mois de la sensibilisation au diabète et le 14 novembre est la Journée mondiale du diabète. Il y a beaucoup de travail à faire concernant cette maladie.

Au pic de la pandémie en avril dernier, ma petite-fille de neuf ans a été soudainement atteinte du diabète de type 1. C’est un choc d’apprendre que l’un des siens est touché. Comme vous le savez, mes enfants et mes petits-enfants vivent au Royaume-Uni et il m’était impossible de m’y rendre, même si je le souhaitais ardemment. La COVID était très répandue. Mon gendre l’a transportée d’urgence à l’hôpital et est demeuré avec elle durant les huit jours de son séjour. Ma fille n’était pas autorisée à entrer à l’hôpital, malgré le fait que ma petite-fille traversait une période critique.

En 1921, il y a presque 100 ans, les médecins canadiens Best et Banting ont découvert l’insuline et ont ainsi sauvé des millions de vies dans le monde. Je remercie les associations nationale et provinciales du Canada, leurs dirigeants et les bénévoles de partout pour leur travail; la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile Canada; les médecins et les chercheurs, pour leur dévouement indéfectible; les infirmières, les psychologues, les nutritionnistes et tous ceux qui travaillent tous les jours auprès des patients et des familles.

Ce diagnostic bouleverse sérieusement la routine familiale, surtout en plein confinement national.

Nous savons que les diabétiques de type 1 ne peuvent pas survivre plus de deux jours sans insuline. Nous savons également que les diabètes de type 1 et de type 2 sont des maladies différentes. Nous ne connaissons toujours pas la cause du diabète de type 1 et nous n’avons pas non plus de traitement. La science a trouvé dans certains cas des moyens de retarder son apparition de quelques années.

Les traitements avec différentes insulines, les nouvelles pompes et les lecteurs de glycémie qui envoient les résultats au cellulaire d’une personne sont de grandes avancées, mais il est essentiel de continuer et d’augmenter le financement de la recherche. Il en va de même pour l’égalité d’accès pour ceux qui ont besoin de matériel de surveillance, de pompes et de types précis d’insuline.

À l’approche du 100e anniversaire, nous avons besoin d’une stratégie nationale pour le diabète de type 1 et de type 2. Je me consacre aux nouvelles avancées médicales et au soutien des familles qui sont confrontées aux changements spectaculaires qu’un tel diagnostic entraîne dans la vie quotidienne. Voir ma Zoé de neuf ans regretter « la vie comme c’était avant » me déchire le cœur. Elle a toutefois été heureuse d’apprendre que les enfants canadiens reçoivent le même Rufus, l’ourson diabétique, qu’elle a reçu au King’s College Hospital à Londres.

Je vous remercie.

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