L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

Par: L'hon. Michèle Audette

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Centennial flame, Ottawa

L’honorable Michèle Audette : Honorables sénateurs, je remercie le peuple anishinabe de m’accueillir encore aujourd’hui.

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de bébé Maxime. Maxime était un petit garçon atikamekw âgé de six mois. En 1954, il a été envoyé seul dans un hôpital loin de sa communauté de Manawan. Il est décédé quelques semaines plus tard.

Ses parents, qui ne parlent ni le français ni l’anglais, n’ont appris sa mort que deux ans plus tard. Pendant 72 ans, sa famille n’a pas su où il reposait. Pendant 72 ans, une famille entière a cherché des réponses.

Grâce à la persévérance de sa famille, au travail de l’organisme Awacak et de la Direction de soutien aux familles, bébé Maxime a finalement été retrouvé. Des analyses ADN ont confirmé son identité.

[Traduction]

Aujourd’hui, au moment où je vous parle, il est enfin retourné chez lui, à Manawan, et c’est un moment important de vérité.

Bien sûr, c’est grâce au travail inlassable de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et, surtout, grâce au courage et à la détermination des familles qui n’ont jamais cessé de chercher des réponses. Depuis 2020, le gouvernement du Québec dispose d’une loi pour aider à retrouver les enfants autochtones disparus et assassinés jusqu’en 2031. La Loi 79 cherche de l’information sur les enfants autochtones qui ont disparu ou qui sont morts après avoir été admis dans un établissement.

[Français]

C’est un rappel important de poursuivre les recherches et, surtout, d’accompagner les familles qui cherchent encore leurs proches.

La Cour supérieure du Québec a rendu une décision historique en octobre 2025 en se basant sur le projet de loi no 79 permettant d’ouvrir une fosse commune du cimetière Saint-Charles à Québec, à côté de chez nous, et de fouiller le lot où reposait bébé Maxime. Cette histoire est profondément émouvante.

[Traduction]

Elle nous rappelle également que 146 familles innues, atikamekws et anishinabes attendent encore d’obtenir une réponse au sujet de 251 enfants disparus.

Quelque 500 demandes d’accès ont mené à la récupération de 96 dossiers médicaux et de 115 actes de décès.

[Français]

La vérité est essentielle, la mémoire aussi. La réconciliation passe par des gestes concrets.

Françoise Ruperthouse, Marie-Marthe Malek et toutes les autres familles : je vous admire. Ne lâchez pas.

[Note de la rédaction : La sénatrice Audette s’exprime en innu-aimun.]

Des voix : Bravo!

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