La sénatrice Audette interroge les ministres sur le projet de loi C-39 pendant le comité plénier

Par: L'hon. Michèle Audette

Partager cette publication:

Le Sénat s’est formé en comité plénier afin d’étudier la teneur du projet de loi C-39, Loi concernant certaines mesures visant à renforcer l’économie.

La sénatrice Audette : [Note de la rédaction : La sénatrice Audette s’exprime en innu-aimun.]

Merci de votre présence dans notre Chambre.

Le gouvernement reconnaîtra-t-il que la gouvernance des corridors doit inclure non seulement les peuples autochtones directement touchés par les projets, mais aussi ceux en amont et en aval qui en ressentiront les impacts environnementaux, sociaux et économiques?

Je vais y aller en rafale avec une seconde question très importante : comment allez-vous soutenir nos Premières Nations pour diminuer la pression que ressentent nos nations, nos communautés et nos gouvernements autochtones en matière d’employabilité et de formation? On parle beaucoup de consultations. Comment ferez-vous en sorte que l’on ne se retrouve pas comme au Labrador et au Québec, où Innu Nation et la nation innue ne sont pas à la table des grands projets qui touchent nos territoires? Vous pouvez répondre par écrit si le temps manque, mais j’aimerais obtenir une réponse pour rassurer ceux et celles qui nous écoutent.

Merci.

M. MacKinnon : Je vais commencer et peut-être que M. LeBlanc voudra compléter ma réponse.

D’abord, je vous amène vers une autre section du projet de loi qui parle des comités consultatifs autochtones pour les administrations portuaires. C’est quelque chose que nous n’avons jamais essayé. Si vous êtes d’accord avec moi que tout chemine éventuellement vers un port, vous voyez donc la pertinence d’inclure les Premières Nations à cette étape.

La meilleure façon de répondre à votre question est de reprendre ce que j’ai dit au sénateur Francis. C’est tôt, je l’avoue. Toutefois, inclure les Premières Nations au tout début du processus, dès la conception — vous avez parlé de projets dans le Nord du Québec ou du Labrador — stimulera la créativité des acteurs locaux, des sociétés, et des institutions du savoir et de la formation. Ce sont souvent de petites communautés, et elles se parlent. Nous voyons déjà des étincelles d’inspiration quant à leur participation à la conception qui n’est pas terminée, mais qui les inclut dès le départ grâce à de courts délais.

Un dernier petit point : vous avez parlé de pression. La pression est aussi pour le groupe qui arrive pour parler des —

Le président : Merci, monsieur le ministre.

M. MacKinnon : Je suis désolé. C’était un bon point.

 

Partager cette publication: