L’honorable Rodger Cuzner : Honorables sénateurs, je suis ravi de prendre la parole aujourd’hui — et, j’ajouterais, beaucoup moins surpris qu’hier — pour célébrer l’investissement de 755 millions de dollars annoncé mardi afin de contribuer à la croissance et au renforcement du système sportif canadien.
Les interventions de plusieurs collègues lors de la récente interpellation du Sénat sur l’activité physique et le sport avaient un thème commun : le sport peut avoir un effet positif mesurable sur la santé physique, mentale et émotionnelle des Canadiens. Même si, en tant qu’amateur de longue date des Maple Leafs de Toronto, je peux vous dire que le sport peut parfois donner mal à l’âme.
Honorables sénateurs, si nous voulons augmenter le nombre de Canadiens qui pratiquent un sport, je crois que le gouvernement fédéral a un rôle à jouer. Les statistiques d’une année à l’autre montrent une augmentation annuelle des taux de participation de seulement 2,5 % à 3,5 %, et je note que, même après l’établissement du crédit d’impôt pour la condition physique des enfants en 2007, il n’y a pas eu de poussée perceptible. Cependant, il y a eu une année où une hausse importante a été observée, et c’était en 2003. Les experts soulignent que l’année précédente, en 2002, l’équipe canadienne de hockey féminin avait remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques de Salt Lake City.
Partout au pays, des jeunes filles ont été inspirées en voyant les performances de Cassie Campbell, Hayley Wickenheiser et Jennifer Botterill, pour n’en citer que quelques-unes. Cette équipe canadienne n’avait pas froid aux yeux et est parvenue à battre l’équipe du pays hôte, les États-Unis, par la marque de 3 à 2. Elle a ainsi allumé la flamme parmi les jeunes Canadiennes, qui ont vu qu’elles pouvaient désormais rivaliser au niveau international dans un sport longtemps considéré comme la chasse gardée des hommes.
Les succès de ces nouvelles figures de proue nationales, à l’époque, ont semblé motiver les jeunes filles et leurs parents à se rendre sur les patinoires et à vivre leur nouvelle passion. Ce n’est pas la seule fois où un pareil phénomène s’est produit. Je suis convaincu que les sénatrices Deacon, Petitclerc et McBean ont marqué de nombreuses jeunes femmes lorsqu’elles compétitionnaient.
Chers sénateurs, l’enveloppe de 755 millions de dollars sur cinq ans qui vient d’être annoncée permettra de développer les infrastructures locales, de favoriser la formation des entraîneurs et des dirigeants et de soutenir les athlètes de haut niveau, ce qui ouvrira de nouvelles possibilités et haussera les performances.
Des organismes comme le Comité olympique canadien et le Comité paralympique canadien ont qualifié l’annonce faite mardi de financement historique. Selon eux, c’est l’occasion de reconstruire le système pour qu’il soit moderne, axé sur des objectifs et bien financé. Depuis la base jusqu’au plus haut niveau, les athlètes doivent bénéficier de plus de ressources.
Chers collègues, le sport est un puissant catalyseur de fierté nationale. Il joue un rôle unificateur au-delà des différences culturelles, géographiques et sociales. Il façonne une identité commune à toute la nation.
Chers sénateurs, je crois que c’est le moment idéal pour miser sur le sport, construire les infrastructures nécessaires et soutenir nos athlètes.
Merci. Meegwetch.

