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Le Jour de l’émancipation

Le Jour de l’émancipation

Le Jour de l’émancipation


Publié le 27 juillet 2020
Hansard et déclarations par l’hon. Jim Munson, Wanda Thomas Bernard

L’honorable Jim Munson : Honorables sénateurs, j’interviens aujourd’hui au nom de ma collègue du Groupe progressiste du Sénat, la sénatrice Wanda Bernard. Voici le message qu’elle souhaite transmettre :

Honorables sénateurs, le 1er août marquera le 186e anniversaire de l’émancipation des esclaves africains. Depuis plusieurs années, je me rends dans diverses collectivités pour participer aux célébrations. Cette année, il me manquera d’être entourée de gens qui se souviennent de la liberté de nos ancêtres, y réfléchissent et célèbrent notre émancipation.

Alors que les organisations modifient leurs plans habituels comprenant entre autres des initiatives de sensibilisation du public, des pique-niques communautaires, des prestations musicales, de la danse et du gospel, elles font également preuve d’innovation et de souplesse en optant plutôt pour des événements en ligne. La COVID-19 comporte un avantage inattendu : les événements virtuels sont accessibles à un plus grand nombre de personnes.

Il est essentiel de reconnaître l’histoire des Noirs tout au long de l’année pour rendre hommage à l’expérience des Canadiens noirs. En 2020, le Jour de l’émancipation représente une occasion incroyable d’adopter de nouvelles traditions. Voici cinq suggestions d’activités de l’équipe Preston :

1. Placez le principe du Sankofa au centre de vos activités : « Guidés par le passé, marchons vers l’avenir ».

Faites des recherches sur l’histoire des Noirs dans votre collectivité et, selon vos apprentissages, créez un jeu-questionnaire pour votre famille!

2. Encouragez vos représentants locaux et vos collègues à souligner publiquement le Jour de l’émancipation, en insistant sur l’importance de reconnaître cette partie de l’histoire du Canada.

3. Organisez une vigile et dévoilez un plan d’action pour susciter un changement, le 31 juillet, à minuit, en l’honneur des esclaves africains qui n’ont pas vécu l’émancipation. Cette vigile est l’occasion de réfléchir au contexte racial actuel et d’élaborer un plan d’action pour contribuer à susciter un changement.

4. Assistez à des activités et à des célébrations en ligne, et participez au débat de société sur le Jour de l’émancipation. Expliquez pourquoi cette journée est importante pour vous, en tant que Canadien, à vos proches et amis!

5. Publiez en ligne des recettes de plats réconfortants que vous préparez pour vos êtres chers.

Honorables collègues, nous avons observé les effets conjugués des pandémies de racisme et de COVID-19. Cette situation nous rappelle que, même si l’esclavage a été aboli, nous luttons toujours contre le racisme anti-Noirs. Adoptons le principe du Sankofa et envisageons une justice future pour les Afro-Canadiens, qui sera guidée par notre histoire d’émancipation et de liberté. La liberté à retardement est un déni de justice.

C’étaient les paroles de la sénatrice Wanda Bernard.

Je voudrais dire brièvement que le mot « Sankofa » a piqué ma curiosité, alors j’ai fait quelques recherches. Il provient des Akans du Ghana. Il s’agit d’un mot akan qui signifie littéralement « retourner le chercher ». Il traduit l’importance d’utiliser aujourd’hui les connaissances acquises dans le passé afin de progresser de manière positive.

L’un des symboles de ce principe est un oiseau mythique qui vole vers l’avant tout en ayant la tête tournée vers l’arrière. Honorables sénateurs, peu importe quel jour on est, on peut toujours apprendre quelque chose. C’est le cas aujourd’hui, où nous apprenons la signification du mot « Sankofa ». Merci.