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La tragédie du vol PS752 d’Ukraine International Airlines

La tragédie du vol PS752 d’Ukraine International Airlines

L’honorable Jane Cordy :

Honorables sénateurs, j’interviens aujourd’hui au sujet des personnes qui ont perdu la vie tragiquement le 8 janvier 2020 au matin, à bord du vol PS752. Au total, 167 passagers et 9 membres d’équipage sont morts. Parmi les passagers, 138 se rendaient au Canada, dont 57 citoyens canadiens. Il s’agit du plus grand nombre de décès de Canadiens à bord d’un avion depuis l’attentat à la bombe contre le vol 182 d’Air India en 1985.

Bien que les circonstances entourant la tragédie soient nébuleuses et que de nombreuses questions demeurent sans réponse, il est important de continuer à penser aux victimes et, bien entendu, à leur famille et à leurs amis, qui doivent se remettre de la perte d’êtres chers.

Beaucoup de passagers étaient des étudiants ou des professeurs qui revenaient à une université canadienne après avoir passé le congé des Fêtes auprès de leur famille en Iran. C’était le cas de Masoumeh Ghavi, étudiante à la maîtrise en ingénierie de l’Université Dalhousie à Halifax. Ali Nafarieh, professeur à l’Université Dalhousie et propriétaire de la compagnie de technologie de l’information où travaillait Masoumeh, a dit à son sujet :

Elle était sans contredit l’une des meilleures étudiantes. Je me souviens qu’elle était toujours souriante. Outre ses compétences, ses connaissances et son expérience, elle apportait à la compagnie une énergie bien à elle. Elle a changé l’ambiance dans l’entreprise. Elle va beaucoup nous manquer.

Mandieh, la jeune sœur de Masoumeh, était aussi à bord de l’avion et s’apprêtait à entreprendre elle aussi des études universitaires à Halifax.

L’Université St. Mary’s a perdu deux étudiantes qui faisaient leur maîtrise en finances. Maryam Malek et Fatemeh Mahmoodi étaient des camarades de classe et des amies. Elles revenaient de leur congé des Fêtes, pendant lequel elles avaient célébré la fin de leur premier semestre. Les deux femmes parlaient trois langues. Une amie proche, Varun Agrawal, a dit ceci au sujet de l’écrasement :

Ce genre de chose ne devrait pas se produire. Ces personnes étaient parfaitement innocentes et cela n’aurait pas dû arriver.

La Dre Sharieh Faghihi, qui était dentiste à Halifax et qui a étudié à la Dalhousie Dental School, a été décrite comme une femme « toujours joyeuse » et comme une personne des plus aimables. Le dentiste Ebrahim Kiani a travaillé avec la Dre Faghihi. Il l’a rencontrée il y a 25 ans, lorsqu’elle dirigeait le département de parodontologie de l’Université Shiraz des sciences médicales, en Iran. Voici comment il a décrit la Dre Faghihi :

Elle était très gentille, elle partageait ses connaissances avec beaucoup de générosité et elle était très douée. Elle a été publiée dans nombre de revues […] Elle a été une bonne conseillère pour moi.

Honorables sénateurs, ce sont de vraies personnes — des mères, des pères, des sœurs, des frères et des amis — qui revenaient au Canada à bord de cet avion. Pour les proches des disparus, perdre un être cher de cette façon semble inconcevable. De telles circonstances nous rappellent que notre vie peut changer radicalement en un clin d’œil. Une journée qui semble banale peut vite rester gravée à jamais dans notre mémoire, et de douloureux souvenirs peuvent s’y rattacher.

Honorables sénateurs, au nom du caucus progressiste, je transmets nos pensées et nos prières aux familles et aux amis de ceux qui sont décédés à la suite de cette tragédie insensée. Notre pays pleure la perte de Canadiens exceptionnels.