Période des questions : La politique en matière de langues officielles

Par: L'hon. Julie Miville-Dechêne

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L’honorable Julie Miville-Dechêne : Sénateur Moreau, j’ai appris que la Ligne d’urgence canadienne contre la traite des personnes répondait en anglais neuf fois sur dix, même si celles qui téléphonent réclament explicitement un service en français. Or, cette ligne prétend offrir des services dans les deux langues officielles. Cette enquête a été menée par la Coalition québécoise contre la traite des personnes après plusieurs plaintes. C’est plutôt choquant, considérant que cette ligne financée par le gouvernement fédéral se présente comme étant bilingue.

L’honorable Pierre Moreau (représentant du gouvernement au Sénat) : Je vous remercie de votre question, madame la sénatrice. Elle est excellente.

Vous savez que la ligne d’urgence en question n’est pas un organisme fédéral, mais elle est financée par le gouvernement fédéral. Le gouvernement fédéral s’attend à ce que les services fournis le soient dans les deux langues officielles, soit le français et l’anglais. Le gouvernement s’attend certainement à ce que ces services soient fournis. La question sera soulevée auprès du ministère. Je vous assure que j’insisterai moi-même pour que l’on donne suite à votre question et je vous informerai des résultats.

La sénatrice Miville-Dechêne : Votre réponse est très appréciée, sénateur Moreau, parce que ce manque de services en français signifie que les victimes francophones de la traite ne peuvent obtenir de l’aide immédiate dans leur langue, alors qu’elles sont désespérées. De plus, cela fausse la collecte de données, car les statistiques ne tiennent pas compte de plusieurs appels de détresse provenant du Québec et des francophones du Canada.

Le sénateur Moreau : Comme je suis moi-même francophone, j’estime qu’il est du devoir du gouvernement fédéral de faire en sorte que les services soient fournis en français et en anglais. Le gouvernement en fait une affaire de principe. Dans le cas que vous soulevez, c’est encore plus important, puisque l’on parle de victimes.

Je vous remercie d’avoir soulevé la question.

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