En comité plénier sur la teneur du projet de loi C-19, Loi modifiant la Loi de l’impôt sur le revenu

Par: L'hon. Julie Miville-Dechêne

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Le Sénat s’ést formé en comité plénier afin de recevoir l’honorable François-Philippe Champagne, c.p., député, ministre des Finances et du Revenu national, accompagné d’un maximum de deux fonctionnaires, afin d’étudier la teneur du projet de loi C-19, Loi modifiant la Loi de l’impôt sur le revenu.

La sénatrice Miville-Dechêne : Bienvenue, monsieur le ministre.

Le projet de loi C-19 va sans nul doute aider les familles à faire leur épicerie en respirant un peu mieux. Je m’en réjouis, bien sûr. Cependant, cette politique ne s’attaque pas aux causes profondes de cette hausse rapide des prix des aliments. Il y a, bien sûr, des causes en dehors dans notre contrôle, comme les tensions géopolitiques et les dérèglements climatiques. Toutefois, au pays, n’y a-t-il pas également des chaînes d’épiceries qui amassent des profits démesurés? Notre dépendance aux importations alimentaires en hiver ne contribue-t-elle pas aux prix gonflés? Que faites-vous à ce chapitre pour contribuer à une plus grande abordabilité?

M. Champagne : Merci, madame la sénatrice. Je pense que vous touchez deux points fondamentaux.

D’abord, la concurrence. On doit toujours augmenter la concurrence dans le secteur de l’alimentation.

De l’autre côté, les mesures un peu plus directes et immédiates sont les mesures structurelles. Comme je le disais, après avoir parlé à l’Union des producteurs agricoles au Québec, on s’est rendu compte que, dans certains secteurs, on avait besoin de prendre des mesures structurelles. Le fonds de 500 millions de dollars aidera certainement. Par exemple, on a parlé d’abattoirs dans certaines régions, de réfrigération et de transport.

Les aliments qui ont causé le plus d’inflation sont le bœuf, le porc, le poulet, la laitue, le café et le sucre. Il y a certaines choses qu’on devra toujours importer. C’est là où l’on devient un peu dépendant des fluctuations mondiales, c’est-à-dire des changements climatiques, du taux de change et des restrictions commerciales. Cela dit, investir notamment dans la culture de serre chez nous et dans des chaînes plus résilientes tout en ayant un code de conduite pour les épiceries qui a été mis en vigueur sont au nombre des mesures qui s’enchaînent les unes aux autres et qui nous aideront à devenir plus résilients. C’est dans l’intérêt national d’être beaucoup plus résilient en matière de production et de distribution alimentaire au pays.

La sénatrice Miville-Dechêne : Que ferez-vous dans cinq ans? Qui vous dit que l’inflation se stabilisera ou que le taux de pauvreté diminuera? Ce sera difficile de revenir en arrière.

M. Champagne : Effectivement. Nous avons dit en anglais que nous voulions élever le montant pour récupérer 782 $ de l’inflation excédentaire alimentaire. En même temps, nous avons donné un pont. Selon notre vision, nous sommes certains que l’économie canadienne aura pris de la croissance d’ici 2030. S’il y a de la croissance économique, cela augmentera le PIB par habitant et cela créera de la richesse au pays. C’était l’idée derrière cette mesure.

La sénatrice Miville-Dechêne : Merci, monsieur le ministre.

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