L’honorable Judy A. White : Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à notre collègue, la sénatrice Raymonde Saint-Germain.
[Traduction]Peut-être êtes-vous surpris de m’entendre tenter de prononcer ces quelques mots en français. Si je le fais, c’est en raison de mon immense respect pour notre collègue et amie la sénatrice Saint-Germain.
L’un des aspects de mon travail aux côtés de Raymonde que j’ai le plus appréciés est nos conversations au sujet de la langue française. Elle m’a toujours encouragée à tenter de dire quelques mots, même lorsque je me contentais de n’utiliser que mon mot favori, « enchantée ». Je crois qu’elle a parfois été légèrement exaspérée par les limites de mon vocabulaire en français et par ma détermination à n’utiliser que le mot « enchantée », même lorsqu’il ne convenait pas dans le contexte. Mais elle n’en a jamais rien laissé paraître. Elle ne réagissait qu’avec patience, bienveillance et humour en tentant de m’expliquer le bon moment pour dire « bonne nuit » ou pour élargir mon vocabulaire au-delà d’« enchantée ».
Ces moments d’apprentissage et de franche rigolade — à mes dépens, je dois le dire — ont toujours été précieux. Ce sont des souvenirs que je chérirai toujours.
Pour la gouverne de mes collègues qui ne le sauraient pas, « enchantée » signifie qu’on est très heureux de rencontrer quelqu’un. Je crois que cela sied très bien à Raymonde. Elle a le don de mettre les gens à l’aise, de leur faire sentir qu’ils sont les bienvenus. Ce don a été mis bien en évidence au fil de sa longue carrière au service du public, y compris, bien entendu, pendant les années qu’elle a passées ici au Sénat.
Raymonde prend sa retraite en laissant derrière elle un bilan remarquable, dont une longue carrière dans la fonction publique, notamment comme protectrice du citoyen du Québec — un titre très impressionnant — et comme sous-ministre. Elle a fait profiter au Sénat de cette expérience depuis 2016 par son travail aux comités, par son leadership au sein de son groupe et par ses nombreuses responsabilités parlementaires et interparlementaires. Je crois qu’il est juste de dire que Raymonde n’a jamais été du genre à regarder passer la parade les bras croisés.
Je suis certaine que sa famille sera enchantée de la voir un peu plus souvent maintenant qu’elle quitte le Sénat. Au nom du Groupe progressiste du Sénat, Raymonde, je vous dis que ce fut un plaisir de travailler avec vous et je vous offre mes meilleurs vœux pour la suite des choses.
[Français]Bonne continuation, Raymonde. Et surtout, je suis enchantée d’avoir été ta collègue.
Merci.

