L’honorable Danièle Henkel : Madame la ministre Olszewski, bonjour.
En tant que lieutenante-colonelle honoraire du Régiment de Maisonneuve, un régiment de réserve, je suis particulièrement sensible au rôle que jouent les réservistes auprès des autorités civiles lors des catastrophes naturelles.
Le rapport ministériel 2024-2025 de la Défense nationale indique que les interventions de la réserve face aux catastrophes naturelles ont augmenté de façon exponentielle et continue depuis 2010.
Votre ministère travaille actuellement à renforcer la capacité civile de réponse aux catastrophes. Comment, s’il vous plaît, comptez-vous réduire la pression croissante sur la réserve et faire en sorte qu’elle demeure une force d’appoint plutôt qu’une force sollicitée de plus en plus systématiquement?
[Traduction]L’honorable Eleanor Olszewski, c.p., députée, ministre de la Gestion des urgences et de la résilience des communautés et ministre responsable de Développement économique Canada pour les Prairies : Vous évoquez un sujet important, madame la sénatrice. En cas de catastrophe, on sait que les membres des Forces armées canadiennes interviennent sans hésitation, dès que nous le leur demandons. Quand ils arrivent quelque part, après une catastrophe, ils sont toujours accueillis à bras ouverts.
En revanche, nous savons aussi qu’il faudrait éviter de recourir aux membres des Forces armées pour, par exemple, effectuer des tâches qui relèvent d’une équipe de pompiers de type 3, c’est-à-dire essentiellement regarder dans les débris pour confirmer qu’il ne reste pas de cendres susceptibles de s’embraser.
Nous avons ce qu’on appelle le Programme de main-d’œuvre humanitaire. Il a été institué pendant la pandémie, mais il est toujours actif et nous le finançons. Il réunit des organismes comme la Croix-Rouge canadienne, Team Rubicon Canada, l’Association canadienne des volontaires en recherche et sauvetage, l’Ambulance Saint-Jean et l’Armée du salut.
Il y a des gens, en particulier à la Croix-Rouge canadienne et à Team Rubicon Canada, mais aussi à l’Association canadienne des volontaires en recherche et sauvetage, qui sont formés à ce genre de travail. Vous avez probablement remarqué, après les inondations au Manitoba cette année, que nous avons obtenu des renforts de Team Rubicon Canada et de la Croix-Rouge canadienne. Seul un petit groupe de responsables de la logistique des Forces armées canadiennes est intervenu là-bas.
Nous entendons améliorer notre capacité d’intervention civile dès que possible, à court ou à moyen terme.
[Français]Son Honneur la Présidente : Merci, madame la ministre.
La sénatrice Henkel : Madame la ministre, au vu de ce que vous venez de répondre, j’aimerais insister sur le fait que, oui, votre ministère travaille avec la Défense nationale pour veiller à ce que nos unités de réserve disposent des formations et de l’équipement voulus et réalisent des exercices conjoints avec la sécurité civile pour répondre à cette fréquence accrue des catastrophes.
Est-ce que votre ministère travaille en ce sens pour les outiller adéquatement?
[Traduction]Mme Olszewski : Oui, je peux vous dire que j’ai eu plusieurs discussions avec le ministre McGuinty, notamment au sujet d’une force ou d’un groupe d’intervention civile. Je lui ai parlé à plusieurs reprises, et nous poursuivons nos discussions. Il a un plan pour constituer un autre type de réservistes, et nous avons échangé à ce sujet. Bien sûr, je lui ai parlé de la possibilité de créer cette force de réserve et du potentiel qu’elle représenterait. Elle serait distincte de la force de réserve principale, si je peux l’appeler ainsi. L’un de ses objectifs serait, en fait, de contribuer aux interventions d’urgence en cas de catastrophe naturelle nationale.

