Période des questions ministérielle : La santé des hommes et des garçons

Par: L’hon. Katherine Hay

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L’honorable Katherine Hay : Bonjour, madame la ministre. Les hommes et les garçons du Canada sont confrontés à une crise silencieuse : celle de la santé mentale. Les hommes représentent près de 75 % des décès par suicide au Canada, mais ne constituent que 30 % des personnes qui ont recours aux services d’aide. La stigmatisation reste un obstacle majeur, en particulier dans les collectivités rurales et éloignées ainsi que dans les milieux de travail à prédominance masculine.

Je vous remercie d’avoir mené des consultations au sujet de la première stratégie canadienne sur la santé des hommes et des garçons ainsi que de votre intention de mettre cette stratégie en œuvre. Madame la ministre, comment cette stratégie sera-t-elle conçue pour atteindre véritablement les hommes et les garçons concernés et pour veiller à répondre à leurs besoins là où ils se trouvent, en particulier dans les régions rurales et éloignées?

L’honorable Marjorie Michel, c.p., députée, ministre de la Santé : Madame la sénatrice, merci de votre question. Comme vous le savez, je suis très impliquée dans cette consultation. Ce matin, j’ai participé à une table ronde avec des experts et diverses personnes et organisations actives dans ce domaine.

Tout d’abord, je tiens à m’assurer que nous entendons chaque point de vue. Il n’y a pas qu’un seul regroupement d’hommes. Il y en a plusieurs, et je souhaite entendre le point de vue d’un certain nombre d’entre eux. C’est aussi pour cette raison que, lorsque j’ai lancé la consultation, j’ai envoyé la trousse d’outils à mes collègues parlementaires du Sénat afin que vous puissiez diffuser la nouvelle et demander à votre organisation de s’y intéresser. Je ne pense pas que nous puissions élaborer une stratégie pour les hommes si nous ne tenons pas compte de la diversité de ceux-ci. J’ajoute que des représentants des régions rurales et éloignées participent bel et bien aux consultations.

La sénatrice Hay : Pour garantir le succès de cette stratégie, il sera essentiel de veiller à ce qu’elle dispose de ressources et d’un financement solides, tout comme il sera crucial d’établir des partenariats avec des organismes communautaires d’un océan à l’autre. Pouvez-vous nous parler du modèle de financement et des partenariats que vous envisagez pour appuyer la mise en œuvre de la stratégie?

Mme Michel : Merci, madame la sénatrice.

Je n’envisage rien de précis pour l’instant. Je mène actuellement des consultations et je suis en contact avec les organismes. Je suis disposée à élaborer un cadre qui tienne compte des réalités du terrain; je ne veux donc pas préjuger de ce que je ferai avant d’avoir mené ces consultations, d’avoir rassemblé toute l’information et d’être parvenue à des conclusions.

Je n’ai pas obtenu d’engagement à financer quoi que ce soit pour l’instant, mais je pourrais présenter quelques demandes. Par ailleurs, il existe peut-être déjà des fonds dans d’autres portefeuilles qui pourraient être réaffectés à cette initiative.

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