L’honorable Rodger Cuzner : Bienvenue, monsieur le secrétaire d’État. Je suis heureux de vous voir.
Comme on l’a dit, le secteur de la construction au Canada est à l’aube de quelque chose d’assez important et, donc, très enthousiaste. Nous devons veiller à ce qu’il y ait assez de travailleurs. C’est notre responsabilité. Nous voulons que les Canadiens bénéficient des investissements qui sont prévus.
Dans un pays aussi vaste, il a toujours été difficile d’amener les travailleurs là où il y a du travail. Je viens du Cap-Breton, et nous avons toujours été une sorte de bassin de main-d’œuvre qualifiée et mobile. Pour que les Canadiens puissent profiter de ces avantages, quelles mesures le gouvernement a-t-il prises pour veiller à ce qu’il y ait des occasions où la mobilité est possible et à ce que les facteurs dissuasifs soient à tout le moins éliminés?
L’honorable John Zerucelli, c.p., député, secrétaire d’État (Travail) : Merci, sénateur Cuzner. Je sais que vous soutenez depuis longtemps les métiers de la construction et les syndicats en général, alors c’est une question que vous connaissez très bien. Il y a sûrement des travailleurs spécialisés de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Écosse — beaucoup de gens se rendent maintenant en Nouvelle-Écosse parce qu’il se passe beaucoup de choses dans cette province… Chose certaine, à Terre-Neuve et dans d’autres provinces de l’Atlantique, il y a des travailleurs spécialisés qui se rendent jusqu’en Alberta.
La mobilité de la main-d’œuvre est un élément clé de nos efforts. La formation et la réglementation en matière de santé et de sécurité constituent le plus grand obstacle que rencontrent les travailleurs spécialisés. Cet obstacle les empêche d’obtenir un emploi immédiatement. Certaines provinces se sont engagées à approuver les demandes de reconnaissance dans les 10 jours, d’autres non. Nous travaillons fort avec nos collègues provinciaux. Il s’agit en grande partie d’une responsabilité provinciale. Le gouvernement fédéral peut influer sur ce domaine à l’aide d’incitatifs financiers.
Pour faire suite à certaines des réponses précédentes, nous avons convenu d’harmoniser le travail en hauteur et sur les plateformes de travail surélevées mobiles. Nous travaillons actuellement sur le hissage et le gréage, de même que sur les tranchées et l’étaiement.
[Français]Son Honneur la Présidente : Merci, monsieur le secrétaire d’État.
[Traduction]Le sénateur Cuzner : Je vous remercie. Comme la sénatrice Osler l’a mentionné dans sa question, il est toujours préoccupant de voir qu’un certain nombre de jeunes apprentis commencent leur apprentissage, mais ne le terminent pas. Les apprentis ayant terminé leur formation Sceau rouge peuvent chercher des emplois un peu partout au pays sans trop de problèmes, mais il subsiste des règles qui compliquent les choses quand vient le temps d’obtenir la reconnaissance des titres de compétence et de la formation. Existe-t-il un forum où les provinces et le gouvernement fédéral peuvent discuter de ce qui pourrait être fait à tous les échelons afin de tenter d’abattre ces obstacles?
M. Zerucelli : Oui, sénateur Cuzner, il existe un forum qui est principalement piloté par les ministres fédéral et provinciaux du Travail et dont relève un groupe de sous-ministres qui s’emploie à trouver des solutions pour réduire ces obstacles. Ce forum relève lui-même de la table de discussion réunissant le ministre LeBlanc, le premier ministre fédéral et les premiers ministres des provinces. Son travail fait partie des efforts pour favoriser la mobilité de la main-d’œuvre, qui font eux-mêmes partie du chantier de la réduction des barrières nuisant au commerce intérieur canadien.

