L’honorable Danièle Henkel : Bonjour, monsieur le ministre. Merci d’être parmi nous.
Monsieur le ministre, une sage-femme formée à Vancouver ne peut pas directement travailler à Moncton. Un électricien de l’Alberta ne peut pas travailler à Montréal. La mise au monde d’un bébé et le fonctionnement de l’électricité ne changent pas aux frontières provinciales. Pourtant, les ordres professionnels font semblant que oui.
Pendant ce temps, nos hôpitaux manquent de personnel, nos chantiers manquent de techniciens, et les immigrants qualifiés que l’on recrute à grands frais à l’étranger attendent des années pour avoir le droit de travailler dans leur domaine.
Monsieur le ministre, vous avez promis une norme de 30 jours pour traiter les demandes de reconnaissance interprovinciale. Pourquoi cette norme n’est-elle toujours pas entrée en vigueur? Quand le sera-t-elle?
Merci.
L’honorable Dominic LeBlanc, c.p., député, président du Conseil privé du Roi pour le Canada et ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, des Affaires intergouvernementales, du Commerce intérieur et de l’Unité de l’économie canadienne : Merci, madame la sénatrice, de la question.
Je suis entièrement d’accord avec votre question et les enjeux que vous identifiez dans votre question.
Comme je l’ai mentionné, dans les rencontres auxquelles j’assistais avec M. Carney, les premiers ministres les plus insistants étaient souvent ceux de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse, mais les premiers ministres des autres provinces étaient d’accord avec ces discussions. Il s’agit de se faire confiance. S’il y a quelqu’un de qualifié pour être technicien dans un hôpital de l’Alberta, je serais très heureux que cette personne puisse travailler au Nouveau-Brunswick, et que cette reconnaissance mutuelle existe.
La façon dont on légifère dans ces ordres professionnels est bel et bien entre les mains des assemblées législatives des provinces. Nous avons une certaine façon de les encourager. J’ai même mentionné publiquement que l’on veut faire un progrès important en ce qui concerne la mobilité de la main-d’œuvre. Vous avez identifié le secteur de la santé qui, je crois, est essentiel pour les Canadiens. Je me suis attiré certaines critiques en disant que si l’on ne voyait pas un progrès rapidement, on devra penser aux transferts que l’on fait aux provinces pour la formation de la main-d’œuvre, pour les encourager à aller plus vite.
Son Honneur la Présidente : Merci, monsieur le ministre.

