L’honorable Katherine Hay : Honorables sénateurs, ce matin, nous avons lancé une série de séances d’information sur l’intelligence artificielle. Je sais que vous en êtes probablement ravis, car vous recevrez désormais beaucoup moins de courriels au quotidien. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à Tyler Anderson et à Armughan Ahmad, des Canadiens extraordinaires qui font bouger les choses et qui sont la preuve vivante que l’intelligence artificielle est une bonne chose pour le Canada. Je suis fière de vous compter parmi mes amis. Merci à vous deux. Nous n’avons fait qu’effleurer le sujet aujourd’hui, mais c’est déjà beaucoup.
Nous avons également entendu directement le ministre Solomon, dont la déclaration préliminaire, qui devait durer de 5 à 8 minutes, a finalement duré 45 minutes. Le ministre s’est montré informel, direct et franc quant à la situation actuelle du Canada et à ce que nous devons faire. J’aimerais vous faire part de quelques principes qui me sont restés en tête.
Tout d’abord, le sigle « IA » signifie intelligence artificielle, mais aussi intelligence ancestrale. J’aime beaucoup ce principe.
Ensuite, le pragmatisme et le rééquilibrage politique actuels s’expliquent par la volonté de maintenir l’ordre mondial fondé sur des règles et profondément ancré dans des valeurs canadiennes.
De plus, l’intelligence artificielle doit être canadienne, c’est-à-dire qu’elle doit être conçue, mise en œuvre, protégée et régie par le droit canadien.
Enfin, l’intelligence artificielle évolue à la vitesse de la technologie, c’est-à-dire à une vitesse fulgurante, mais son adoption dépend de la confiance qui lui est accordée. Actuellement, seulement 12 % de la population canadienne utilise l’intelligence artificielle. Voilà le travail qui nous attend.
Une chose est maintenant limpide : la stratégie que nous sommes sur le point de lancer n’est pas seulement une bonne chose à faire; elle est indispensable. Nous devons faire preuve d’audace. Le maintien du statu quo n’est pas une option. Claude serait d’accord sur ce point.
Parlons un peu de Claude. Je suis sûre qu’il est à l’écoute. Claude n’est pas seulement l’agent préféré du sénateur Bernie Sanders : c’est aussi le mien. J’ai interrogé Claude sur l’intelligence artificielle et le quantique, sur les arrêts prévus au cours de la tournée mondiale de U2, et je lui ai aussi demandé des conseils fiscaux et des conseils en matière de santé. Tout cela représente beaucoup de données à mon sujet. L’intelligence artificielle générative n’est pas seulement sur le point d’arriver : elle est déjà bien là. Les choses bougent. L’IA générative bouge vite et elle ne nous attendra pas.
Comme le dirait le grand philosophe Colin Deacon : « Vous n’avez encore rien vu. »
Le Canada est tout simplement le meilleur pays pour être à l’avant-garde dans ce domaine, point barre. Nous avons le talent, les instituts, l’énergie et les valeurs qu’il faut. Les valeurs canadiennes sont un avantage concurrentiel.
Comme le dirait le sénateur Kutcher, c’est une nouvelle réalité.
Restez à l’écoute, chers collègues. D’autres courriels s’en viennent. La deuxième séance portera sur la sécurité nationale et la souveraineté. Soyez au rendez-vous, ou adressez-vous simplement à Claude. Je vous recommande toutefois de vous joindre à nous, car la communication d’humain à humain est toujours meilleure. Merci. Meegwetch.

