L’honorable Katherine Hay : Bon mardi, honorables sénateurs. N’oubliez pas de porter du rose demain à l’occasion de la Journée du chandail rose.
Ma déclaration d’aujourd’hui porte sur un sujet qui nous concerne tous directement. Avant de poursuivre, permettez-moi de vous dire que je suis très impressionnée par votre intelligence hors du commun, votre maîtrise de dossiers extrêmement complexes, la richesse de vos perspectives, votre créativité, votre curiosité. Vous améliorez des lois, vous posez des questions difficiles et vous aidez le Canada à avancer dans un monde qui évolue sans cesse. Chers collègues, nous sommes témoins d’incroyables bouleversements dans pratiquement tous les secteurs de la société.
Aujourd’hui, je vous parlerai de l’intelligence artificielle, cette technologie qui reconfigure les marchés mondiaux, redéfinit la productivité, transforme le monde du travail, met à l’épreuve notre sécurité nationale et bouscule nos certitudes stratégiques. Trois comités du Sénat examinent déjà la question. Tous les comités s’y intéressent. Un projet de loi nous sera présenté.
Malgré tout ce que nous savons et tout ce que nous avons pu apprendre sur le sujet, j’ai l’impression que nous ne sommes pas tous du même calibre. Certains d’entre nous jouent dans les ligues majeures. On pourrait même dire qu’ils sont de niveau olympique, tandis que d’autres, comme moi, s’amusent dans les petites ligues, où l’on explore l’intelligence artificielle. Dans ce contexte, je suis fière d’annoncer le lancement d’une série de quatre séances d’information sur l’intelligence artificielle à l’intention des sénateurs, des députés et de leur personnel. Ces séances auront lieu sur une période de quatre mois et porteront sur quatre sujets différents, des sujets dont nous parlons tous ici, à la maison, dans nos soirées, partout.
Tout d’abord, en mars, les rudiments de l’intelligence artificielle nous seront exposés par Armughan Ahmad, Canadien à la réputation internationale dans le domaine de l’intelligence artificielle et fondateur d’entreprises, ainsi que Tyler Anderson, PDG de Disruptive Edge, qui accompagne des entreprises comme Walmart, TELUS et la RBC dans leur transition vers l’intelligence artificielle.
En avril, restez à l’écoute afin d’assister à la séance sur l’intelligence artificielle et la sécurité nationale, la souveraineté, la gouvernance et les infrastructures, qui sera animée par Janice Stein, de la Munk School of Global Affairs & Public Policy, et Shannon Bell, vice-présidente exécutive, dirigeante principale du numérique et dirigeante principale de l’information d’OpenText.
En mai se tiendra une séance sur la main-d’œuvre et l’acquisition de compétences en intelligence artificielle. Si j’ai bien compris, ce ne sera pas une occasion de perfectionner ses compétences. Nos conférenciers seront Sabrina Geremia, de Google; Rola Dagher, ancienne cheffe de réseau mondial de Dell Technologies; et Lisa Zarzeczny, du festival Elevate.
En juin, nous allons couronner le tout par une séance sur la stratégie canadienne Play to Win, avec quelques-uns des plus grands acteurs du domaine du Canada. Ce sera un dialogue sur les investissements, la commercialisation, l’ampleur des projets et le leadership dans la stratosphère mondiale de l’intelligence artificielle. Ce dont je suis sûre, en tout cas, c’est que vous devriez rester à l’écoute et vous joindre à moi, car être chargé du second examen objectif ne devrait jamais dire qu’on reste figé dans le temps. Nous n’avons pas le choix d’évoluer. Merci beaucoup.

