L’honorable Tracy Muggli : Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour souligner que 2026 est l’Année internationale des agricultrices.
Son but? Mettre en lumière le rôle essentiel que jouent les femmes dans le système alimentaire. Au Canada, près de 80 000 exploitants agricoles sont des femmes, soit environ 30 %. En fait, 42 % des exploitations agricoles comptent au moins une exploitante.
Dans les programmes agricoles, on constate également qu’un nombre croissant de jeunes femmes se préparent à faire carrière dans le secteur. Selon le recensement de 2021, les trois quarts des agricultrices de moins de 35 ans ont fait des études postsecondaires.
L’une de ces agricultrices cultivées est Lesley Kelly, une productrice de céréales et d’oléagineux et entrepreneure de Watrous, en Saskatchewan. Mme Kelly a récemment pris part au balado The First Sixteen consacré à l’agriculture et enregistré par Agriculture et Agroalimentaire Canada. Je le recommande. Mme Kelly a parlé de sa décision de prendre les rênes de l’exploitation familiale et de la Do More Agriculture Foundation, qu’elle a confondée et qui contribue à attirer l’attention du pays sur la santé mentale dans les collectivités agricoles. Je suis une grande admiratrice de ce travail.
Quand on lui a posé une question sur les difficultés auxquelles se butent encore les femmes en agriculture, Mme Kelly a dit quelque chose que je sais être vrai grâce à notre travail au Comité sénatorial permanent de l’agriculture et des forêts : « Le succès dépend de l’accès. » L’accès à la terre et au capital, au mentorat et aux occasions, et l’accès à des conversations sur la relève et l’avenir de l’exploitation agricole.
Mes collègues du comité de l’agriculture et des forêts et moi passons beaucoup de temps à discuter de la sécurité alimentaire, de la santé des sols et de l’avenir de l’agriculture canadienne. Je suis fière de dire que, jour après jour, nous entendons des femmes qui relèvent le défi de nourrir le Canada et le monde entier.
Les femmes mènent des recherches, entament des conversations importantes et posent des questions sur les pratiques durables, les sciences émergentes et la santé mentale en agriculture. Il est d’ailleurs important de noter qu’elles assument des rôles de leadership dans l’ensemble du secteur. On n’a qu’à penser à ma collègue la sénatrice Robinson, qui a été et qui demeure une voix féminine forte dans le milieu de l’agriculture canadienne.
En cette Année internationale des agricultrices, je tiens à remercier les femmes qui soutiennent l’agriculture canadienne depuis des générations et à rendre hommage aux femmes qui se préparent à la diriger.
Merci. Meegwetch. Marsee.
Des voix : Bravo!

