La prévention du suicide et la sensibilisation de la population à ce phénomène

Par: L'hon. Tracy Muggli

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L’honorable Tracy Muggli : Honorables sénateurs, j’aimerais aujourd’hui parler d’un problème qui touche toutes les couches de la population canadienne : le suicide.

Mars est le Mois national du travail social, et j’aimerais attirer votre attention sur l’excellent travail des travailleurs sociaux, mais aussi sur ce qui se fait présentement dans ce dossier en Saskatchewan. Que ce soit en Saskatchewan ou ailleurs au Canada, le suicide demeure un grave problème de santé publique. À l’échelle nationale, environ 4 500 Canadiens s’enlèvent la vie chaque année — c’est 12 par jour —, ce qui fait du suicide l’une des principales causes de décès chez les jeunes et les adultes de moins de 50 ans.

En Saskatchewan, le taux de suicide a à peu près toujours été plus élevé que la moyenne nationale. Il a d’ailleurs atteint un sommet en 2022, avec 21 décès par tranche de 1 000 habitants. En 2020, la Saskatchewan a commencé à agir pour offrir de meilleures ressources aux personnes qui ont des idées suicidaires. C’est ainsi qu’est né le plan de prévention du suicide de la Saskatchewan, intitulé Pillars for Life. Il s’agit en fait d’une stratégie concertée visant à s’attaquer au suicide dans de nombreux secteurs de la société, et sa mise en œuvre se fonde sur l’expérience vécue par de nombreuses personnes. Voilà comment on crée des politiques efficaces et humaines.

Le plan prévoit plusieurs initiatives, comme le nouveau programme de bourses en prévention du suicide, qui permet de financer des activités de formation et de sensibilisation, le programme d’accès rapide à du soutien pour les personnes dont un proche s’est suicidé, et l’initiative communautaire de prévention du suicide Roots of Hope, qui a pris racine dans le Nord de la province, notamment à La Ronge, à Meadow Lake, à Buffalo Narrows, à Prince Albert et à North Battleford. Par-dessus tout, ce plan est la preuve que la prévention doit commencer tôt.

J’aimerais également saluer le partenariat entre le ministère de l’Éducation de la Saskatchewan et la direction de la santé publique de la Saskatchewan, qui a donné naissance au programme scolaire de renforcement de la santé mentale, qui mise sur la prévention, l’intervention précoce et la pédagogie pour favoriser la bonne santé mentale des enfants et des jeunes, les rendre plus résilients et réduire les préjugés. La direction de la santé publique de la Saskatchewan a d’ailleurs salué le travail de notre collègue le sénateur Kutcher pour son utilité dans le cadre de ce programme.

Cette année, le programme a été élargi à six divisions scolaires supplémentaires, et on prévoit le rendre accessible à l’ensemble des 27 divisions d’ici 2028. Les données préliminaires indiquent que les initiatives de ce genre commencent à porter fruit, car il y a eu une diminution du nombre de suicides par habitant en 2023 et en 2024.

Je tiens à exprimer ma gratitude aux milliers de travailleurs sociaux de la Saskatchewan et de partout ailleurs au Canada pour le travail inestimable qu’ils accomplissent chaque jour. En cette semaine où nous avons souligné la Journée internationale des femmes, je tiens à reconnaître que bon nombre des personnes qui œuvrent dans le secteur du travail social sont des femmes. Je pense entre autres à Zoe Teed McKay, travailleuse sociale et directrice générale de la direction de la santé publique de la Saskatchewan, dont le leadership a contribué à la mise en œuvre du programme.

Je suis très fière que ma province bien-aimée, la Saskatchewan, ait reconnu l’existence de cette crise de la santé publique et déployé une série de mesures d’aide essentielle. Joyeux Mois national du travail social, en particulier à notre collègue la sénatrice Wanda Thomas Bernard.

Merci. Meegwetch. Marsee.

Des voix : Bravo!

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