L’honorable Duncan Wilson : Honorables sénateurs, je prends la parole aujourd’hui pour rendre hommage à Kathleen Bigsby, une Britanno-Colombienne qui a consacré une grande partie de sa vie au service civique grâce au bénévolat.
J’ai été profondément attristé d’apprendre le décès de Kathleen pendant la période des Fêtes.
J’ai eu le privilège de la côtoyer et de travailler avec elle pendant mes trois mandats à titre de commissaire élu du conseil des parcs de Vancouver, dans les années 1990.
À l’époque, Kathleen en était à mi-chemin de ses 30 années de service en tant que bénévole et présidente du centre communautaire Kerrisdale, qui offre depuis 1955 une vaste gamme de programmes récréatifs, sportifs et artistiques pour tous les âges. Comme le centre communautaire était géré conjointement par le conseil des parcs et loisirs de Vancouver, nos chemins se sont souvent croisés alors qu’elle était présidente de Kerrisdale.
Kathleen avait une personnalité flamboyante qui reflétait, je m’en suis vite rendu compte, la passion que lui inspirait la communauté qu’elle considérait comme son foyer. Nous étions d’accord sur de nombreux sujets, mais il nous arrivait parfois d’avoir des opinions divergentes. Peu importe si nous étions du même avis ou non, j’ai toujours été frappé par le respect avec lequel elle traitait tout le monde. J’avais aussi une profonde admiration pour sa détermination à défendre ce qu’elle estimait être le mieux pour sa communauté. Je vous avoue que, même lorsqu’on était en désaccord avec elle, on ne pouvait s’empêcher de la respecter, car elle avait souvent raison.
Kathleen était une figure importante à Vancouver et elle défendait les intérêts d’autres collectivités que la sienne. Elle comprenait le pouvoir du réseau des parcs et des loisirs de Vancouver et savait que, lorsque ses membres agissaient ensemble, ils pouvaient vraiment changer les choses.
En plus de son travail bénévole, elle a également trouvé le temps d’être mère et de mener une carrière. Elle s’est consacrée à l’éducation, enseignant l’anglais au collège King Edward de Vancouver avant de se tourner vers l’évaluation institutionnelle dans le système postsecondaire de la Colombie-Britannique. Elle a ensuite occupé le poste de directrice de la planification et de l’analyse institutionnelles à l’Université polytechnique Kwantlen.
Il y a plusieurs années, on a entendu dire qu’elle aimait boire un bon gin tonique, en particulier lorsqu’elle était assise sous son porche à contempler son jardin. Selon la rumeur, on a servi des dizaines de boissons à base de gin lors de la fête organisée à l’occasion de son départ à la retraite.
Kathleen a toutefois continué à faire du bénévolat au sein de sa collectivité. Face aux récentes tentatives visant à dissoudre le seul conseil des parcs élu au Canada, elle a contribué à la création d’une coalition pour sauver le conseil des parcs, en misant sur la passion que nous, les Vancouvérois, avons pour notre réseau des parcs et des loisirs.
Kathleen a mené une vie riche et bien remplie, apportant une contribution inestimable à sa collectivité. En reconnaissance de cela, elle a reçu l’année dernière la Médaille du couronnement du roi Charles III.
À l’approche du premier anniversaire de ma nomination au Sénat, je suis reconnaissant de pouvoir prendre un moment de réflexion et remercier Kathleen pour ce qu’elle m’a inculqué ainsi qu’à tant d’autres : rester fidèle à mes principes, défendre sans relâche ceux que je sers et diriger avec respect, en toutes circonstances.
Merci.

