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  • Les agriculteurs et l’incidence des changements climatiques

    Cette semaine, j’ai eu l’occasion de poser des questions à l’honorable Lawrence MacAulay, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, sur les mesures que prend le gouvernement pour lutter contre les changements climatiques et leur incidence sur les agriculteurs.

    Je lui ai posé des questions, car le Comité sénatorial de l’agriculture et de la foresterie, dont je suis un membre de longue date, étudie l’incidence potentielle des changements climatiques sur l’agriculture, l’agroalimentaire et la foresterie depuis plus d’un an. Les membres du comité ont entendu divers témoins, dont des producteurs, qui nous ont dit que les changements climatiques les touchaient déjà : fonte des neiges rapide, inondations, événements climatiques extrêmes, changement de cultures nécessaire pour s’adapter aux nouvelles conditions locales, et changement de stratégie en matière de contrôle des organismes nuisibles.

    Les agriculteurs canadiens ont toujours su s’adapter, mais ils ont dit au comité que le gouvernement pouvait les aider à relever ces nouveaux défis liés aux changements climatiques.

    Lorsque j’ai demandé quelles mesures le gouvernement prenait pour gérer ces problèmes graves, le ministre a offert une réponse encourageante. Étant lui-même agriculteur, j’ai vu qu’il comprenait les préoccupations et qu’il cherchait à y répondre. Il a souligné l’utilité des programmes de gestion des risques et les fonds investis dans la recherche agricole, dans la technologie agricole propre et dans la recherche sur l’atténuation des gaz à effet de serre.

    L’agriculture et l’agroalimentaire revêtent beaucoup d’importance pour l’économie canadienne. Le gouvernement fédéral doit garder l’épaule à la roue pour maintenir la croissance et assurer la prospérité dans les années à venir.

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  • Les femmes de la Nouvelle-Écosse et le droit de vote

    Cette année, nous célébrons le centenaire de l’octroi du droit de vote aux femmes en Nouvelle-Écosse.

    Le droit de vote a peut-être été accordé aux femmes il y a un siècle, mais il fut le fruit de nombreuses années d’efforts déployés sur le plan législatif depuis 1891.

    En 1893, James Wilberforce Longley, procureur général de la Nouvelle-Écosse, a exprimé son opposition à un projet de loi qui visait à accorder le droit de vote aux femmes en rappelant « le caractère sacré de la société en sphères séparées dans laquelle les femmes devraient être protégées contre la bassesse de la politique. »

    Une lettre adressée au rédacteur en chef du Halifax Herald résumait parfaitement le point de vue de nombreuses femmes de l’époque sur de tels propos. La lettre disait plus ou moins ceci :

    Sans vouloir offenser M. Longley qui, dans un esprit chevaleresque, souhaite nous sauver de l’autodestruction, nous prendrons le risque, en dépit des pressions qu’un tel acte exerce sur notre délicate « fibre morale », de déposer un bulletin de vote une fois tous les quatre ans. Dans la rhétorique ampoulée de M. Longley au contraire, ce sont les bulletins de vote, et non les « charmes personnels », qui comptent chez les politiciens.

    Les dirigeants de la Nouvelle-Écosse, femmes et hommes confondus, ont travaillé fort pour améliorer les opportunités offertes aux femmes de ma province. Les femmes ont parcouru beaucoup de chemin depuis la Confédération, époque où elles étaient privées du droit de vote, mais il reste encore beaucoup à faire. Ce fut réconfortant de constater après l’élection fédérale de 2015 que le cabinet fédéral comptait 50 % de femmes. Il s’agit d’un grand pas dans la bonne direction.

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  • Les emprunts du gouvernement et l’autorité du Parlement

    La semaine dernière, j’ai déposé une motion pour faire passer le projet de loi S‑246 intitulé Loi modifiant la Loi autorisant certains emprunts au stade de la deuxième lecture. Cette motion rétablirait l’autorité du Parlement sur les emprunts que le gouvernement envisage de faire.

    L’autorité que le Parlement exerce sur le trésor public est essentielle à notre démocratie et il en est ainsi depuis des siècles. Chaque fois que le gouvernement a cru qu’il fallait emprunter de l’argent pour l’année suivante, il se présentait devant le Parlement et demandait l’autorisation d’emprunter les fonds nécessaires. En 2001, le processus a même été intégré dans la Loi sur la gestion des finances publiques; dès lors, si le gouvernement voulait contracter un emprunt, il devait faire adopter un projet de loi en ce sens au Parlement.

    Cependant, en 2007, des traditions et des pratiques vieilles de plusieurs siècles ont été balayées du revers de la main. Glissée au milieu d’un long projet de loi omnibus sur le budget se trouvait une petite disposition qui ne comportait qu’une phrase et qui a dépouillé le Parlement de l’autorité qu’il exerçait à l’égard des emprunts gouvernementaux pour la céder au cabinet.

    Cette minuscule disposition est tout d’abord passée inaperçue, mais au cours des années, de multiples projets de loi sénatoriaux d’intérêt public ont été déposés pour la contrer. Le nouveau gouvernement libéral a promis d’apporter les changements nécessaires, mais il n’a pas rétabli entièrement l’autorité du Parlement et n’a obligé celui-ci à rendre des comptes que tous les trois ans.

    Mon projet de loi est simple : il vise à obliger le gouvernement à se présenter devant le Parlement tous les ans pour demander la permission d’emprunter, s’il souhaite emprunter des fonds, et à rendre des comptes à cet égard, et ce, annuellement. Ce genre de supervision – qui vise à exiger des comptes de la part du gouvernement au niveau de sa gestion des finances publiques – constitue un rôle fondamental du Parlement.

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  • La pratique de la récusation péremptoire

    Le 13 février dernier, j’ai effectué une déclaration de sénateur sur l’annonce du verdict du jury dans l’affaire Colten Boushie. J’ai offert mes plus sincères condoléances à la famille de Colten Boushie, un jeune homme de la Première Nation de Red Pheasant en Saskatchewan. En août 2016, Colten a été tué d’une balle derrière la tête tirée par Gerald Stanley, un agriculteur blanc. L’avocat de Stanley a soutenu que le coup était parti accidentellement, à cause d’un phénomène rare dit « long feu ». Stanley a été acquitté le vendredi 9 février. Le procès s’est déroulé dans une atmosphère imprégnée de racisme envers les Autochtones de la Saskatchewan. Des questions sont soulevées quant à l’équité d’un procès devant un jury composé exclusivement de Blancs.

    Pendant la sélection des membres du jury, les personnes qui étaient visiblement autochtones ont été délibérément exclues au moyen d’une récusation péremptoire par l’avocat de Stanley. Bien que la loi le permette, beaucoup de gens ont affirmé qu’une telle récusation devrait être interdite, surtout lorsqu’il est bien connu que la Saskatchewan possède un haut niveau de racisme envers les Autochtones.

    Depuis plusieurs décennies, cette pratique de la récusation péremptoire a été dénoncée parce qu’elle défavorise grandement les peuples autochtones au Manitoba. Toute réconciliation est impossible tant que les préjugés personnels et le racisme sont si manifestement ancrés dans notre système de constitution des jurys. Les récusations doivent être fondées sur des motifs justifiés et non sur des préjugés ou le racisme envers les candidats autochtones. Ça suffit. Le gouvernement doit agir immédiatement en prenant des mesures concrètes pour mettre fin à la pratique actuelle des récusations péremptoires. Nous, peuples autochtones du Canada, méritons mieux.

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  • 100e anniversaire de l’explosion d’Halifax

    Le 6 décembre, nous avons célébré le 100e anniversaire de l’explosion d’Halifax. Cet événement tragique a fait 2 000 morts, 9 000 blessés et des milliers de sinistrés qui ont perdu leur maison. Nous nous souvenons de ceux qui ont perdu la vie et saluons le travail acharné des personnes qui ont participé aux efforts de relèvement et de reconstruction.

    Même si tous les Canadiens se souviennent de l’explosion comme d’une catastrophe, la suite des événements a été particulièrement révélatrice. Les Néo-Écossais, les Canadiens, et plus particulièrement les habitants de Boston, ont uni leurs forces et travaillé sans relâche pour fournir du matériel de secours et de l’aide médicale et redonner espoir à Halifax.

    Chaque année, pour remercier les gens de Boston, Halifax offre un arbre de Noël qui est installé dans le parc Boston Common. Cette année, une épinette blanche de 53 pieds a été offerte par Bob et Marlon Campbell de Blues Mills, au Cap-Breton.

    L’explosion d’Halifax nous rappelle notre force en tant que Canadiens. Les victimes de l’explosion ont presque tout perdu, mais n’ont jamais abandonné. C’est grâce à leur esprit combatif et à leur volonté de persévérer que la Nouvelle-Écosse reviendra plus forte que jamais.

    Des centaines de personnes ont assisté au service commémoratif du 100e anniversaire de l’explosion d’Halifax au parc commémoratif Fort Needham, ainsi qu’à des activités commémoratives semblables dans toute la province pour rendre hommage aux victimes et honorer leur mémoire. Un siècle plus tard, les Néo-Écossais perpétuent l’héritage de ceux qui ont perdu la vie dans l’explosion. Il est important que nous nous souvenions de ce qui a été perdu et que nous continuions à remercier ceux qui nous ont aidés à reconstruire.

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