{"id":17785,"date":"2024-11-26T18:32:45","date_gmt":"2024-11-26T23:32:45","guid":{"rendered":"https:\/\/theprogressives.ca\/?p=17785"},"modified":"2024-11-27T16:52:56","modified_gmt":"2024-11-27T21:52:56","slug":"troisieme-lecture-du-projet-de-loi-s-249-loi-concernant-une-action-nationale-pour-la-prevention-de-la-violence-entre-partenaires-intimes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/au-senat\/discours\/troisieme-lecture-du-projet-de-loi-s-249-loi-concernant-une-action-nationale-pour-la-prevention-de-la-violence-entre-partenaires-intimes\/","title":{"rendered":"Troisi\u00e8me lecture du projet de loi S-249, Loi concernant une action nationale pour la pr\u00e9vention de la violence entre partenaires intimes"},"content":{"rendered":"<p><iframe title=\"La s\u00e9natrice Bernard prend la parole \u00e0 la troisi\u00e8me lecture du projet de loi S-249 -26 novembre 2024\" width=\"480\" height=\"360\" data-src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Ixd41jwiwYk?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" data-load-mode=\"1\"><\/iframe><\/p>\n<p><b>L\u2019honorable Wanda Thomas Bernard :<span>\u00a0<\/span><\/b>Honorables s\u00e9nateurs, je prends la parole aujourd\u2019hui pour appuyer le projet de loi\u00a0S-249, Loi concernant une action nationale pour la pr\u00e9vention de la violence entre partenaires intimes, aussi connue sous le nom de Loi de Georgina.<\/p>\n<p>Georgina, je tiens \u00e0 vous remercier, vous et votre famille, d\u2019\u00eatre ici. Je me souviens tr\u00e8s bien de votre discours, et notre coll\u00e8gue vient d\u2019en souligner certains messages cl\u00e9s.<\/p>\n<p>S\u00e9nateur Manning, merci de d\u00e9fendre une cause aussi importante.<\/p>\n<p>Chers coll\u00e8gues, je participe demain \u00e0 une table ronde dans le cadre des 16 jours d\u2019activisme contre la violence fond\u00e9e sur le genre. Le th\u00e8me de cette ann\u00e9e, comme vous l\u2019avez entendu, est \u00ab S\u2019unir pour agir \u00bb. En pr\u00e9parant cette table ronde, j\u2019ai r\u00e9fl\u00e9chi au projet de loi du s\u00e9nateur Manning sur la violence entre partenaires intimes. La table ronde \u00e0 laquelle je participe s\u2019intitule \u00ab Beyond the Silence: Black Women\u2019s Leadership in Addressing Gender-based Violence \u00bb.<\/p>\n<p>J\u2019ai trouv\u00e9 tr\u00e8s difficile d\u2019\u00e9couter les t\u00e9moignages livr\u00e9s dans le cadre de l\u2019\u00e9tude du projet de loi par notre comit\u00e9 des affaires sociales. En fait, cela a d\u00e9clench\u00e9 quelque chose en moi, et c\u2019est pourquoi j\u2019ai h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 m\u2019exprimer sur ce projet de loi, mais apr\u00e8s avoir explor\u00e9 la question et y avoir r\u00e9fl\u00e9chi, je me suis rendu compte que j\u2019avais des raisons \u00e0 la fois personnelles et professionnelles de me sentir ainsi. J\u2019ai donc d\u00e9cid\u00e9 de prendre la parole sur le projet de loi\u00a0S-249 afin d\u2019ajouter ma voix aux d\u00e9bats et d\u2019amplifier la voix des femmes noires canadiennes. J\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de mettre l\u2019accent sur les deux perspectives, ajoutant ainsi \u00e0 notre \u00e9tude collective de ce projet de loi.<\/p>\n<p>Je commencerai par parler de mon exp\u00e9rience personnelle\u00a0: je connais les r\u00e9percussions qu\u2019a la violence dont on est t\u00e9moin dans l\u2019enfance. J\u2019ai grandi dans un foyer o\u00f9 ma m\u00e8re \u00e9tait une survivante de la violence entre partenaires intimes. Mon p\u00e8re est mort dans un tragique accident de voiture quand j\u2019avais 12\u00a0ans et, pendant des ann\u00e9es, j\u2019ai eu du mal \u00e0 me rem\u00e9morer quoi que ce soit de positif \u00e0 son sujet, parce que le souvenir de la violence a laiss\u00e9 des cicatrices extr\u00eamement profondes. Je les sens encore maintenant.<\/p>\n<p>Les effets de telles cicatrices peuvent \u00eatre un poids lourd \u00e0 porter, un poids que l\u2019on porte tout le reste de sa vie. Ce poids lourd \u00e0 porter peut nourrir une douleur durable, un traumatisme, une col\u00e8re, une amertume, peut-\u00eatre m\u00eame une rage. J\u2019ai ressenti tout cela. Cependant, il peut aussi alimenter une volont\u00e9 farouche de rendre le monde plus s\u00fbr pour les femmes. Personnellement, j\u2019ai trouv\u00e9 un moyen d\u2019utiliser l\u2019exp\u00e9rience de ma famille pour alimenter ma volont\u00e9 farouche et mon engagement profond \u00e0 briser le silence qui entoure la violence dans les familles et les communaut\u00e9s.<\/p>\n<p>Rendez-vous compte, chers coll\u00e8gues, plus de 60\u00a0ans plus tard, le sujet ravive toujours des traumatismes en moi. Au bout du compte, cependant, c\u2019est ce qui m\u2019a pouss\u00e9 \u00e0 prendre la d\u00e9fense des personnes qui ne sont pas capables de raconter leurs exp\u00e9riences li\u00e9es \u00e0 la violence entre partenaires intimes. Je suis ici pour d\u00e9fendre les droits de ces femmes et de ces familles. Comme le s\u00e9nateur Manning l\u2019a rappel\u00e9 il y a quelques minutes, les enfants sont aussi les victimes silencieuses de la violence entre partenaires intimes.<\/p>\n<p>Cela m\u2019am\u00e8ne \u00e0 parler de mon parcours professionnel et du travail professionnel que j\u2019ai effectu\u00e9 dans ce domaine. En tant que travailleuse sociale dans le domaine de la sant\u00e9 mentale, conseill\u00e8re itin\u00e9rante qui se d\u00e9pla\u00e7ait dans le comt\u00e9 d\u2019Halifax, professeure en travail social et praticienne dans un cabinet priv\u00e9, j\u2019ai travaill\u00e9 avec des centaines de femmes ayant surv\u00e9cu \u00e0 la violence d\u2019un partenaire intime, des femmes qui ont parl\u00e9 de la violence qu\u2019elles ont subie, et des femmes qui n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 en mesure de parler de leur r\u00e9alit\u00e9. J\u2019ai \u00e9galement travaill\u00e9 avec quelques hommes victimes de violence d\u2019un partenaire intime.<\/p>\n<p>L\u2019une des choses que j\u2019aime de ce projet de loi est le fait qu\u2019il met l\u2019accent sur la pr\u00e9vention par l\u2019\u00e9ducation. Dans les ann\u00e9es 1980, alors que j\u2019\u00e9tais jeune travailleuse sociale, j\u2019ai rencontr\u00e9 le ministre de l\u2019\u00c9ducation de la Nouvelle-\u00c9cosse de l\u2019\u00e9poque, l\u2019honorable Tom McInnes, aujourd\u2019hui s\u00e9nateur \u00e0 la retraite, pour lui proposer d\u2019introduire dans le syst\u00e8me scolaire public de la Nouvelle-\u00c9cosse un programme d\u2019\u00e9ducation sur les relations saines. C\u2019\u00e9tait au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980. Malheureusement, la proposition n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 accept\u00e9e, mais je pense qu\u2019il y a un d\u00e9sir accru \u00e0 ce chapitre maintenant. On est davantage conscient de la n\u00e9cessit\u00e9 de commencer l\u2019\u00e9ducation t\u00f4t, comme l\u2019a r\u00e9p\u00e9t\u00e9 le s\u00e9nateur Manning dans son discours. Je pense que l\u2019\u00e9ducation sur les relations saines et les cons\u00e9quences de la misogynie et du sexisme est une mesure pr\u00e9ventive essentielle.<\/p>\n<p>Si le langage et la terminologie ont chang\u00e9 au cours des quarante derni\u00e8res ann\u00e9es pendant lesquelles j\u2019ai travaill\u00e9 dans ce domaine, l\u2019impact, lui, est rest\u00e9 le m\u00eame. Je m\u2019int\u00e9resse en particulier \u00e0 la fa\u00e7on de briser le silence autour de la violence dans les communaut\u00e9s afro-n\u00e9o-\u00e9cossaises. C\u2019est \u00e0 cela que j\u2019ai consacr\u00e9 une grande partie\u00a0de mon temps. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 responsable de la l\u2019Association of Black Social Workers en Nouvelle-\u00c9cosse au cours des 45 derni\u00e8res ann\u00e9es et l\u2019association a organis\u00e9 des conf\u00e9rences, des ateliers, des s\u00e9minaires et des programmes \u00e9ducatifs s\u2019adressant aux jeunes filles, aux femmes, aux personnes \u00e2g\u00e9es et m\u00eame aux hommes et aux gar\u00e7ons afin de sensibiliser les communaut\u00e9s \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de mettre un terme \u00e0 la violence fond\u00e9e sur le sexe et \u00e0 la violence entre partenaires intimes. Nous nous sommes \u00e9galement engag\u00e9s dans des programmes d\u2019\u00e9ducation des jeunes afin de mettre davantage l\u2019accent sur la pr\u00e9vention.<\/p>\n<p>Pourtant, chers coll\u00e8gues, la violence continue. Parfois, l\u2019impact du travail sur le terrain peut sembler minime au regard des taux \u00e9lev\u00e9s de violence entre partenaires intimes au Canada en g\u00e9n\u00e9ral et dans les communaut\u00e9s noires en particulier.<\/p>\n<p>Selon un rapport de Statistique Canada publi\u00e9 en 2021, 42\u00a0% des femmes noires ont d\u00e9clar\u00e9 avoir subi de la violence de la part d\u2019un partenaire intime ou de la violence familiale. Pourtant, des recherches men\u00e9es par des coll\u00e8gues de l\u2019Universit\u00e9 Dalhousie nous apprennent que beaucoup de ces femmes souffrent en silence. J\u2019ai particip\u00e9 \u00e0 un projet de recherche intitul\u00e9 \u00ab Culturally Responsive Healthcare to Address Gender-Based Violence Within African Nova Scotian Communities \u00bb. Ce projet, qui \u00e9tait dirig\u00e9 par Mme\u00a0Nancy Ross, a examin\u00e9 les exp\u00e9riences de violence v\u00e9cues par des femmes noires pendant la pand\u00e9mie de COVID-19. Nous avons appris que la majorit\u00e9 des femmes interrog\u00e9es \u00e9taient plus pr\u00e9occup\u00e9es par la violence li\u00e9e au racisme qu\u2019elles subissaient que par la violence de leur partenaire intime. Elles craignaient de parler de la violence de leur partenaire intime parce que le syst\u00e8me de sant\u00e9, les services sociaux et la police n\u2019offraient pas de services adapt\u00e9s \u00e0 la culture.<\/p>\n<p>Un fort pr\u00e9jug\u00e9 li\u00e9 \u00e0 la violence dans les familles et les communaut\u00e9s noires persiste, et nous nous sommes efforc\u00e9s de trouver des moyens de briser ce pr\u00e9jug\u00e9 et de rompre le silence. Comme je l\u2019ai dit tout \u00e0 l\u2019heure, quand on a \u00e9t\u00e9 victime ou t\u00e9moin de violence conjugale, il peut \u00eatre traumatisant d\u2019en parler. Il ne devrait pas incomber aux survivantes de d\u00e9crire leur exp\u00e9rience pour que les choses changent.<\/p>\n<p>J\u2019appuie le projet de loi et j\u2019esp\u00e8re qu\u2019il sera soutenu par nos coll\u00e8gues de l\u2019autre endroit, car l\u2019\u00e9pid\u00e9mie nationale actuelle n\u00e9cessite une approche syst\u00e9mique. Alors que la ministre s\u2019engage avec un large \u00e9ventail de partenaires \u00e0 mener une action nationale, je l\u2019encourage \u00e0 accorder une attention particuli\u00e8re \u00e0 une approche intersectionnelle de la violence entre partenaires intimes, en particulier l\u2019inclusion des femmes et des communaut\u00e9s noires, afin de reconna\u00eetre le silence historique li\u00e9 \u00e0 la violence entre partenaires intimes dans ces communaut\u00e9s particuli\u00e8res, o\u00f9 l\u2019on fait face \u00e0 plus de pr\u00e9jug\u00e9s et craint vraiment de se manifester.<\/p>\n<p>En conclusion, chers coll\u00e8gues, je vous encourage \u00e0 appuyer le projet de loi\u00a0S-249 pour qu\u2019un changement plus important s\u2019op\u00e8re concernant le probl\u00e8me omnipr\u00e9sent de la violence entre partenaires intimes au Canada. Il est temps de \u00ab s\u2019unir pour agir. \u00bb<span>\u00a0<\/span><i>Asante<\/i>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019honorable Wanda Thomas Bernard :\u00a0Honorables s\u00e9nateurs, je prends la parole aujourd\u2019hui pour appuyer le projet de loi\u00a0S-249, Loi concernant une action nationale pour la pr\u00e9vention de la violence entre partenaires intimes, aussi connue sous le nom de Loi de Georgina. Georgina, je tiens \u00e0 vous remercier, vous et votre famille, d\u2019\u00eatre ici. 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