{"id":16470,"date":"2024-05-21T21:15:24","date_gmt":"2024-05-22T01:15:24","guid":{"rendered":"https:\/\/theprogressives.ca\/?p=16470"},"modified":"2024-05-22T16:19:28","modified_gmt":"2024-05-22T20:19:28","slug":"lavenir-de-cbc-radio-canada-interpellation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/au-senat\/discours\/lavenir-de-cbc-radio-canada-interpellation\/","title":{"rendered":"L\u2019avenir de CBC\/Radio-Canada\u2014Interpellation"},"content":{"rendered":"<p><iframe title=\"Le s\u00e9nateur Cardozo parle de l\u2019avenir de CBC\/Radio-Canada - 21 mai 2024 (source fran\u00e7aise)\" width=\"640\" height=\"360\" data-src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/eJn7pCfhlUw?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" data-load-mode=\"1\"><\/iframe><\/p>\n<p><b>L\u2019honorable Andrew Cardozo<\/b><b>,<\/b>\u00a0ayant donn\u00e9 pr\u00e9avis le 7 mai 2024\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">Qu\u2019il attirera l\u2019attention du S\u00e9nat sur l\u2019avenir de CBC\/Radio-Canada.<\/p>\n<p>\u2014 Honorables s\u00e9nateurs, je vous remercie d\u2019\u00eatre rest\u00e9s pour mon discours, malgr\u00e9 l\u2019heure tardive. Chers coll\u00e8gues, je lance aujourd\u2019hui une interpellation, un d\u00e9bat sur l\u2019avenir de CBC\/Radio-Canada. Depuis sa cr\u00e9ation, le radiodiffuseur public national a jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans le d\u00e9veloppement de ce que nous sommes en tant que Canadiens.<\/p>\n<p>Ce sujet est au c\u0153ur de notre mode de communication et de notre identit\u00e9 en tant que pays.<\/p>\n<p>En 1936, lorsque le premier ministre conservateur R.B. Bennett a cr\u00e9\u00e9 la Commission canadienne de la radiodiffusion, ou CCR, la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00c9tat est devenue ce lien vital qui reliait tous les Canadiens. Voici le point int\u00e9ressant\u00a0: \u00e0 l\u2019\u00e9poque, CBC\/Radio-Canada a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en raison de la pr\u00e9sence croissante d\u2019une pl\u00e9thore de services de radio et de t\u00e9l\u00e9vision \u00e9tats-uniens qui entravaient la culture et le caract\u00e8re canadiens. La CCR a donc \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e pour offrir une plateforme qui serait typiquement canadienne\u00a0\u2014 une radio et une t\u00e9l\u00e9vision par les Canadiens, sur les Canadiens et pour les Canadiens.<\/p>\n<p>Je dirais qu\u2019aujourd\u2019hui, en 2024, pr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle plus tard, avec l\u2019augmentation consid\u00e9rable des radiodiffuseurs traditionnels \u00e9tats-uniens et autres, ainsi que la croissance fulgurante des plateformes en ligne et des m\u00e9dias sociaux \u00e9tats-uniens, le besoin que CBC\/Radio-Canada cherche \u00e0 combler est beaucoup plus grand qu\u2019il ne l\u2019\u00e9tait en 1936.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9norme fragmentation des m\u00e9dias d\u2019information repr\u00e9sente un d\u00e9fi pour l\u2019\u00c9tat-nation, car elle compromet gravement la capacit\u00e9 \u00e0 maintenir un semblant de discours national canadien ou de communaut\u00e9 nationale. \u00c0 mesure que les gens se replient sur leurs diverses caisses de r\u00e9sonance dans ce nouveau monde m\u00e9diatique, l\u2019essence m\u00eame de chaque pays est soumise \u00e0 la menace la plus s\u00e9rieuse qu\u2019elle ait jamais connue. C\u2019est pourquoi l\u2019id\u00e9e d\u2019un radiodiffuseur public canadien devient plus importante que jamais.<\/p>\n<p>Cela dit, il convient de noter que, depuis sa cr\u00e9ation, les avis \u00e0 son sujet ont toujours vari\u00e9. Le radiodiffuseur a eu des millions d\u2019adeptes, mais aussi de critiques, qui lui ont reproch\u00e9 d\u2019en faire trop ou de ne pas en faire assez. Certains pensent que CBC\/Radio-Canada laisse trop de place aux Blancs, \u00e0 la diversit\u00e9 ou aux Autochtones, que la soci\u00e9t\u00e9 est trop anglophone ou trop francophone, trop s\u00e9paratiste, trop \u00e0 gauche ou \u00e0 droite, trop conservatrice ou trop lib\u00e9rale, trop woke ou trop grand public et d\u00e9su\u00e8te. On l\u2019a d\u00e9j\u00e0 appel\u00e9e la\u00a0<i>Caucasian Broadcasting Corporation<\/i>, ou la soci\u00e9t\u00e9 de radiodiffusion caucasienne.<\/p>\n<p>En 2024, CBC\/Radio-Canada demeure profond\u00e9ment enracin\u00e9e dans les collectivit\u00e9s avec une pr\u00e9sence partout au pays, y compris 27 cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision et 88 stations de radio qui offrent un contenu diversifi\u00e9 en anglais, en fran\u00e7ais et en huit langues autochtones. Radio Canada International diffuse aussi des \u00e9missions en espagnol, en arabe, en chinois, en pendjabi, en tagalog et, bien s\u00fbr, dans les deux langues officielles.<\/p>\n<p>Radio-Canada et la CBC sont le lien qui connecte les Canadiens des r\u00e9gions rurales et des petites villes au reste de notre vaste pays. Les informations locales mettent en lumi\u00e8re les histoires des habitants de ces communaut\u00e9s et permettent \u00e0 celles-ci de rester connect\u00e9es et inform\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 un radiodiffuseur de confiance.<\/p>\n<p>Dans un monde de plus en plus divis\u00e9 et polaris\u00e9, nous devons trouver tous les moyens possibles d\u2019accro\u00eetre la communication entre les personnes et les collectivit\u00e9s. Il faut demander \u00e0 CBC\/Radio-Canada de faire mieux qu\u2019elle ne l\u2019a fait jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, sans quoi cela suscite l\u2019isolement \u00e0 grande \u00e9chelle et, au final, l\u2019instabilit\u00e9 politique.<\/p>\n<p>En tant que radiodiffuseur national, la soci\u00e9t\u00e9 a la difficile distinction de relever de nombreux patrons, dont beaucoup ont des priorit\u00e9s diff\u00e9rentes. Premi\u00e8rement, la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00c9tat ind\u00e9pendante doit, par l\u2019interm\u00e9diaire de la ministre du Patrimoine canadien, rendre des comptes au Parlement, une plateforme multipartite o\u00f9 chaque parti a un ensemble d\u2019exigences et d\u2019attentes diff\u00e9rent. Deuxi\u00e8mement, elle doit satisfaire aux conditions du CRTC pour l\u2019obtention et le renouvellement de son permis. Troisi\u00e8mement, une myriade de syndicats et d\u2019associations surveillent, avec raison, le moindre de ses mouvements. Quatri\u00e8mement, CBC\/Radio-Canada doit rendre des comptes au grand public, dont tous les membres ont une opinion sur ce qu\u2019elle devrait faire ou ne pas faire.<\/p>\n<p>Il n\u2019est pas \u00e9tonnant que ses concurrents laissent entendre que CBC et Radio-Canada ont un avantage concurrentiel injuste. Toutefois, comme l\u2019ont montr\u00e9 les mises \u00e0 pied massives \u00e0 CTV malgr\u00e9 la situation lucrative de Bell, cela revient un peu trop \u00e0 crier au loup. Il faut prendre les arguments du secteur priv\u00e9 avec un grain de sel. Ce secteur doit montrer un engagement accru envers les imp\u00e9ratifs culturels de la radiodiffusion.<\/p>\n<p>Une chose que CBC\/Radio-Canada fait bien, c\u2019est maintenir la qualit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e de ses \u00e9missions d\u2019information et d\u2019affaires publiques, ce qui pousse ses concurrents \u00e0 faire de m\u00eame. On n\u2019a qu\u2019\u00e0 regarder ce qui se fait \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision am\u00e9ricaine pour voir comment fonctionne un syst\u00e8me sans normes de qualit\u00e9 \u00e9lev\u00e9es. Il est \u00e9vident que CBC\/Radio-Canada a un \u00e9norme mandat et qu\u2019il est parfois difficile, voire impossible, de satisfaire tout le monde en m\u00eame temps.<\/p>\n<p>Pourquoi discuter de CBC\/Radio-Canada \u00e0 ce moment-ci? Je crois qu\u2019il y a deux grandes raisons\u00a0: premi\u00e8rement, parce que l\u2019extr\u00eame fragmentation du paysage m\u00e9diatique depuis quelques dizaines d\u2019ann\u00e9es et la disparition de nombreux m\u00e9dias priv\u00e9s\u00a0\u2014 une v\u00e9ritable crise des m\u00e9dias d\u2019information au Canada\u00a0\u2014 exige une r\u00e9vision en profondeur du r\u00f4le du diffuseur public. Nous avons besoin d\u2019un nouveau plan et d\u2019une nouvelle strat\u00e9gie pour les d\u00e9cennies \u00e0 venir.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8mement, c\u2019est parce que, pour la premi\u00e8re dans l\u2019histoire de CBC\/Radio-Canada, un grand parti politique en r\u00e9clame la fermeture, d\u2019une mani\u00e8re qui n\u2019a toutefois pas encore \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9e. Il s\u2019agit de la plus grande menace politique qui p\u00e8se sur ce fleuron canadien. Pour paraphraser Mark Twain, rien ne stimule davantage l\u2019esprit que la perspective d\u2019\u00eatre envoy\u00e9 \u00e0 la potence apr\u00e8s les prochaines \u00e9lections.<\/p>\n<p>Les sentiments ont leur place lorsqu\u2019on songe aux r\u00e9alisations pass\u00e9es, tout comme il est permis d\u2019exprimer des reproches au sujet de cet \u00e9norme service national \u00e0 plusieurs volets, comme chacun d\u2019entre nous peut vouloir le faire. Dans ce monde grouillant d\u2019activit\u00e9, \u00e0 l\u2019\u00e8re de l\u2019hyperinformation, j\u2019aimerais me concentrer sur ce que CBC\/Radio-Canada devrait faire \u00e0 l\u2019avenir. Que faisons-nous maintenant? Quelle belle occasion de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 cet avenir!<\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, permettez-moi de vous d\u00e9crire rapidement ce dont nous parlons. Nous parlons essentiellement de 12 services, mais je ne vais pas les passer tous en revue. Je vais les diviser en six services anglophones et six services francophones. Nous avons deux r\u00e9seaux radiophoniques, un pour les nouvelles et l\u2019autre pour la musique; deux r\u00e9seaux de t\u00e9l\u00e9vision, un pour le divertissement g\u00e9n\u00e9ral et l\u2019autre pour les nouvelles; un site Web robuste qui couvre tout, allant des articles \u00e9crits aux divers contenus vid\u00e9o; et des plateformes num\u00e9riques\u00a0\u2014 sa propre plateforme et sa pr\u00e9sence sur les m\u00e9dias sociaux\u00a0\u2014, tout cela multipli\u00e9 par deux: six pour les anglophones et six les francophones.<\/p>\n<p>Pour l\u2019ann\u00e9e 2024-2025, CBC\/Radio-Canada recevra 1,38 milliard de dollars en subvention annuelle du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral, soit environ 70\u00a0% de son budget, et g\u00e9n\u00e9rera le reste de ses revenus gr\u00e2ce \u00e0 la publicit\u00e9 et aux frais de service. Il est important de noter que sur 20 pays occidentaux, le Canada se classe dix-septi\u00e8me en ce qui concerne le financement de son diffuseur national. Les cr\u00e9dits parlementaires allou\u00e9s \u00e0 CBC\/Radio-Canada s\u2019\u00e9l\u00e8vent \u00e0 environ 33 $ par personne chaque ann\u00e9e. Les seuls services qui ne sont pas financ\u00e9s par le gouvernement sont les cha\u00eenes t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es d\u2019information pour lesquelles les consommateurs paient des frais distincts, comme c\u2019est le cas pour toutes les cha\u00eenes sp\u00e9cialis\u00e9es comme les cha\u00eenes sportives et les cha\u00eenes de films.<\/p>\n<p>La soci\u00e9t\u00e9 a entrepris de se num\u00e9riser de plus en plus, afin d\u2019aller l\u00e0 o\u00f9 les Canadiens vont, quand ils y vont, plut\u00f4t que d\u2019attendre que l\u2019auditoire vienne \u00e0 elle. Voici quelques chiffres sur les cotes d\u2019\u00e9coute qui sont pertinents dans notre discussion. Environ 21,3 millions de Canadiens utilisent les services num\u00e9riques de CBC\/Radio-Canada chaque mois. En outre, les \u00e9missions radiophoniques locales de CBC\/Radio-Canada sont les plus \u00e9cout\u00e9es dans 21 des 30 march\u00e9s du pays. Dans les neuf autres, elles arrivent en deuxi\u00e8me place.<\/p>\n<p>Il est important de noter que le volet francophone de CBC\/Radio-Canada est plus populaire que le volet anglophone et qu\u2019il joue un r\u00f4le culturel plus important au Qu\u00e9bec que dans le monde francophone canadien. Il y a au moins deux raisons \u00e0 cela.<\/p>\n<p>En Am\u00e9rique du Nord, o\u00f9 le contenu est principalement anglophone, les programmes fran\u00e7ais ont d\u2019excellentes cotes d\u2019\u00e9coute au sein des t\u00e9l\u00e9spectateurs francophones, tandis que le volet anglophone de CBC\/Radio-Canada doit se mesurer \u00e0 un nombre consid\u00e9rable de concurrents. Les Canadiens anglophones disposent d\u2019un vaste choix au Canada et aux \u00c9tats-Unis, tandis qu\u2019il y a comparativement moins de r\u00e9seaux fran\u00e7ais qui int\u00e9ressent le public qu\u00e9b\u00e9cois et canadien. Radio-Canada est d\u2019ailleurs r\u00e9put\u00e9e pour la qualit\u00e9 de ses \u00e9missions.<\/p>\n<p>Si l\u2019objectif est de r\u00e9duire le financement, les questions qui se posent sont les suivantes\u00a0: les services en anglais et en fran\u00e7ais seront-ils r\u00e9duits de la m\u00eame mani\u00e8re? Si les services en fran\u00e7ais sont maintenus alors que les services en anglais sont supprim\u00e9s, les contribuables anglophones continueront-ils \u00e0 subventionner les services en fran\u00e7ais tout en se voyant refuser l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des services en anglais similaires? Est-ce que ce sont les informations ou le divertissement qui seront supprim\u00e9s? Les partisans de la r\u00e9duction du financement doivent \u00eatre clairs sur ce point.<\/p>\n<p>Si certains attaquent de temps \u00e0 autre CBC\/Radio-Canada en raison d\u2019un reportage donn\u00e9 sur la cha\u00eene et demandent au gouvernement f\u00e9d\u00e9ral de rectifier le tir, ils le font en sachant que le diffuseur public est ind\u00e9pendant du gouvernement \u00e9lu, et que ce dernier ne peut pas lui dire ce qu\u2019il doit dire ou ne pas dire. Cela en ferait un diffuseur d\u2019\u00c9tat et non un diffuseur public ind\u00e9pendant, alors que c\u2019est sa vocation. Les plaintes sont adress\u00e9es \u00e0 l\u2019ombudsman de CBC\/Radio-Canada et \u00e0 la direction de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Le gouvernement \u00e9lu ne devrait jamais, jamais \u00eatre appel\u00e9 \u00e0 interf\u00e9rer avec la couverture de l\u2019actualit\u00e9 par le radiodiffuseur ind\u00e9pendant.<\/p>\n<p>En conclusion\u00a0\u2014 je sais que vous attendiez ces mots\u00a0\u2014, j\u2019ai quelques id\u00e9es \u00e0 proposer\u00a0: se d\u00e9partir de CBC Radio 2 et rendre les licences au CRTC; augmenter radicalement le nombre d\u2019\u00e9missions qui favorisent le dialogue, comme \u00ab Tout le monde en parle \u00bb et \u00ab Cross Country Checkup \u00bb, pour permettre aux Canadiens de s\u2019\u00e9couter et d\u2019apprendre les uns des autres; inclure au moins un sujet\u00a0\u2014 dans un bulletin national et r\u00e9gional\u00a0\u2014 relevant des nouvelles locales de diverses r\u00e9gions du pays; accro\u00eetre la capacit\u00e9 de tous les partis politiques et leurs partisans d\u2019avoir du temps d\u2019antenne substantiel et sans filtre; augmenter le nombre de bureaux de petites villes, en utilisant de petits studios ou des correspondants \u00e0 temps partiel; s\u2019ouvrir sur le monde avec des \u00e9missions de calibre mondial qui attirent les esprits les plus brillants pour parler des sujets d\u2019actualit\u00e9 et multiplier les efforts en ce sens\u00a0\u2014 en mettant de l\u2019avant des \u00e9missions qui seront regard\u00e9es partout sur la plan\u00e8te; enfin, mettre au point un plan quinquennal de num\u00e9risation visant l\u2019ensemble de la programmation et, plus important encore, cr\u00e9er des \u00e9missions principalement destin\u00e9es aux plateformes num\u00e9riques.<\/p>\n<p>Je terminerai par une r\u00e9flexion\u00a0: dans le monde d\u2019aujourd\u2019hui\u00a0\u2014 le monde de l\u2019hyper-information, le monde des r\u00e9seaux sociaux, un monde de plus en plus polaris\u00e9, tant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de nombreux pays qu\u2019entre les pays\u00a0\u2014, nous devons chercher des moyens de rassembler les gens. Il est facile d\u2019annuler CBC\/Radio-Canada. La culture de l\u2019annulation est facile. L\u2019annulation de notre culture est facile. Je vous mets au d\u00e9fi, chers coll\u00e8gues, de vous concentrer sur la pr\u00e9sentation d\u2019id\u00e9es nouvelles et audacieuses qui contribueront \u00e0 b\u00e2tir notre pays dans la nouvelle \u00e8re d\u2019hyper-information dans laquelle nous vivons et \u00e0 laquelle nous serons confront\u00e9s dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Je vous remercie.<\/p>\n<p><b>Des voix :\u00a0<\/b>Bravo!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019honorable Andrew Cardozo,\u00a0ayant donn\u00e9 pr\u00e9avis le 7 mai 2024\u00a0: Qu\u2019il attirera l\u2019attention du S\u00e9nat sur l\u2019avenir de CBC\/Radio-Canada. \u2014 Honorables s\u00e9nateurs, je vous remercie d\u2019\u00eatre rest\u00e9s pour mon discours, malgr\u00e9 l\u2019heure tardive. 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