{"id":12525,"date":"2022-11-01T14:58:13","date_gmt":"2022-11-01T18:58:13","guid":{"rendered":"https:\/\/theprogressives.ca\/?p=12525"},"modified":"2023-12-12T15:29:08","modified_gmt":"2023-12-12T20:29:08","slug":"un-avenir-a-zero-emission-nette-interpellation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/au-senat\/discours\/un-avenir-a-zero-emission-nette-interpellation\/","title":{"rendered":"Un avenir \u00e0 z\u00e9ro \u00e9mission nette\u2014Interpellation"},"content":{"rendered":"<p><iframe title=\"La s\u00e9natrice Gerba parle d&#039;un avenir \u00e0 z\u00e9ro \u00e9mission nette - 1er novembre 2022 (source fran\u00e7aise)\" width=\"640\" height=\"360\" data-src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/QWP8Kkgwtu8?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" class=\"lazyload\" data-load-mode=\"1\"><\/iframe><\/p>\n<p><b>L\u2019honorable Amina Gerba :\u00a0<\/b>Honorables s\u00e9nateurs, j\u2019ai l\u2019honneur de m\u2019adresser \u00e0 vous \u00e0 partir du territoire non c\u00e9d\u00e9 du peuple algonquin anishinabe.<\/p>\n<p>Je prends la parole aujourd\u2019hui dans le cadre de l\u2019interpellation n<sup>o<\/sup>\u00a04 soumise au S\u00e9nat par notre coll\u00e8gue la s\u00e9natrice Mary Coyle, qui porte sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019apporter en toute urgence des solutions aux effets des changements climatiques dans notre pays et ailleurs dans le monde. Je remercie la s\u00e9natrice de nous avoir rappel\u00e9s \u00e0 nos devoirs au moment m\u00eame o\u00f9, selon un tr\u00e8s r\u00e9cent sondage L\u00e9ger, 70\u00a0% des Canadiens sont inquiets, voire tr\u00e8s inquiets quant aux effets des changements climatiques.<\/p>\n<p>Chers coll\u00e8gues, du 6 au 18\u00a0novembre\u00a0se tiendra la Conf\u00e9rence des Nations unies sur les changements climatiques (COP27) \u00e0 Charm el-Cheikh, en \u00c9gypte.<\/p>\n<p>Les parties pr\u00e9sentes \u00e0 la pr\u00e9c\u00e9dente conf\u00e9rence, la COP26, r\u00e9unies \u00e0 Glasgow, ont r\u00e9affirm\u00e9 l\u2019objectif retenu par la communaut\u00e9 internationale et connu sous l\u2019appellation de l\u2019Accord de Paris pour le maintien de l\u2019objectif d\u2019un r\u00e9chauffement qui n\u2019exc\u00e8de pas 1,5 degr\u00e9 Celsius. Glasgow a aussi insist\u00e9 sur le besoin d\u2019une intensification urgente des actions clairement \u00e9nonc\u00e9es, du financement visant le renforcement des capacit\u00e9s et du d\u00e9veloppement des technologies afin de renforcer l\u2019indispensable r\u00e9silience et de r\u00e9duire la vuln\u00e9rabilit\u00e9 d\u2019un grand nombre, sinon de tous, aux changements climatiques.<\/p>\n<p>Un nouveau rapport d\u2019ONU Climat montre que les pays infl\u00e9chissent \u00e0 la baisse de la courbe des \u00e9missions mondiales de gaz \u00e0 effet de serre, mais souligne que ces efforts restent insuffisants pour limiter la hausse de la temp\u00e9rature mondiale \u00e0 1,5 degr\u00e9 Celsius d\u2019ici la fin du si\u00e8cle. Selon ce rapport, les engagements climatiques combin\u00e9s des 193 parties \u00e0 l\u2019Accord de Paris pourraient mettre le monde sur la voie d\u2019un r\u00e9chauffement d\u2019environ 2,5 degr\u00e9s Celsius d\u2019ici la fin du si\u00e8cle. Le rapport publi\u00e9 montre \u00e9galement que les engagements actuels feront augmenter les \u00e9missions de 10,6\u00a0% d\u2019ici \u00e0 2030 par rapport aux niveaux de 2010.<\/p>\n<p>Chers coll\u00e8gues, les changements climatiques ne sont pas une vue de l\u2019esprit. Ils frappent durement sur tous les continents et ils ont, ces derniers temps, touch\u00e9 s\u00e9rieusement notre pays, notamment la Colombie-Britannique, la Nouvelle-\u00c9cosse, Terre-Neuve-et-Labrador et une partie\u00a0du territoire qu\u00e9b\u00e9cois. Ils sont, h\u00e9las, une triste r\u00e9alit\u00e9. Les effets sont visibles partout.<\/p>\n<p>Ils le sont en Afrique o\u00f9 les gouvernements et les groupes de la soci\u00e9t\u00e9 civile multiplient leurs efforts en mati\u00e8re de r\u00e9silience climatique. Selon les experts, l\u2019Afrique subit durement les effets du r\u00e9chauffement climatique m\u00eame si le continent pollue nettement moins que tous les autres continents. En effet, l\u2019Afrique \u00e9met \u00e0 peine 4\u00a0% des gaz \u00e0 effet de serre, mais subit un r\u00e9chauffement acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, une augmentation continue des temp\u00e9ratures bien au-del\u00e0 de la moyenne mondiale, terres et mers confondues.<\/p>\n<p>Les effets de ces mutations sont consid\u00e9rables\u00a0: \u00e9l\u00e9vation du niveau de la mer; fonte des glaciers des montagnes africaines \u00e0 l\u2019instar du mont Kenya, au Kenya, des monts Rwenzori, en Ouganda, et du mont Kilimanjaro, en Tanzanie, et s\u00e9cheresse qui s\u2019\u00e9tend sur le continent. Notamment, 14 des 23 pays qui ont connu des situations d\u2019urgence li\u00e9es \u00e0 la s\u00e9cheresse au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es se trouvent sur le continent africain.<\/p>\n<p>La s\u00e9cheresse touche \u00e0 la fois les rivi\u00e8res et les lacs, comme c\u2019est le cas du lac Tchad, elle acc\u00e9l\u00e8re la d\u00e9sertification et la d\u00e9gradation des terres agricoles, produit un d\u00e9placement des populations et provoque la famine. \u00c0 l\u2019heure actuelle, on estime \u00e0 1 million le nombre de d\u00e9plac\u00e9s climatiques en Somalie, et plus de 20 millions de personnes font face \u00e0 un risque de famine en Afrique de l\u2019Est, selon le Programme alimentaire mondial.<\/p>\n<p>Un autre effet des changements climatiques en Afrique concerne les inondations qui s\u2019intensifient sur le continent. Leurs cons\u00e9quences sont terribles\u00a0: destruction des biens et multiplication des \u00e9pid\u00e9mies, entre autres. Au Nigeria, des inondations dont l\u2019ampleur est sans pr\u00e9c\u00e9dent ont fait 363 morts, pr\u00e8s de 2 millions de d\u00e9plac\u00e9s et plus de 618\u00a0000 maisons d\u00e9truites. En Afrique du Sud, en\u00a0avril\u00a0dernier, de graves inondations ont fait pr\u00e8s de 400 morts.<\/p>\n<p>\u00c0 d\u00e9faut d\u2019interventions d\u00e9cisives dans le monde et en Afrique, on pr\u00e9voit que d\u2019ici \u00e0 2030, 100 millions d\u2019Africains vivant dans l\u2019extr\u00eame pauvret\u00e9 seront durement touch\u00e9s par les effets des changements climatiques; 100 millions, c\u2019est presque trois fois la population du Canada.<\/p>\n<p>Devant de telles calamit\u00e9s actuelles et futures, une question se pose\u00a0: y a-t-il une perspective africaine et des solutions africaines aux d\u00e9fis pos\u00e9s par les changements climatiques?<\/p>\n<p>Chers coll\u00e8gues, lors de la derni\u00e8re Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies \u00e0 New York, le pr\u00e9sident s\u00e9n\u00e9galais et pr\u00e9sident en exercice de l\u2019Union africaine, Macky Sall, a d\u00e9clar\u00e9 ceci, et je cite\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">[&#8230;] il existe aussi une Afrique des solutions, forte de ses ressources naturelles, humaines et agricoles, dot\u00e9e de gouvernements \u00e0 la t\u00e2che, d\u2019une jeunesse vibrante et cr\u00e9ative, qui innove, entreprend et r\u00e9ussit.<\/p>\n<p>Honorables s\u00e9natrices et s\u00e9nateurs, plusieurs initiatives ont \u00e9t\u00e9 entreprises par les pays africains dans le but de r\u00e9duire la vuln\u00e9rabilit\u00e9 du continent aux effets du changement climatique et d\u2019augmenter la capacit\u00e9 des populations \u00e0 y faire face. Des solutions trouvent leur force dans la nature m\u00eame. Il s\u2019agit notamment d\u2019utiliser les atouts du monde naturel pour freiner l\u2019\u00e9volution des changements climatiques et y faire face.<\/p>\n<p>Selon le Programme des Nations unies pour le d\u00e9veloppement (PNUD), la protection des for\u00eats et des mangroves pourrait permettre d\u2019\u00e9viter \u00e0 l\u2019Afrique jusqu\u2019\u00e0 500 milliards de dollars de pertes li\u00e9es au changement climatique. Des experts du PNUD pour les questions climatiques en Afrique pensent que \u00ab [l]es for\u00eats du bassin du Congo par exemple ont un potentiel d\u2019att\u00e9nuation du changement climatique tr\u00e8s important. \u00bb<\/p>\n<p>Dans cette optique, le Madagascar a r\u00e9cemment introduit la culture des plantes aquatiques encore appel\u00e9e rambo ou la\u00eeche de sables. Cette culture permet de mieux r\u00e9sister \u00e0 la s\u00e9cheresse et favorise la disponibilit\u00e9 des surfaces agraires cultivables. Les \u00eeles Comores et le Malawi ont, pour leur part, opt\u00e9 pour la plantation en continu d\u2019arbres pour faire face aux effets du changement climatique sur l\u2019environnement et les populations. Les Seychelles, de leur c\u00f4t\u00e9, ont d\u00e9cid\u00e9 de creuser des digues pour faire face aux inondations.<\/p>\n<p>La transition vers les \u00e9nergies renouvelables en Afrique a \u00e9galement progress\u00e9 de mani\u00e8re impressionnante au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie. En effet, de nombreux pays se sont efforc\u00e9s d\u2019accro\u00eetre leur capacit\u00e9 en vue de passer \u00e0 un avenir \u00e9nerg\u00e9tique durable. Au Maroc, par exemple, plus d\u2019un tiers de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 est d\u00e9j\u00e0 renouvelable, gr\u00e2ce \u00e0 la centrale solaire de Noor Quarzazate, qui est le plus grand parc solaire concentr\u00e9 au monde.<\/p>\n<p>C\u2019est aussi le cas des centrales \u00e9oliennes en \u00c9thiopie et au Cap-Vert qui, de mani\u00e8re croissante, r\u00e9duisent l\u2019usage des fossiles combustibles, et par l\u00e0 m\u00eame, les \u00e9missions des gaz toxiques. Selon les pr\u00e9visions de l\u2019Agence internationale pour les \u00e9nergies renouvelables, ces \u00e9nergies pourraient repr\u00e9senter jusqu\u2019\u00e0 67\u00a0% de la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 en Afrique subsaharienne d\u2019ici 2030.<\/p>\n<p>Certains pays africains ainsi que la Banque africaine de d\u00e9veloppement font la promotion et investissent dans les transports durables. Au S\u00e9n\u00e9gal, par exemple, les transports publics de Dakar comptent maintenant un train express et un syst\u00e8me de transport en commun rapide par bus avec des v\u00e9hicules \u00e9lectriques. En 2021, le Kenya s\u2019est \u00e9quip\u00e9 de milliers de motocycles \u00e9lectriques pour les d\u00e9placements en ville et encourage depuis les populations \u00e0 adopter ces modes de d\u00e9placement.<\/p>\n<p>Chers coll\u00e8gues, vous aurez compris que les pays africains travaillent de plus en plus \u00e0 augmenter la r\u00e9silience des populations locales ainsi que leur capacit\u00e9 d\u2019adaptation pour faire face aux changements climatiques.<\/p>\n<p>Toutefois, la plus grande initiative en mati\u00e8re de r\u00e9silience climatique en Afrique est la Grande muraille verte. Il s\u2019agit du programme phare du continent qui vise \u00e0 combattre la d\u00e9sertification et \u00e0 lutter contre l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire et la pauvret\u00e9. Ce programme a l\u2019ambition de transformer les vies de millions de personnes en cr\u00e9ant une vaste mosa\u00efque de paysages verts et productifs partout en Afrique du Nord, au Sahel et dans la Corne de l\u2019Afrique. Adopt\u00e9e par l\u2019Union africaine en 2007, l\u2019Initiative de la Grande muraille verte rassemble plus de 20 pays africains ainsi que des organisations internationales, des instituts de recherche, des membres de la soci\u00e9t\u00e9 civile et des organisations communautaires. Cette muraille doit relier Dakar, la capitale du S\u00e9n\u00e9gal, \u00e0 Djibouti, ce qui repr\u00e9sente 11,7 millions d\u2019hectares.<\/p>\n<p>Cependant, bien que l\u2019Afrique pr\u00e9sente des solutions innovantes pour la r\u00e9silience climatique, il faut reconna\u00eetre que le continent africain fait face \u00e0 des d\u00e9fis de financement pour acc\u00e9l\u00e9rer cette r\u00e9silience climatique.<\/p>\n<p>Je souhaite que le Canada se fasse le champion du respect de ces engagements envers le continent aux Nations unies, au G7, \u00e0 l\u2019OCDE, \u00e0 la COP27, bref, dans tous les forums o\u00f9 l\u2019urgence climatique est \u00e0 l\u2019ordre du jour. J\u2019esp\u00e8re vivement que le Canada y plaidera dans le but de soutenir les demandes d\u2019appui des pays d\u2019Afrique \u00e0 leurs politiques dans ce domaine.<\/p>\n<p>Lors du lancement du groupe des S\u00e9nateurs pour des solutions climatiques, notre coll\u00e8gue Stan Kutcher a d\u00e9clar\u00e9 ce qui suit, et je cite\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">L\u2019histoire ne nous jugera pas sur le bien-\u00eatre \u00e9conomique ni sur la force du PIB. L\u2019histoire nous jugera sur nos actions en faveur des plus vuln\u00e9rables, en faveur des g\u00e9n\u00e9rations futures, en faveur de l\u2019humanit\u00e9. La lutte contre les changements climatiques est donc l\u2019un des aspects sur lesquels l\u2019histoire nous jugera.<\/p>\n<p>Chers coll\u00e8gues, je vous encourage tous \u00e0 vous exprimer sur ce sujet important, selon vos propres points de vue et perspectives, et, si ce n\u2019est d\u00e9j\u00e0 fait, je vous invite \u00e0 vous joindre au groupe des S\u00e9nateurs pour des solutions climatiques.<\/p>\n<p>Merci.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019honorable Amina Gerba :\u00a0Honorables s\u00e9nateurs, j\u2019ai l\u2019honneur de m\u2019adresser \u00e0 vous \u00e0 partir du territoire non c\u00e9d\u00e9 du peuple algonquin anishinabe. Je prends la parole aujourd\u2019hui dans le cadre de l\u2019interpellation no\u00a04 soumise au S\u00e9nat par notre coll\u00e8gue la s\u00e9natrice Mary Coyle, qui porte sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019apporter en toute urgence des solutions aux effets&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1954,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"wds_primary_category":98,"footnotes":""},"categories":[98],"tags":[],"senator_posts":[117],"class_list":["post-12525","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-discours","senator_posts-l-hon-amina-gerba"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12525","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12525"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12525\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1954"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12525"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12525"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12525"},{"taxonomy":"senator_posts","embeddable":true,"href":"https:\/\/theprogressives.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/senator_posts?post=12525"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}