Le Mois de l’acceptation de l’autisme—Nouvelle-Écosse

Par: L'hon. Wanda Thomas Bernard

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L’honorable Wanda Elaine Thomas Bernard : Honorables sénateurs, je participe au débat d’aujourd’hui à partir de la Nouvelle-Écosse et de la localité d’East Preston, située sur un territoire non cédé du peuple mi’kmaq.

Le 2 avril marque la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme et, en Nouvelle-Écosse, avril est le Mois de l’acceptation de l’autisme. J’en profite pour souligner que nous avons fait des progrès sur la voie de l’équité, de la diversité et de l’inclusion, mais qu’il reste encore beaucoup à faire.

Alors que nous passons de la sensibilisation à l’acceptation puis à l’action, il est temps de mettre l’accent plus efficacement sur l’équité en matière d’emploi. Le prochain numéro de la Revue canadienne de l’équité en matière d’autisme, publiée par l’Alliance canadienne des troubles du spectre autistique, portera sur l’emploi et montrera que les personnes handicapées, particulièrement les personnes autistes, doivent pouvoir compter sur un soutien durable.

Chers collègues, les accommodements ne sont pas un fardeau.

Depuis deux ans, nous pouvons constater que la COVID-19 a des effets dévastateurs pour les personnes handicapées. Nous voyons aussi les crimes racistes et les crimes haineux se multiplier. Ajoutons à cela que l’emploi est l’un des secteurs dans lesquels le racisme et la discrimination abondent. Les personnes chez lesquelles des identités marginalisées se chevauchent, comme les Autochtones, les Afro-Canadiens et d’autres personnes racisées, ont été touchées de manière disproportionnée par cette double pandémie. Chacune à leur manière, les fermetures d’entreprises, les restrictions liées à la COVID-19 et les exigences concernant la distanciation physique ont contribué à créer un marché du travail qui présente, plus que jamais, des obstacles importants pour les personnes handicapées désireuses d’y rester ou d’y entrer.

À l’heure actuelle, un quart des personnes qui présentent un trouble du spectre de l’autisme ou une déficience intellectuelle ont un emploi. C’est le taux de participation au marché du travail le plus faible parmi tous les groupes de personnes handicapées du Canada. Tandis que nous rebâtissons en mieux, nous devons agir afin que les personnes marginalisées à plus d’un égard soient intégrées au plan de relance économique du pays.

Honorables sénateurs, en l’honneur du Mois de l’acceptation de l’autisme, prenez la décision de poser des gestes qui viendront vraiment améliorer le monde du travail pour les personnes à l’intersection de l’autisme et du racisme. Asante, merci.

Des voix : Bravo!

 

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